Le Christ contre les marchands du temple : entretien avec Camille Mordelynch

Publié le : jeudi 23 juin 2022
Modifié le : vendredi 24 juin 2022
Commentaires : 36
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Source : rebellion-sre.fr
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Le christianisme est-il par nature anticapitaliste ? C’est l’idée audacieuse qu’une jeune chercheuse avance en menant une analyse des textes des premières communautés chrétiennes.

 

Présent : Jésus-Christ avait-il un message sur la forme que devait prendre la société et l’économie ?

Camille Mordelynch : Dans un premier temps, il faut rappeler que le Christ est en rupture avec le monde d’ici-bas : il est en lutte contre les conditions matérielles d’existence, animé par le souci de ramener l’homme à sa véritable vocation spirituelle. Par cet arrachement aux jouissances terrestres, aux rapports de pouvoir et de domination, le Christ promeut une contre-économie, et une anti-société de l’avoir, en faveur de l’avènement d’une assemblée universelle d’amour en Dieu ; il ne propose donc pas de modèle économique ou social établit, si ce n’est en négatif des problèmes socio-économiques qu’il n’a pas manqué de soulever. C’est ce qui conduira par la suite, au regard de ce que les Évangiles ont rapporté de ses enseignements oraux, à une éthique économique qui légiférera la gestion de biens nécessaire à toute vie religieuse communautaire.

Cette éthique serait aux antipodes de l’économie contemporaine capitaliste, caractérisée par l’accaparement des richesses aux mains d’une minorité dont le Christ aurait maudit l’avidité, s’il ne s’était pas chargé lui-même d’en chasser les marchands. Les anathèmes qu’il lance aux riches et aux possédants dans les Écritures résonnent de son injonction centrale :

« Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres. Ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon. » (Lc 13-16)

La rivalité est absolument antinomique, le « ou » est exclusif : on se soumet au culte de l’argent, ou à la gouvernance divine, mais l’un et l’autre ne peuvent coexister. D’où l’instauration, dans la communauté primitive de Jérusalem, d’une mise à disposition des biens des fidèles au profit de leur usage commun.

 

Comment définir la vision communautaire des premiers chrétiens ?

Assurément comme un idéal d’unité, réalisée au moyen de l’interdépendance, au sein de la structure sociale, du matériel et du spirituel. C’est tout le champ sémantique du terme koinonia, employé par l’Evangéliste Luc pour désigner la première communauté chrétienne, qui se révèle en recouvrant les notions de communauté et de communion : dans le christianisme primitif, la communio spiritualis, la communion des âmes en Dieu se manifeste et s’accomplit dans la mise en commun des biens, qui fait acte de foi ; et communio socialis de la communauté de biens soutient et renforce la communio spiritualis.

C’est ce que les Actes des Apôtres, récit de la première communauté chrétienne, met en évidence :

« La multitude des croyants n’avait qu’un cœur et qu’une âme, et nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun. »

La vision communautaire des premiers chrétiens est donc celle d’une communauté devenue communion des âmes par l’intercession du Christ, dans laquelle les pratiques sociales et économiques – partage des biens et refus de la propriété individuelle, caisse commune, repas communs – répondent d’un engagement religieux : celui de ne faire qu’un, par amour de son prochain, justifiant le renoncement aux richesses au profit du collectif, et surtout des plus pauvres.

 

Leur refus de l’argent et de l’usure sera ensuite transmis au christianisme médiéval ?

Très rapidement, l’ecclesia primitiva de Jérusalem, qui pratiquait pauvreté individuelle et partage des biens, laissera place à en réseau de communautés étendu dans l’empire romain, qui s’organisera et s’hiérarchisera autour d’évêques souvent issus de la noblesse.

Au temps où le christianisme devint religion de l’empire, l’Église gagne en puissance et en richesse, mais le prestige de la première communauté chrétienne ne faiblira pas et continuera d’inspirer une mouvance rigoriste au Moyen Âge, en réponse à l’enrichissement de la papauté et au faste de certains ordres, comme l’Ordre clunisien au Xème siècle. L’âge d’or apostolique servira de référence à ce renouveau de l’ascétisme religieux, qui culminera dans la fondation des Ordres mendiants. François d’Assise, à l’origine des Franciscains ou des Frère mineurs, renoue avec Dame Pauvreté et renonce à ses biens. Mais globalement, la pauvreté évangélique restera un idéal communautaire réservé à l’érémitisme ou au monachisme.

 

Retrouvez Camille Mordelynch
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Le 23 juin 2022 à 09:12 par sibelle
#2980275

Il me semble que c’est peut-être l’article le plus important qui ait paru sur votre site. Je vous félicite et j’espère que vous creuserez d’avantage encore.

