La corruption de l’Éducation nationale

Publié le : vendredi 18 novembre 2016
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Claire Colombi dresse pour MPI-TV un état peu flatteur de l’Éducation nationale. Si le niveau des questions écrites en histoire-géographie à des examens tels que le brevet des collèges ou le bac laisse songeur, que penser des sujets du CAPES et même de l’agrégation ? En fait, tout cela est voulu, comme en témoigne le livre de Jack Lang.

 

 

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Le 19 novembre 2016 à 08:29 par badaud
#1604680

Louis XIV a envoyé les Roms aux galères et Napoléon a rétablit l’esclavage aux Antilles : ils ont disparu des programmes et ils ne les réintégreront jamais, les Roms et les Blacks, de plus en plus nombreux et bientôt majoritaires, crieraient au scandale .

Le 19 novembre 2016 à 09:40 par Smuth_Smuth
#1604700

Je suis entièrement d’accord avec la quasi-totalité de votre propos, mais je dois dire que je ne comprend pas très bien votre charge contre la forme des épreuves de l’agrégation. Je suis le premier à défendre la chronologie et le concret avec les élèves, mais vu le niveau demandé à l’agrégation, il me semble au contraire très utile de sortir enfin du "par cœur" que l’on nous reproche tant pour développer une réflexion autour d’un thème historique. J’ai moi-même obtenu le CAPES d’histoire-géo et été admissible à l’agrégation d’histoire l’an passé, je vous garantis que lorsque l’on a passé une année à travailler d’arrache-pied sur une question, on n’est pas surpris par des sujets qui paraissent complètement abstraits tels que ceux que vous citez. Par exemple, le sujet d’histoire ancienne de l’année dernière était "La violence politique dans le monde romain, 70 av. J.-C.-73 ap. J.-C.", j’ai beau être un acharné de la chronologie, je trouve qu’un tel sujet est plus intéressant pour un concours de ce type que "La politique étrangère de Philippe de Macédoine", qui n’invite à rien d’autre qu’à du recrachage bête et méchant de connaissances. Comprenons-nous bien, je ne remets absolument pas en cause les biais idéologiques des programmes du CAPES et de l’Agrégation, on a d’ailleurs atteint des sommets l’année dernière avec la question de contemporaine ("Citoyenneté, République, démocratie en France, 1789-1899"). C’est sur la forme de l’épreuve en elle-même que je trouve votre charge un peu abusive, il ne s’agit néanmoins que d’un point de détail (si j’ose dire !) au sein de l’ensemble de votre critique très pertinente.

Le 19 novembre 2016 à 11:38 par Smuth_Smuth
#1604752

Petit florilège de ce que j’ai pu entendre dans ma classe durant l’année passée : "Monsieur, vous avez parlé de L’Être suprême, vous écrivez comment "l’être" ?" "Monsieur, quand vous dites que "la révolution rentre au port", qu’est-ce que cela veut dire "rentropor" ?" Le prof à une élève : "Qui sont les 5 membres du conseil de sécurité de l’ONU ?", aucune réponse Le prof : « on appelle ce détroit le Pas-de-Calais [chuchotements parmi les élèves], oui, c’est pour ça que le département porte ce nom » Le prof à une restitution de copies : "non, Napoléon III n’était pas marié à Joséphine de Beauharnais" Un autre prof à une autre restitution de copies : "Félicitations, plus de 120 fautes pour une dissertation c’est un record !"

Ah, oui, la classe dont je parle était une classe de master MEEF, BAC+3, composée de candidats préparant le CAPES d’histoire-géo pour devenir prof. Tout va bien.

Le 19 novembre 2016 à 12:51 par hélène
#1604779

La culture et la science c’est bien mais ça ne fait pas tout chez un prof !

Un peu de conscience et de psychologie pour savoir approcher et soutenir pas les bons, mais les très mauvais élèves comme j’ai pu l’être, ce serait pas mal non plus, peut-être même plus essentiel.

