Grève des cheminots

Anatomie d’une défaite ouvrière

Publié le : mercredi 25 juin 2014
Modifié le : vendredi 27 juin 2014
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Or donc, la racaille parlementaire a adopté hier, par 355 voix (socialistes, écologistes) et 21 voix UMP, la loi ferroviaire dictée par l’Union européenne, malgré la grève des cheminots, trahis par leur direction.

Cette loi éclate la SNCF en 3 opaques EPIC (établissements publics à caractère industriel), démantelant ainsi l’ancien monopole de service public pour livrer le Rail à sa privatisation complète au nom de sainte « concurrence libre et non faussée ».
La SNCF était d’ores et déjà un trust semi privé. Quant à sa dette, elle s’est creusée, non pas à rouler les voyageurs mais à enrichir des trusts comme Alstom, qui s’est fait une fortune sur les traverses du Rail.
Demain, totalement démantelé, les "Usagés" seront les premier à en pâtir !
Allez donc demander aux anglais ce qu’ils pensent de la privatisation du Rail !

Pourtant le Chemin de fer français est une entreprise historique vieille de 77 ans ! Elle devrait être propriété nationale !
C’est dans cette optique, pour le retrait total du projet loi que luttaient les cheminots. Et non pour obtenir des « amendements », petits mots changés dans le texte de la loi qui ne changent rien quant au fond.
« Grâce à notre action, des amendements ont été déposés et il semblerait à l’heure qu’il est que le gouvernement tienne compte de ce rapport de forces qui s’est instauré » déclarait frauduleusement monsieur Lepaon qui dirige la CGT.
Avis partagé, au nom du PCF, par Mme Buffet et M.Chassaigne qui se fit le héraut de cette mystification.

Dès le début ce M.Lepaon avait d’ailleurs clairement fait part de son hostilité à une grève reconductible.
« Le fait que la grève se prolonge n’est pas bon ni pour les usagers ni pour les agents de la SNCF » disait-il.
L’arnaque fondamentale c’est que la direction stalinienne de la CGT-PCF avait préparé cette privatisation du Rail !
Par le rapport de M. Lepaon en personne, sur « l’ouverture à la concurrence des services ferroviaires régionaux de voyageurs », séance du 27 juin 2012 au Conseil Economique, Social et Environnemental, le CESE.
Car M. Lepaon est membre émérite du CESE ! Son rapport est un morceau de bravoure de la trahison stalinienne. Comment tromper les travailleurs ! Une leçon de chose aux gouvernants afin d’éviter que les cheminots ne lèvent le « chiffon rouge »[SIC] de la grève contre la privatisation ! Ce sont les termes mêmes de M. Lepaon :
« Il n’aura échappé à personne dans cette assemblée que la locution ’’ouverture à la concurrence’’ appliquée à un noyau dur du service public peut agir immédiatement comme un chiffon rouge. Dans le monde ferroviaire, agiter un chiffon rouge est justement le moyen le plus ancien, mais toujours en vigueur, pour signifier l’arrêt d’urgence notamment lorsqu’il s’agit d’une manœuvre. (…) Nous avons imaginé des évolutions possibles au plan social dans la perspective d’une ouverture à concurrence qui semble se dessiner. »
Étonnant non ?

Quel parti de gauche, d’extrême-gauche, de gauche de la gauche, de la gauche de l’extrême-gauche, etc., a jamais dénoncé ce rôle perfide de Janus bifront ?
Il n’y a pas que la CFDT jaune qui soit vendue. Au fond la CFDT est juste plus franche. D’ailleurs, le Jaune mélangé au Rouge ne donne-t-il pas ce bel Orangé, qui fait la couleur des fanions de "LA" CGT ?

Satisfait, bouffi de son importance, M. Valls, premier ministre, plastronnant au siège du groupe AXA, a déclaré « nous avons besoin de la Finance  » prenant le contre-pied exact du Président-Périmé qu’il entend remplacer, et qui avait déclaré comiquement : «  Mon adversaire, c’est le monde de la finance » quand il s’agissait de se faire élire par les demeurés.
Mais le Superflu de l’Élysée n’a pas besoin de son premier ministre éternellement lié à la finance et au maître de la finance, pour se renier misérablement.
Quand le changement c’était maintenant, "Moi-Président" avait pris devant la France entière l’engagement solennel N° 5 : « Je préserverai le statut public des entreprises détenues majoritairement par l’État (EDF, SNCF, La Poste...) » !