Le 23 juin 2022 à 21:53 par Dravor
#2980753

Merci de le souligner. Il s’agit d’une question essentielle qui devrait nous donner des pistes pour le futur. L’effondrement qui devient inévitable sera plus supportable, en suivant l’enseignement christique. La vie monacale et la coopération, entre communautés, à taille humaine, donne une lueur d’espoir dans ce monde de survie qui nous attend.

Le 23 juin 2022 à 10:19 par Snayche
#2980304

Tendre vers un altruisme fréquent ne nous laissant pas dans la pauvreté est évidemment le plus noble, ce qui va effectivement à l’encontre de l’enrichissement massif dont donc par l’Église et certains hommes d’églises. En effet dans ce qui représente la mieux la noblesse, la piété et donc la sainteté, notre générosité (notre miséricorde) est supérieure à notre droit (justice) comme quand on permet à quelqu’un de repousser à une date ultérieure une dette qu’il nous doit, et peut même être miséricordieuse par excellence comme l’est souvent Dieu lorsqu’on finit par de plus demander le remboursement ou on se prive raisonnablement pour quelqu’un. C’est à dire que le premier niveau de la générosité est comparable à partager. Un niveau supérieur correspond évidemment à donner gratuitement sans partager avec soi-même. Enfin son plus haut niveau est donc de parvenir raisonnablement à un altruisme fréquent. C’est pourquoi il est logique que le sang, l’honneur et les biens de chacun soient sacrés, même si on peut donc effectivement tendre à en mettre personnellement (sans obligation) une partie en commun dans une petite communauté, surtout que sinon la loi contre le vol serait incohérente.

Le 23 juin 2022 à 11:24 par Dieu, la France, le Roy
#2980338

Avec "l’idée audacieuse" selon laquelle le discours de Yeshua était de nature anticapitaliste, Camille Mordelynch vient tout simplement de réinventer l’eau chaude.

En effet, cela fait des lustres que le groupe communiste (le vrai communisme, pas le faux) "Guerre de Classes" mené par Francis Cousin, l’a compris et tente de le faire comprendre, ceci avec des résultats mitigés autant auprès du grand public que de la "dissidence de strèmedrouâte"...

Le 23 juin 2022 à 17:18 par Corona-christus - 2000 ans déjà
#2980554

En effet, cela fait des lustres que le groupe communiste (le vrai communisme, pas le faux)

- Y’a les mauvais chasseurs, les mecs, tu voix, ils tirent... Et il y’a les bons chasseurs, les mecs ils tirent, mais avec l’Amour® dans la cartouche...

Le 25 juin 2022 à 17:30 par Alain Soral
#2981880

Et toi, merdeux, tu viens tout simplement de réinventer le respect et la correction ! Une correction que je me ferai un plaisir de t’administrer, merdeux, avec ton pseudo grandiloquent, grotesque et prétentieux ! AS.

Le 26 juin 2022 à 12:23 par League des Chevaliers d’Honneur O’Chocolat
#2982303

la "Guerre de Classes" mené par Francis Cousin

Cool...Un peu comme le combat de Raoult avec sa chloroquine, ce fameux combat pour sauver l’Humanité de la terrible et dévastatrice peste saisonnière anciennement appelée grippe & nez qui coule :-/

Non, il n’y a pas à dire, combattre dans le sens du poil de la bête de l’événement, c’est pas donné à tout le monde... Il faut vraiment être un "Expert"... Que dis-je ? Un collègue, un cher confrère...

Bon les copains ! Je dois vous laisser, j’ai un combat hyper-dangeureux à menner contre le Capital appatride, sur Youtrube... Le catéchisme contemporain en quadruplex (façon disque rayé lol)

- "Blah bla blah Moses Mordecai à tout dit, j’aime les roses du Luxembourg, Simone O’Chérie, et caetera..."

Le 23 juin 2022 à 11:40 par Clemens
#2980346

le Christ promeut une contre-économie, et une anti-société de l’avoir,

Il est à craindre que cela soit faux, la vocation royale du baptisé implique la propriété privée. Et la déchristianisation de l’Occident entraîne à la fois l’abandon de la vocation royale et l’impossibilité en conséquent à posséder quoi que ce soit.

L’opposition entre être et avoir est absurde, l’être a comme conséquence l’avoir. Et ceux qui ne sont plus ne peuvent plus avoir. Les Occidentaux remplissent leurs comptes en banque avec de l’argent mais leurs appartements sont de plus en plus vides, ils ne peuvent plus rien acquérir, avoir leur est devenu interdit depuis qu’ils ont renoncé à être.

Dans la triple vocation du baptisé - prêtre, prophète et roi - il n’y a rien de communautaire ou communautariste, ce sont trois solitudes qui se renforcent mutuellement. Trois séparations de la communauté, trois faces Nord à gravir dans la solitude.