J’aurais préféré pour ce qui me concerne avoir affaire à ce genre de prof à l’école plutôt qu’à un prof qui connait le détroit du Pas de Calais et me regarde de toute sa hauteur cultivée, juché sur son piédestal.

Le 19 novembre 2016 à 14:38 par Smuth_Smuth
#1604851

Vous ne comprenez pas ou vous faites mine de ne pas comprendre. Je parle là de futurs profs qui ne sont pas fichus de savoir qui sont les 5 membres du conseil de sécurité de l’ONU après 3 années d’études, alors qu’à peu près n’importe qui sait cela sans jamais avoir étudié l’histoire, pour peu qu’il ait suivi un peu en cours quand il était lycéen ! Vous appelez cela de la "hauteur cultivée" ?! C’est comme si vous considériez comme le comble de la culture pour un prof de maths que de savoir poser une règle de 3, non, c’est simplement normal. La psychologie et la conscience n’ont rien à voir la-dedans, c’est un autre sujet.

Le 19 novembre 2016 à 12:33 par hélène
#1604768

Je ne partage vraiment pas cet avis :

"Orienter les élèves vers des carrières manuelles comme en Allemagne. On a plein de chômeurs docteurs mais des bons électriciens non. "

Pourquoi quelqu’un déciderait de mon avenir ou de celui de mon enfant à l’avance et déciderait qu’il doit être ou moi électricien plutôt que docteur ? Pourquoi, juste parce que je suis issue du milieu ouvrier, je dois me contenter de cette perspective dès mon arrivée sur terre ?

C’est validé cet horrible système déjà bien ancré en France de la réservation des postes à responsabilité au seul profit des héritiers déjà nantis et des pistonnés. Et ce n’est pourtant pas ce qui est inscrit dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen : " Art. 5. La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.

Art. 6. La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents."

Il y a maintenant des réunions qui sont organisées dans les établissements scolaires où des jeunes viennent témoigner auprès d’autres jeunes du fait qu’il est difficile voir pratiquement impossible d’obtenir le baccalauréat, que l’on perd son temps en visant cet objectif, qu’il vaut mieux se diriger directement vers le technique.

Je lisais dans le bulletin de la région des Hauts de France N°2 de novembre 2016, les formules suivantes :

"L’apprentissage : voie royale " (et " Une ambition politique forte")

"Un choix gagnant"

Eh bien si c’est "une voie royale" qu’on y dirige donc les rois, plutôt que les ouvriers.

Nous on veut bien faire les voies non-royales comme docteur, avocat, notaire etc...

Récompense de la vertu et des mérites pas de sélection préalable fondée sur l’origine sociale et les besoins de main d’oeuvre.

Le 19 novembre 2016 à 17:40 par Jusdefruit
#1604949

Il n’y a aucun rapport entre ce qui est dit dans cette vidéo et ce que vous dites. Vous commencez par écrire : "Je ne partage pas cet avis" et la vous nous parlez des filières techniques.

A aucun moment Mme Colombi ne nous parle de cela. On voit ici que l’ EN a déjà fait des ravages, on ne comprend pas ni vos propos, ni votre intention, ni le sens du message que vous voulez nous communiquer.

Le 19 novembre 2016 à 15:03 par Pamfli
#1604866

En classe 3ème, j’ai entendu un prof d’histoire de l’école publique indiquer aux élèves que le massacre des arméniens, l’apogée étant en 1915, ça a été comme avec Hitler, la même méthode. Un prof d’histoire tellement ravagé par l’idéologie qu’il produit des analogies antéchronologiques.

