Idem.
Je me suis tué à débattre avec cette déferlante d’étudiants "révolutionnaires", à les reprendre, quitte à m’immiscer dans les débats avec les passants. C’était dur dur, tant le public était conquis à Mélanchon et tant le FN est encore un tabou passible d’excommunication sur la place publique (le pire fut avec mon père d’ailleurs). Surtout que je n’étais pas trop au jus de l’actualité ces derniers temps, j’ai du puiser dans mes réserves et dans quelques Soralismes qui m’ont été d’un bon secours.
Généralement, les gens finissaient par être d’accord avec moi lorsque je les reprenaient sur des sujets précis, une fois la barrière "sujet FN" levée, mais avaient une réaction de Pavlov anti-FN, quelque chose de viscéral, qui ne se discute pas, une vérité révélée. On ne touche pas à ça, nous, on est des gens bien. Tous les poncifs sur le Pen et le FN y sont passés, et même ceux de l’Histoire.
Pas tout le monde n’est comme ça, heureusement, les plus intelligents étant souvent les plus discrets et les plus nuancés.