Le 23 juin 2022 à 14:47 par Dieu, la France, le Roy
#2980429

Tu fais là une confusion bien usuelle, l’ami : il faut savoir distinguer la parole de Yeshua des dogmes catholiques. Yeshua et ses bases esséniennes ainsi que le christianisme primitif relèvent de Dieu alors que le catholicisme relève des hommes...

Le 23 juin 2022 à 14:52 par Clemens
#2980435

Et même, les tendances communisantes dans le Christianisme sont protestantes et même puritaines. Car s’ils disent qu’il ne veulent pas être le propriétaire de ce verger, ils sont aussi incapable de jouir des pêches mûres, juteuses, sucrées et fruitées que le propriétaire a cultivées. Il y a un ascétisme chrétien qui n’est que de la vulgarité cachée, car le monde a été créé par Dieu pour qu’on en jouisse, c’est l’immense originalité du christianisme authentique, du Catholicisme, par rapport aux paganismes de l’antiquité qui étaient des ascétismes contre-nature (parce que le monde méditerranéen est un fête des sens). Le Catholicisme est absolument aristocratique : il veut qu’on jouisse du monde, qu’on ait de grandes descendances (de grands arbres généalogiques), et qu’on meure au milieu des cons, tué par les cons.

Et ainsi, par exemple, Soral n’est jamais plus chrétien que quand il est trahi par les siens et isolé, cerné par la meute, seul contre tous, acculé au mur. Il vit à ce moment-là la vocation sacerdotale, prophétique et royale de son baptême, il n’est jamais plus aristocrate et moins communisé qu’en ces moments difficiles et grandioses qui sont une agonie.

La fausse opposition entre être et avoir, c’est une juste distinction scolaire, superficielle, ce n’est ni une pensée ni une intuition du christianisme.

Mais l’Eglise est une fraternité de martyrs, une caste, un ordre aristocratique, celui de ceux qui ont accepté de passer par l’épreuve du « seul contre tous », de ceux qui ont « lavé leur vêtement dans le sang de l’Agneau » dit l’Apocalypse. Il n’y a que des Rois dans l’Eglise, qui est Monarchiste et Monachiste par définition. Il n’y a pas d’entre-deux possible, soit on est au chaud dans la communauté humaine, soit on est seul au pied de la Croix, dans le couloir de la mort, à attendre son tour d’y passer.

Le 23 juin 2022 à 15:59 par Geronimo
#2980483

"Les Occidentaux remplissent leurs comptes en banque avec de l’argent mais leurs appartements sont e plus en plus vides, ils ne peuvent plus rien acquérir"

Tu ne dois pas rentrer dans beaucoup de foyers.. Le matérialisme est dans son outrance.Tu fais de la masturbation intellectuelle.

Pour le reste je je trouve cette religion belle juste de part les valeurs qu’elles portent. Que tout cela soit un mythe ou pas...

Le 23 juin 2022 à 20:13 par Tetar 1er
#2980670

"A vous il a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux : mais à eux, cela n’a pas été donné. Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a".

A première vue, le point d’application de cette citation de l’Evangile n’est certes pas exactement celui de votre rapprochement entre l’être et l’avoir car l’avoir dont vous parlez est plus une figuration de l’avoir dont il est question ici. La négligence dans l’avoir qui supposerait une négligence dans l’être ne renvoie pas directement aux possessions matérielles. Ces possessions figurent une possession plus profonde. Toutefois, on serait tenté de dire que l’une découle nécessairement de l’autre. Je suis français, alors je me dois de persévérer dans cet être, et le posséder intimement.

Beaucoup resteront sceptiques. Car ce genre de raisonnements n’est à portée que de ceux qui ont compris que VATICAN II a déconstruit le christianisme ainsi : une source païenne complétée par une greffe juive. Et ils ont rejeté la source païenne pour placer le christianisme sous seul éclairage juif (plus abstrait et spéculatif). Or la source de notre foi est encore celle des peuples païens qui ont accueillis la révélation. Elle est sa vitalité. Son culte des saints, des reliques, son goût des processions, des facultés sensibles transfigurées, lui sont indispensables pour demeurer ce témoignage vivant dont elle défendra l’héritage jusqu’à son dernier souffle. C’est l’immersion de la révélation dans notre propre génie. Et la tradition catholique, jusqu’à un passé récent, a toujours maintenu cette racine vivante dans ses ressorts initiatiques.

Le protestantisme, lui, n’a conservé son goût païen que dans l’exploration des charismes. Mais pour le reste, sa sidération dans la seule orbite des textes l’a forcément rapproché de son "grand frère" juif, qui le devancera toujours sur ce chemin, et en fera son disciple, pour ne pas dire son "homme de main".