Le 19 novembre 2016 à 17:38 par L’Etranger
#1604945

La France est beaucoup trop scolaire. Un pays de fonctionnaires, de diplômés au rabais et de petits profs infatués d’eux-mêmes. Il serait temps que ça change. L’école et les diplômes ne sont pas la vie. Du reste plus personne au sein de l’entreprise ne veut des diplômés tellement ils sont inutiles. On a l’impression que dans ce pays tout doit passer par l’école alors qu’il y a mille et une façon de se cultiver. Pour le reste que l’on forme les jeunes à un boulot et qu’on leur donne du boulot. Après si deux ou trois inutiles veulent glander à l’université ou dans le professorat soit. Mais que l’on arrête la démocratisation forcée du diplôme. Ce système a dépassé le stade de la limite. De toute façon, avec Internet, le système de transmission du savoir à la française n’a aucun avenir.

Le 19 novembre 2016 à 18:12 par la pince mon seigneur
#1604969

L’éducation applique une pédagogie inversée, l’apprentissage par l’erreur et l’opacité du concept, vous apprenez une leçon de maths, on vous balance la formule avant la schématisation pour vous courcicuiter le cerveau et que vs vs demandez ce que vs apprenez, si le concept n’est pas fourni , vous rentrez chez vous et vous dépensez une énergie colossale pr tenter de comprendre ce que vs apprenez, technique de management négatif

Le 19 novembre 2016 à 21:24 par Y
#1605091

Guy Debord parlait de "crétinisme universitaire".

Le 20 novembre 2016 à 15:36 par Buck
#1605812

Bonjour à tous, Je suis enseignant d’histoire dans le secondaire et suis titulaire du CAPES. Je suis d’accord avec une partie du constat (qui ne date pas d’hier concernant la baisse du niveau). Simplement attention à ne pas tomber dans la caricature. Dans la plupart des sujets de concours dont Madame moque l’intitulé ceux-ci sont en fait totalement accessibles voire intéressants (la question de l’or notamment). Elle n’est pas sans savoir que la quantité faramineuse de connaissance qu’un candidat du CAPES ou de l’AGREGATION doit ingurgiter est censé lui permettre de construire un plan et de rédiger plusieurs pages à n’importe quel type d’approche thématique. Les concours d’histoire sont très sélectifs. J’ai vu beaucoup de candidats s’effondrer à l’oral et certains n’y parviennent jamais car c’est une filière où il n’y a aucun débouché hormis l’éducation. Le niveau des professeurs est plutôt boncar la concurrence est forte. Allez donc voire les filières en Français et en Mathématique et on en reparle. J’ai vu dans ma REP débarquer un jour une enseignante roumaine pour faire un remplacement en Français. Son accent était à couper au couteau et sa maîtrise de la synthase catastrophique. Sur l’exemple du fleuve ou de la ville à placer : nous leur apprenons tous les fleuves et toutes les grandes villes. Les bons élèves qui seront toujours bons et réussiront par méritocratie ou culture sociale les connaîtront au final. Pour les plus nuls c’est un moyen de les raccrocher et qu’ils ne rendent pas copie blanche. Il faut vraiment voir le niveau de certains élèves, des milieux d’où ils viennent... on fait ce que l’on peut avec ce que l’on a. C’est la conséquence de l’égalitarisme et du nivellement par le bas démocratique. On accepte tout le monde donc forcément on raccroche aux wagons les élèves les plus "misérables" et je vous jure que parfois ce n’est pas beau à voir. Ce n’est pas l’école qui rend la société imbécile c’est elle qui se prend de plein fouet son produit. Des élèves qui regardent Hanouna qui écoutent des clips de rap dont les paroles sont de la pure sauvagerie. Et nous on compose avec ça tous les jours. Les examens s’adaptent à ce nouveau public. Ne vous inquiétez pas : les élèves d’Henri IV de Sainte Barbe produiront toujours de magnifiques étudiants en sciences politiques et en journalisme et les enfants dont les parents ont un background culturel important auront toujours la possibilité de recoller les pots cassés d’un enseignement limité.