Comment est il possible qu’un tel gouvernement, qui fait 6 % des voix, vomi par les travailleurs, puisse impunément étaler son arrogance et poursuivre jusqu’au bout sa besogne d’éclatement de la Nation, de pourrissement de la jeunesse, de destruction du service public, de liquidation des emplois ?
Réponse : par la complicité des dirigeants des organisations syndicales !

Le vrai clivage, la fracture de classe douloureuse n’est pas entre Grévistes et Usagés, non plus qu’entre Gouvernement et Syndicats, elle passe à l’intérieur des organisations syndicales, entre d’un côté la bureaucratie pourrie, et de l’autre la base.
C’est là, à ce niveau qu’est la faille et que s’expriment les forces telluriques.
Aux dirigeants staliniens et leurs complices trotskistes le rôle historique d’aiguilleurs de la colère ouvrière afin que le train d’enfer du capital ne déraille pas dans le fracas d’acier des révolutions.
À la base la tâche historique de se débarrasser de ces directions traîtres, à sortir des rails de la gauche syndicale qui le trompe depuis si longtemps.
Sinon la locomotive continuera de patiner et tournera à vide.

Et ce n’est pas un hasard si ce vide de révolution est rempli par la révolution du vide des stipendiés de la Révolte du Spectacle qui nous offrent par intermittence le spectacle de la révolte. La révolte d’Homo-Festivus.
De quoi faire se retourner Debord sous les planches.
Leurs défilés inter-minables, relookés révolutionnaires, font un remake de MAI 68, joué dans la transgression mimétique par des comédiennes au chômage qui délaissent pour ce casting, l’été, la hampe des directeurs de théâtres subventionnés pour celle des drapeaux prolétariens.
«  Hollande t’es foutu la Culture est dans la rue », couinent ces Julie en herbe qui rêvent secrètement d’être foutues par Hollande.

Comme de bien entendu NPA s’est félicité de ce renfort Jeune-Filliste qui renchérit sur la mise en scène pour dépolitiser. D’ailleurs les militants NPA de Sud, fidèles en cela à leur conception de « La révolution c’est la fête » ont organisé le soir vacarmeux de la Défaite de la Musique « un pique-nique festif » entre cheminots et intermittentes, à la Villette, soi disant pour « continuer et amplifier notre mouvement de grève » mais en vérité pour le travestir dans tout ce cinéma.

’LA’’ CGT aussi s’est félicité de ce renfort, qui discrédite le mouvement des cheminots, et à sa tête Lepaon faisait la roue : il pouvait, ’’LA’’ CGT ne se prélasse-t-elle pas chaque année sur les chars de la gay-pride, la plume au cul ?

Mais il ne s’agit pas seulement de rouler peinard et d’arriver à l’heure ! Il s’agit de savoir où nous allons pour des esprits déboussolés.
Tout est lié. Le démantèlement du Rail et le capharnaüm d’un monde qui déraille.
Les travailleurs les plus énergiques et les plus décidés se détourneront avec dégoût de cette gauche bâtarde qui ânonne l’anticapitalisme mais contre-signe ne varietur toutes les saletés morales capitalistes.

Au fond, en ce crépuscule du capitalisme décomposé, les thèses inaugurales de l’Aurore du mouvement ouvrier, celles de l’Anarchie, retrouvent toute leur brûlante actualité : socialisme auto-gestionnaire, antiétatique et farouchement antiparlementaire, par l’organisation de comités, de conseils, d’assemblées, n’importe le nom pourvu qu’on ait la structure, soit le pouvoir de la base, la Commune prolétaire.

À cet égard nous devons nous féliciter de la renaissance du Cercle Proudhon.

Et si la piétaille intermittente marche pour son petit ego démultiplié, les cheminots ont également raison de défendre leurs intérêts corporatistes, la noble Corporation du Rail ! Ce faisant ils défendaient les intérêts de tous les futurs transbahutés du chemin de Fer, pèlerins de l’existence plus ou moins usagés que nous sommes.
« Un corporatisme intelligent et souple doit permettre aux maisons de toutes tailles et de tout chiffre d’affaires de trouver leur place dans une organisation d’ensemble » disait Jaurès en son temps.

Félix Niesche

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30 commentaires
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Le 25 juin 2014 à 15:53 par redsniper06
#870976

La racaille socialo et la crapule stalinienne ont encore trahis !!!.............comme d’ hab !!!.......

Le 25 juin 2014 à 18:34 par machin
#871208

Monsieur Félix NIESCHE, vote article présente une mauvaise fois sur le front de gauche (PG+PCF+GU), en effet ce dernier a voter contre (comme le FN) le texte de loi. La liste des députés ici : http://www.assemblee-nationale.fr/14/scrutins/jo0840.asp

Le 25 juin 2014 à 20:42 par Félix Niesche
#871400

D’accord. Je corrige.