L’Eglise catholique dans sa forme parfaite, achevée, se refuse à séparer ou confronter entre elles toutes les modalités de la Présence. C’est son caractère indiscutable ; et son histoire en porte tous les stigmates. Car Elle a combattu à toute époque les tentations ou hérésies qui auraient voulu la voir reculer dans cette voie.

Le 25 juin 2022 à 11:43 par Clemens
#2981681

@Tétar Ier

Or la source de notre foi est encore celle des peuples païens qui ont accueillis la révélation. Elle est sa vitalité. Son culte des saints, des reliques, son goût des processions, des facultés sensibles transfigurées, lui sont indispensables pour demeurer ce témoignage vivant dont elle défendra l’héritage jusqu’à son dernier souffle. C’est l’immersion de la révélation dans notre propre génie.

Oui, absolument, c’est magnifiquement exprimé. Et l’articulation est à la fois subtile et mystérieuse. Il y a une chose qui était immanente au paganisme et qui est devenue un commandement dans le christianisme : l’émergence de la personne, le couronnement du singulier.

Mais il y a dans le christianisme primitif le même rapport naïf à la civilisation que dans le judaïsme aux images :

« La voix des joueurs de cithares et des musiciens, des joueurs de flûte et de trompette, chez toi ne s’entendra jamais plus. Aucun artisan d’aucun métier chez toi ne se trouvera jamais plus, et la voix de la meule chez toi ne s’entendra jamais plus.

La lumière de la lampe chez toi ne brillera jamais plus. La voix du jeune époux et de son épouse chez toi ne s’entendra jamais plus. Pourtant, tes marchands étaient les magnats de la terre, et tes sortilèges égaraient toutes les nations !  » (Apocalypse)

Parce que certains ne sont pas capables d’entretenir de libres rapports aux images, les images sont condamnées, parce que certains ne pas capables d’entretenir un libre rapport à la civilisation, la civilisation est condamnée. Mais les "sortilèges" des images et de la civilisation n’existent que par la convoitise qui est dans le coeur des esclaves et détruire images et civilisation ne traduit aucun renoncement à la convoitise, au contraire, plus on détruit plus on révèle sa soumission. Ces moments naïfs et un peu vulgaires doivent être dépassés.

Le 23 juin 2022 à 13:32 par Luthor
#2980395

Oui donc si l’on recherche la prospérité économique, le fait de pas être complexé par l’argent ( comme la France aujourd’hui) , et l’efficacité économique faut surtout pas suivre les conseils du christ qui est un communiste dans l’âme...

Le 23 juin 2022 à 19:34 par jm
#2980652

La virulence du Christ, sur la question capitaliste, n’était elle pas dirigée exclusivement vers les prêtres qui commerçaient la Parole de Dieu ? Jésus mettait en garde contre le faux et éphémère confort de la matérialité sans un fondement spirituel fort. Sinon je suis de votre avis, un homme pieu et riche (et forcément intelligent) est capable d’accomplir des actes qui plaisent à Dieu.

Le 25 juin 2022 à 12:04 par Tetar 1er
#2981696

Lazare, que jésus aimait, et qu’il a même ressuscité, était un homme riche et important. Mais il mettait sa position sociale au service de sa communauté. On se demande comment l’Eglise aurait perduré aussi longtemps si tous les puissants avaient été criblés de scrupules sur cette question. Le christ se foutait du capitalisme (ce mot n’existait même pas), et son point d’application, très parcellaire dans les sociétés non matérialistes, ne méritait pas qu’on s’y attarde et qu’on organise une pensée globale autour de sa seule notion. C’est l’ère à laquelle nous appartenons qui nous impose de choisir entre les deux internationalismes athées pour régir nos vies (capitalisme/communisme), et ce ne sont pas des catholiques qui nous y ont poussé. En réalité, c’est bien la tentation communisante, portée par le courant post-soixanthuitard dans l’Eglise, qui est responsable de cette réticence autour de l’argent. Comme toutes les hérésies, elle se contente de tourner en absolu de tous petits passages de l’évangile :

1) honorer un seul maître : pas besoin d’être communiste pour ne pas vouloir que l’argent soit déifié. L’ancien régime, qui plaçait le sang au-dessus de l’argent, n’a jamais rencontré cet écueil.

2) le passage sur l’homme riche, que jésus aima car il respectait la Loi, et auquel il a seulement répondu : si tu veux vraiment être parfait, aller plus loin encore, abandonne ce que tu as et suis moi. Si cet homme n’est plus chrétien parce qu’il n’a pas su délier ces derniers liens (pas seulement ceux des possessions, mais aussi ceux de la famille, de la position sociale, d’une existence acquise, possédée, accomplie), alors combien resterait-il de chrétiens ? seulement les mendiants magnifiques ? Jesus ce sert de cette réponse pour édifier, et rappeler qu’il est plus dur pour un riche (pas impossible : plus dur) de rentrer dans le royaume des cieux que pour un chameau de passer dans le chas de l’aiguille (nom d’une des portes de Jerusalem, par où passaient les caravanes, avec difficulté).