Le 20 novembre 2016 à 22:06 par Claire Colombi
#1606123

La "thématisation" de tout, les concepts abscons et les néologismes aberrants voici ce que je dénonce. Je ne caricature pas et je source. Je connais un professeur qui s’est vu critiquer lors d’une inspection car il utilisait en géographie le mot « atout » pour parler d’un territoire et il s’est vu spécifié qu’il devait utiliser celui de « potentialité »…

Tous les programmes se focalisent sur les "dynamiques" et les" mutations" car nous sommes dirigés par une hyper-classe mondialiste dont le pouvoir, la fortune et la prédation qu’elle exerce sur le monde sont basée sur le nomadisme et les échanges constants

Les arts libéraux du Moyen-âge, qui s’inspiraient de la civilisation grecque puis latine, divisaient les arts oratoires en trois : grammaire, rhétorique, logique. Ce n’est donc pas une histoire de niveau : celui qui ne sait pas s’exprimer d’un point de vue de l’orthographe, de la grammaire et de la syntaxe ne peut pas penser. Et c’est exactement ce que veut le pouvoir.

Ma grand-mère qui a élevé 8 enfants et n’a donc jamais eu d’activité salarié avait le certificat d’études, elle rédige et s’exprime mieux que moi, j’ai appris à lire à la méthode globale ! Vous avez entendu mes fautes d’accords dans la vidéo alors que j’ai un bac+5 ? Combien de temps va-t-on encore bousiller les gamins en se disant que l’on n’a pas encore touché le fond ?

Si vous trouver que les élèves d’Henri IV, qui font ensuite Science-Po savent encore penser, réfléchir, débattre et produire une analyse correct du monde, je vous conseille de regarder le reportage sur la soirée électorale américaine et les réactions des élèves de la rue Saint Guillaume. Affligeant, tant sur le fond que sur la forme.

Les professeurs sont au feu toute la journée, je vous l’accorde, ils ne sont jamais défendu par leur hiérarchie, beaucoup pleurent dans les salles des profs, ils sont aux bords de la dépression, ils se font agresser par les élèves et doivent se justifier en permanence, mais dès qu’une critique vient de l’extérieur, au lieu de se rebeller, ils font corps contre les « autres », les « non-enseignants » et défendent mordicus un système qui les broient. J’y étais je l’ai vu.

Le 21 novembre 2016 à 09:46 par Heureux qui, comme Ulysse...
#1606453

@ Buck

Toujours la même rengaine victimaire ! Les pédagogistes (ne cherchez pas, je le fais exprès) du Mammouth sont vraiment indécrottables, jamais responsables du cloaque qu’ils entretiennent par leur lâcheté intrinsèque de fonctionnarisés de la bêtise ambiante. Oui, la plupart des élèves vient de milieux acculturés où la misère intellectuelle le dispute à la misère sociale. Mais que faites-vous ? Vous choisissez la facilité, celle-là même qui confine à la médiocrité que vous fustigez pourtant. C’est l’histoire de l’œuf et de la poule, personne ne sait qui a commencé, mais ce qui est certain, c’est que lorsque quelqu’un décide de rompre la spirale infernale, tout devient possible. On juge un arbre à ses fruits, s’il est malade, on le soigne, sinon, à la fin, il crève sans plus jamais donner de fruits... N’oubliez pas que les crétins qui prolifèrent dans vont classes ont des parents qui ont été formés par vos pairs ! Commencez par ôter la poutre que vous avez dans votre œil avant de vous soucier de la paille qui est dans celui de votre prochain... et vous serez encore plus respectable lorsque vous ferez l’effort d’écrire sans fautes.

Le 22 novembre 2016 à 01:19 par Dupifvovitch
#1606956

Une vie sans le bon sens de "l’amour", ne portera jamais de bons fruits... Tout a été fait pour détruire les véritables relations unifiantes humaines, génératrices de savoir et de transmission. Une bonne religion ouverte sur le sens de la vie permet cela ; qu’en reste-t’il ? Décombres et décompositions...