Le 25 juin 2014 à 18:45 par mario
#871220

Avez-vous vu la pub télé de la SNCF ?

Où elle s’excuse auprès du grrrrand public en mettant tout sur le dos des grévistes ?

C’est la première fois que je vois un spot pareil !

Le 26 juin 2014 à 08:08 par jéjé
#871880

oui, à vomir. Tout comme celle au moment du bac. minable...

Le 25 juin 2014 à 18:54 par leon
#871232

"Le vrai clivage,[...] n’est pas entre Grévistes et Usagés".

Oui, on prend rarement le train par plaisir. Ca me désole un peu que la plupart des gens ne voyent pas que prendre le train n’est pas un choix ou un loisir, mais une obligation, une necessité. L’usagé a tout à perdre,et rien a gagner dans cette affaire...

Le 25 juin 2014 à 21:46 par omerre
#871481

on ne dit pas " voyent mais voient " le verbe voyer n’existe pas comme d’ailleurs on ne dit pas ne croivent pas car le verbe croiver n’existe pas par contre le verbe croire existe et cela donne ne croient pas

on entend trop souvent ces fautes basiques aupres de bcp de gens

ceci est un petit rappel sans aucune intention de mépris cordialement

Le 26 juin 2014 à 00:52 par MagnaVeritas
#871694

@omerre Ces fautes basiques ne sont donc pas acides ? Basique est un anglicisme ; en français, on dit : fondamental.

On est toujours le con de quelqu’un d’autre en maîtrise de la langue. Et il se trouve qu’aujourd’hui tu as trouvé ton maître.

Le 26 juin 2014 à 09:18 par nom
#871930

Pour omerre : Les phrases commencent par une majuscule et finissent par un point. Il manque un accent à certains de vos mots, je vous laisse deviner lesquels.

Le 26 juin 2014 à 11:36 par onouloulou
#872048

@MagnaVeritas ,Basique n’est pas un anglicisme.

Le 29 juin 2014 à 11:16 par adidjo
#876407

Magna machin :

Etymologie : (1564) Composé de base et -ique. Il est parfois perçu comme anglicisme, c’est à tort (voir la citation de Rabelais, par ailleurs première attestation de cet adjectif en français). :

De base, élémentaire, rudimentaire, fondamental.

deux colomnes [...] rencontroient leur ligne basique & fondamentale. — (Rabelais, Cinquième Livre, XLII, éd. Marty-Laveaux, t. 3, p. 158)

Source : wikitionnaire

Effectivement, on est toujours le con de quelqu’un. Mais parfois, à défaut de vérifier "ses connaissances", on passe tout simplement pour un con.

Le 25 juin 2014 à 19:09 par Gerard John Schaefer
#871253

Comme les vagues sur la plage, c’est toujours la même histoire inlassablée... Grêve des cheminots, grêve des enculés ! et les petites gens en quai qui trinquent de leur tringlage !

Le tsunami qu’il faut, il a un nom : grève générale, tout, ou rien du tout !

"Bin, où elle va la mer ?" Moins d’une heure après, tout le monde faisait glou-glou ! et pis c’est tout !

Impossible par ailleurs de faire de Guy Debord un gymnaste post-mortem...! il s’était un peu lassé même, de ce qu’il avait si bien compris et envisagé de notre futur dans l’avenir...

Le 25 juin 2014 à 19:19 par inférence.déductive
#871261

« Or donc, la racaille parlementaire a adopté hier, par 355 voix (socialistes, écologistes et front de gauche) et 21 voix UMP, la loi ferroviaire dictée par l’Union européenne, malgré la grève des cheminots, trahis par leur direction. »

Première phrase, premier mensonge... Les Radicaux de gauche ont voté pour, pas les 10 élus du Front de Gauche. Faudrait voir à être plus précis. La verve ne doit pas remplacer la vérité, quitte à ce que celle ci entraine un débat.

Résultats du vote à l’Assemblée nationale : Ps 272 pour, 4 contre, 2 abstentions Eelv 17 pour Radicaux 14 pour Udi 25 pour, 2 abstentions Ump 24 pour, 148 contre, 21 abstentions Gdr 2 pour, 10 contre, 2 abstentions Le groupe Gdr est formé de 10 députés Fg et de 4 députés ultramarins. Il est dirigé par le Pcf-Fg André Chassaigne. Si les 10 Fg ont voté contre, les 4 ultramarins se sont dispersés entre l’abstention et le vote favorable à l’éclatement de la SNCF.