Que le confort, l’abondance, nous rendent plus lourds, moins disponibles à la grâce, moins prêts à tout un tas d’engagements radicaux, a-t-on besoin d’être communiste pour l’avoir constaté ? oui, si je suis baron, j’ai moins de chance de tout lâcher pour aller sillonner les routes en prêchant la bonne nouvelle que je si je suis désœuvré et n’ai plus rien à perdre.. rappel salutaire, mais en aucun cas une condition du salut, à la lettre. C’est l’esprit que nous cherchons.

Le 25 juin 2022 à 20:04 par Observation à la loupe
#2981973

Jésus Christ premier anticapitalistes et gilet jaune Si non il serait naît à Versailles, dans des draps en soie , entouré de bourgeois avec des mocassins à pompons et des pulls jacquard ..et pas dans une étable entouré de pauvre et dans la paille ! Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille, qu’a un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.

Le 28 juin 2022 à 01:40 par Branleur Lives Matter
#2983339

Le christianisme a été kidnappé par la bourgeoisie

Le 23 juin 2022 à 15:55 par Maria
#2980481

Ce sont les tentacules des richesses terrestres qui retiennent et alourdissent ceux qui aimeraient suivre le Christ, dans son enseignement, pour partir à la conquête du Royaume des Cieux. Jésus chasse les marchands du Temple parce qu’ils ont souillé la maison de Dieu avec leur commerce et leur argent, et surtout, leur volonté de faire du profit dans un lieu de prières et d’adoration. Jésus ne rejette pas les riches, il les fréquente comme les pauvres, comme le médecin soigne les malades. Parce que les richesses terrestres sont trop souvent un obstacle dans la quête spirituelle du salut de l’âme. Âme créée par Dieu, bien le plus précieux que possède chaque homme, bien inestimable. Lazare de Béthanie est une des rares personnes riches qui met tous ses biens au service de Jésus pour son évangélisation de la Palestine. Quand un jour Pierre dit à Jésus qu’il a tout laissé pour le suivre, Jésus lui répond en substance :" Tu as tout trouvé."

Le 23 juin 2022 à 17:05 par calal
#2980541

A mon avis la question est plus subtile que cela. Et l’on peut interpreter les evangiles d’autres manieres comme par exemple charles gave l’a fait dans un liberal nomme jesus.

Jesus anti-capitaliste ? pas sur vu ses nombreuses paraboles sur les moutons,les gardiens de troupeau,les talents et toussa. Bien sur les commandements de dieu ont plus de valeurs que les biens materiels ( amassez des tresors au ciel ou les vers et la rouille ne rongent pas mat 6:20 )

Le pere du fils prodige n’est pas alle chez l’etranger voir comment son fils se debrouillait la bas et il ne lui a pas envoye un messager avec du pognon pour l’aider a passer la mauvaise saison...liberte mais responsabilite pour le chretien...

Le 23 juin 2022 à 17:20 par De la vérité vraie - terms & conditions apply
#2980558

Camille Mordelynch...

- Mor de ryre...

Le 23 juin 2022 à 17:45 par Surnom
#2980574

Ce concept d équité durant sa vie avec son semblable n a jamais réellement existé( ou très rarement). Posséder est une nature chez l humain, le partage demande un effort. Ceci explique nos sociétés individualistes prônant la réussite personnelle, surtout en matière d argent ou d équivalent pouvant engendrer un pouvoir sur autrui.

Le 23 juin 2022 à 19:57 par anonymous19
#2980660

Les éléments de base du libéralisme économique n’ont pas été conçus, comme c’est le cas généralement cru, par les calvinistes écossais et les protestants, mais au lieu de cela a surgi des enseignements des Dominicains et des Jésuites qui appartenaient à l’École de Salamanque pendant l’âge d’or espagnol (Hayek 1978b, 21, 80, 178-9). Hayek est allé jusqu’à citer deux scolastiques espagnols, Luis de Molina et Juan de Lugo, dans le discours qu’il a prononcé lors de la réception du prix Nobel de L’économie en 1974 (Hayek 1989).

Ref : Jesus Huerta de Soto

Le 23 juin 2022 à 20:12 par anonymous19
#2980668

C’était donc, des individualistes. Puisqu’ils choisissaient de faire partie de la communauté et étaient libres de la quitter. S’ils étaient des collectivistes (communistes), ils auraient forcé les gens à faire partie de la communauté et leurs auraient interdits de la quitter.

Confondre le communisme et la coercition avec la charité, c’est ne rien comprendre à la charité et à son importance.

Le 7 juillet 2022 à 15:41 par Dell
#2988424

exactement cette disctinction est importante

Le 23 juin 2022 à 20:42 par ChristEstRoi
#2980696

Luc 4 : Jésus rempli de l’Esprit-Saint, quitta les bords du Jourdain ; il fut conduit par l’Esprit à travers le désert où, pendant quarante jours, il fut mis à l’épreuve par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, quand ce temps fut écoulé, il eut faim . Le diable lui dit alors : “Si tu es le fils de dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain.” (1) Jésus répond : “Il est écrit : Ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre.” Le diable l’emmène alors plus haut , et lui fait voir d’un seul regard tous les royaumes de la terre. Il lui dit : “ Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes, car cela m’appartient et je le donne à qui je veux . Toi donc, si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela.” Jésus lui répond :“ Il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, et c’est lui seul que tu dois adorer.” Puis le diable le conduit à Jérusalem, il le place au sommet du Temple et lui dit : “Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : il donnera pour toi à ses anges l’ordre de te garder ; et encore : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que tes pieds ne heurtent quelque pierre.” Jésus répond : “Il est dit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu.” Ayant ainsi épuisé toutes les formes de tentation, le diable s’éloigna de Jésus jusqu’au moment fixé (2).

Note personnelle :

1 La pierre n’est-elle pas aussi l’écriture, les tables de la loi par exemple, transformer l’écriture, les tables d’une base de donnée en pain certain le peuvent... 2 Vers qui le diable s’en retourna ? pas vers Jésus - en tout cas pas avec cette même proposition ...

Le 24 juin 2022 à 02:31 par fajs
#2980823

Chacun voit midi à sa porte !

Le 25 juin 2022 à 05:16 par Luc-Laurent Salvador
#2981485

Le problème n’est pas que l’auteure nous propose une évidence, car il est souvent bon de les rappeler. On a rien compris à la vie si on s’adonne avidement à la maximisation égoïste de ses gains et de son pouvoir. On se vautre alors dans l’horizontale de l’avidité au lieu de (s’efforcer de) se tenir dans la verticale de la vérité. Le problème est qu’elle semble avoir la prétention d’énoncer une perspective nouvelle ou méconnue, comme si elle cherchait à se faire un nom en s’appropriant une idée, alors que l’Histoire fourmille de penseurs qui ont déjà expliqué cela. Le minimum de la logique chrétienne, c’est de ne pas s’approprier ce qui est à l’autre, donc de rendre à César, et donc, en l’occurrence, d’évoquer, mentionner ou citer ceux sur les traces desquels on marche.

Je ne lui jetterai toutefois pas la pierre car il m’est arrivé plus d’une fois (et il m’arrivera encore) d’être dans l’élan d’une idée qui m’enthousiasme sans regarder en arrière, sans chercher à savoir si quelqu’un a déjà pensé comme je le fais. Sa "candeur" a au moins l’avantage de remettre sur la table une question qui mérite toute notre considération.

Quoi qu’il en soit, pour ce que j’en sais, ceux qui voudraient creuser la question de l’antithèse christianisme / capitalisme liront avec profit E. Michael Jones, tant son "L’esprit révolutionnaire juif" que, surtout son "Barren Metal" (non traduit à ma connaissance) dans lequel il explique tout à loisir pourquoi le capitalisme, c’est l’institutionnalisation de l’usure , cette pratique d’exploitation de l’homme par l’homme strictement interdite par la loi divine.

Le 25 juin 2022 à 11:20 par calal
#2981671

un des specificites de la religion chretienne consiste dans le role des chefs qui en theorie doivent imiter l’exemeple de jesus : "Quand donc il leur eut lavé les pieds [et] qu’il eut repris ses vêtements et qu’il se fut remis à table, il leur dit : « Comprenez-vous ce que je vous ai fait ?

13 Vous, vous m’appelez Maître1 et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. 1 maître : celui qui enseigne.

14 Si donc moi, le Seigneur et le Maître1, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. "

il y a une horizontalite entre les chretiens qui peut faire penser d’une certaine facon au "communisme". Mais il est tres difficile si on designe un des chretiens comme chef des autres pour des raisons pratiques, qu’il ne se mette pas a choper "la grosse tete" .

Ps quand a l’usure et les chretiens,ne pas oublier la parabole des talents

Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ;

25 j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, prends ce qui est à toi.

26 Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné ;

27 il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt.

28 Otez-lui donc le talent, et donnez-le à celui qui a les dix talents.

29 Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a.

Le 25 juin 2022 à 20:09 par Europa Christiana
#2981978

Plus ou moins d’accord avec cet article.

Cet évènement précis, quand le Christ chasse les marchands juifs du temple est LA raison principale de la crucifixion du Christ. Il fallait pas qu’il touche à leur profit matériel, à leur argent, gains, finances, usure, sacrifices humaines et animales, tous recommandés dans leurs livres religieuses. Car le profit matériel et la sacrifice du sang ne va pas avec une vraie spiritualité.

Chez les 3 premiers évangélistes, Matthieu, Marc et Luc, cette scène se déroule la dernière semaine de son existence, à quelques jours de sa Passion.

Pourquoi saint Jean l’a-t-il placée au commencement de sa mission ? Deux raisons ont motivé son choix. Le premier motif est négatif. Par ce geste intempestif, Jésus désire faire comprendre à ses contemporains que l’ancienne religion sacrificielle d’Israël est désormais caduque. Il ne s’en prend pas que aux vendeurs attachés au Temple parce qu’ils pratiquent des trafics honteux / sacrificiels, mais aussi au système financier et spirituel hébraïque du Temple qu’il considérait périmé.

Le geste de Jésus ne vise pas prioritairement la malhonnêteté des commerçants qui y sont attachés, mais beaucoup plus fondamentalement, et sans acrimonie aucune - le système religieux d’Israël ( "Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon"). Sauf que, voici plus de 2000 ans, c’es Mammon qui règne sur eux. Ils n’ont rien compris ! Le 2° motif : la sacrifice de êtres vivants : La signification de cette expulsion des marchands réside dans l’institution par Jésus d’un nouveau rapport à Dieu. À l’ancien système hébraïque, Jésus substituera son propre acte d’offrande de soi lors de sa Pâque à Jérusalem. Les sacrifices d’animaux ou des enfants premiers-nés n’auront plus lieu d’être puisque le Christ a été sacrifié ( aux Romains) par les pharisiens. Il devait être la dernière sacrifice.

Il voulait reformer le hébraïsme de ses iniquités, il a gagné une mort atroce sur la Croix !

Le 26 juin 2022 à 22:20 par Gilberte
#2982617

Jésus désire faire comprendre à ses contemporains que l’ancienne religion sacrificielle d’Israël est désormais caduque.

Oui, il y a deux catégories visées : les marchands de victimes (pigeons, brebis, boeufs) et les changeurs qui sont installés juste à côté pour faciliter le paiement. Un juif pratiquant qui est monté à Jérusalem pour pratiquer sa religion, c’est-à-dire pour offrir un sacrifice, trouvera au temple une victime au prix qu’il peut payer et le moyen de régler la transaction quelle que soit la devise en sa possession. Mais ces marchand du temple et Judas font le même office : ils se font payer pour fournir une victime à sacrifier... Ils font un traffic de victimes, ce que Job dénonçait déjà en disant aux juifs : "Vous tirez au sort des orphelins"... c’est-à-dire vous truquez la désignation des victimes pour que le sort ne tombe par sur vos enfants mais sur des orphelins dont la mort ne lésera aucune famille... C’est déjà dégueulasse de sacrifier une victime, mais la prolifération de dégueulasserie sur la victime, c’est juste insupportable : les trente deniers de Judas, le truquage du tirage au sort, l’offre de service à l’entrée du temple, en plus du péché dont elle est chargée... tout ça pue la charogne, et c’est le monde d’avant. C’est pour ça que les juifs qui connaissent très bien le vrai emplacement du temple font semblant de le confondre avec la forteresse antonine, parce que s’ils pouvaient reconstruire le temple et de nouveau pratiquer le judaïsme, le monde entier en verrait toute l’horreur... une hécatombe permanente de milliers de pigeons, de brebis et de boeufs... digne de Gadhimai Mela. Et la question du profit, ici, est effectivement relativement secondaire.

Le 27 juin 2022 à 11:40 par Tetar 1er
#2982955

Non, la raison retenue par la synagogue, qui les englobe toutes, est qu’il s’est fait connaître comme Fils de Dieu. Libre à vous de penser qu’il s’agit d’un prétexte cachant une autre raison, mais si vous lisez l’Evangile, vous constaterez que les juifs cherchaient à le piéger pour le faire périr bien avant cet épisode des marchands du temple. Judas a juste précipité la chose.

C’est son enseignement (contraire ou en décalage avec celui de la synagogue), sa popularité croissante, et la croyance progressive chez une partie du peuple qu’il pourrait bien être le Christ, qui en ont fait l’ennemi à abattre.

Donc arrêtez svp de tout réduire à des questions d’argent, et de croire que l’homme d’avant le XIXème siècle était l’homo-economicus que nos élites athées essaient de nous présenter afin de nous faire croire qu’il n’y a pas eu de rupture. On se croirait au milieu de médiévistes, c’est agaçant.

Le 27 juin 2022 à 20:01 par tetar 1er
#2983204

que nos élites athées

Je retire cet adjectif ("athées"). Ces élites ne sont pas athées. Si le discours officiel tend effectivement à nous faire croire que c’est le simple facteur économique qui prime dans nos sociétés, et prétend que cela fut toujours le cas, nous savons ici que ce n’est pas vrai

ce n’est pas l’intérêt économique qui a poussé des banques à refuser leurs services à l’activité économique d’ E&R, pourtant saine et rentable

ce n’est pas l’intérêt économique qui a poussé les USA a déstabiliser l’Irak, et le faux prétexte du "pétrole" agité par la critique "altermondialiste" fait partie du discours cheap autorisé pour façonner notre vision du monde, terre à terre, et d’un cynisme banal.

ce n’est pas l’intérêt économique qui pousse à l’immigration, et au gâchis astronomique qu’elle génère

ce n’est pas l’ambition économique qui pousse à la diffusion des théories du gender, à la promotion des sexualités déviantes. Il a parfois été dit par ici que c’était pour fabriquer des hommes davantage consommateurs. Mais cette ridicule ambition au regard de l’obscénité déployée ne suffit pas à expliquer cet acharnement. Il y a une volonté perverse de déstructurer l’homme, de corrompre et de salir la créature. De la transformer et l’affranchir du plan de Dieu. Ces raisons sont plus fortes que toutes celles des opportunistes qui peuvent se greffer sur ce projet. D’autant plus que ces choix ne sont toujours pas "vendeurs", ne génèrent pas de recette, et pourtant ils insistent à tout prix dans cette direction.

ce n’est pas pour l’argent que Bill Gates continue de dépenser des sommes énormes (bien que modestes en comparaison de sa fortune) pour s’offrir les services de l’OMS, et ce n’est pas l’appât économique qui sous-tend toute cette opération de contrôle social et de marquage des populations.

L’OPA sur le monde à laquelle nous assistons ne poursuit que des buts eschatologiques ; Aujourd’hui comme hier, l’argent est un moyen de puissance et d’action, non pas une fin. "Ils’ sont en train d’organiser la chute de l’Occident, la récession économique. L’argent est en passe de devenir une valeur floue, virtuelle, pour mieux laisser place à une autre source de valeur, plus étroitement connectée à l’intelligence luciférienne ; à cette rationalité pure, hostile au plan divin et au bien humain.

Alors bon, la question du profit de quelques commerçants du Temple ne décidera pas de l’avenir du Monde, pas plus qu’elle ne décidât de celui du Christ

Le 27 juin 2022 à 20:24 par redlight
#2983217

J’avais lu cet extrait qui disait que lors de la montée du totalitarisme avec le communisme, ils auraient facilement pu enrayer cela en attendant ces petits officiers de la Gestapo armés de fourches dans les escaliers, à chaque fois. Il paraît que ça marche, mais dans ce cas ça a pas eu lieu.

Le 27 juin 2022 à 21:14 par redlight
#2983253

Aleksandr I. Solzhenitsyn, "The Gulag Archipelago 1918–1956"

"... Et alors que nous étions entrain de nous faire liquider dans les camps plus tard, nous avons pensé : à quoi auraient ressemblé les choses si chaque agent de sécurité, quand il sortait la nuit pour faire une arrestation, n’avait pas été certain de rentrer vivant et avait dû dire au revoir à sa famille ?

Ou si, pendant les périodes d’arrestations massives, comme par exemple à Leningrad, quand ils arrêtaient un quart de toute la ville, les gens n’étaient pas simplement assis là dans leurs repaires, pâlissant de terreur à chaque coup de la porte du bas et à chaque pas de l’escalier, mais avaient compris qu’ils n’avaient plus rien à perdre et s’ils avaient hardiment mis en place dans le couloir du rez-de-chaussée une embuscade d’une demi-douzaine de personnes avec des haches, marteaux, pokers ou quoi que ce soit d’autre à portée de main ?...

Les Organes auraient très vite souffert d’une pénurie d’officiers et de moyens de transport et, malgré toute la soif de Staline, la machine maudite se serait arrêtée ! Si... si... Nous n’aimions pas assez la liberté. Et plus encore, nous n’avions aucune conscience de la situation réelle. Nous méritions purement et simplement tout ce qui s’est passé par la suite. »

Le 15 août 2022 à 12:19 par chris du fbg
#3010318

En terme strictement économique et même laïc si on veut, la sainte famille représente un idéal économique. Jesus n’était pas un salarié soumis à un patron mais un ouvrier charpentier entrepreneur indépendant (un homme libre) gagnant son argent par lui même. Mais ce n’était pas l’inverse non plus (un patron oppressant des salariés). Et il partageait avec les autres de lui même sans que le fisc ne l’y force. Atomicité du tissu inudstrielle et commercial, petites entreprises indépendantes, liberté économique, ouvriers/ingénieurs indpendants et courageux résolvant des techniques par eux même et forte classe moyenne. C’est le contraire de l’oligarchisme. C’est l’équilibre idéal (de type Walrasien).