Le 25 juin 2014 à 19:57 par Orwelle
#871325

Les 10 députés du Front de Gauche ont voté contre le projet de loi, comme 148 UMP (sur 199) et 4 des 278 députés PS. http://www.wk-transport-logistique.fr/actualites/detail/76458/l-assemblee-nationale-a-adopte-la-reforme-ferroviaire.html

Le 25 juin 2014 à 21:39 par cacolax
#871473

Je suis intimement persuadé que les infrastructures font la grandeur d’un pays : routes, autoroutes, voies ferrées, production d’énergie, distribution d’énergie, télécoms, hopitaux, écoles, armées, etc. Si aujourd’hui on privatise tout il ne restera donc plus de France... Merci l’Europe... Plutôt que d’aller vers la privatisation et la concurrence commerciale destructive, c’est plutôt nationaliser ces infrastructures et les harmoniser au niveau Européen qui contribuerait à faire une vraie Europe forte. Mais ce n’est que mon humble avis...

Le 25 juin 2014 à 22:59 par Robespierre
#871566

Tu as raison d’étriller, avec style, cette « racaille ». Bravo Félix.

Le 26 juin 2014 à 02:09 par MagnaVeritas
#871763

Merci Félix Niesche.

L’oligarchie, c’est vraiment le royaume des pourris.

En tout cas, je retiendrai cette phrase : « Et ce n’est pas un hasard si ce vide de révolution est rempli par la révolution du vide des stipendiés de la Révolte du Spectacle qui nous offrent par intermittence le spectacle de la révolte. »

Le 26 juin 2014 à 08:03 par PAS
#871878

Peu de gens comprennent finalement le but de le privatisation : faire payer au contribuable les pertes et empocher les bénef. Les voies sont déjà tracées, y’a plus qu’ a dévier l’aspirateur. Comme je suis fier de participer à l’effort collectif avec mes petits bras et quelle joie de payer mon impôt.

Le 26 juin 2014 à 08:15 par jéjé
#871885

bizarre que quand c’est Félix Niesche qui écrit un texte on ne voit aucun commentaire des "indignés de service". Du genre "méchants grévistes qui prennent les gens en otage pour conserver des privilèges d’un autre âge". Oui, bizarre mais très reposant.

Le 27 juin 2014 à 07:58 par fred13
#873754

On peut être contre la privation de la SNCF tout en méprisant les grévistes qui abusent du droit de grève pour faire chier la France entière et qui finissent par voter à gauche. Si ces gens là avaient un minimum de jugeotte, ils feraient la grève des contrôles de billet, ce n’est quand même pas compliqué à mettre en place et ça leur permettrait de se mettre le peuple de leur côté. Non tout ce qu’ils méritent c’est notre mépris le plus violent et avec ce genre de mentalité anti-service public je ne vois pas pourquoi on serait contre la privatisation. Il faut regarder dans les autres pays, ça n’est pas vraiement pire qu’en France.

Le 26 juin 2014 à 12:49 par Gerard John Schaefer
#872125

Le chacun pour soi, c’est l’enfer pour tous, graffiti que j’avais vu dans la rue, entre Gare de l’Est et Gare du Nord, d’ailleurs, à adresser aux cheminots grévistes...

Tu trouveras toujours un abruti pour dire "oui, mais il faut être solidaire des cheminots, leurs trains, c’est aussi les nôtres, bla bla bla..." Moi, j’ai pas envie d’être solidaire de me faire miser.

Le problème, c’est l’incapacité chronique à inventer de nouvelles formes. On demeure dans le train-train, à l’avoir dans le train... Voilà, comme Georges Marchais à l’époque, je viens de faire le "dianostique" http://www.ina.fr/video/I08014459 mais, de rien...

Le 26 juin 2014 à 15:18 par Mo
#872343

Je voudrais pas faire une surenchère d’éloges, mais Soral et son équipe sont des génies car il me semble qu’ils tirent profit de toutes les situations induites par le système : ce valeureux Max qui ne connaissait pas AS est assimilé à l’horreur, résultat : création d’un collectif déterminé de salut public. Affaire SNCF, mise en avant de de Brague. Peut-être que Boulefkhad devrait se mettre à hausser le niveau !

Le 26 juin 2014 à 17:56 par Mike
#872756

C’est un chouette texte Félix. J’avais du mal avec la filiation célinienne entretenue, qui me rappelle trop Nabe. Là c’est plus sobre, moins d’attaques verbales, plus factuel. J’aime.

Le 27 juin 2014 à 07:33 par Махсуд Махкамов
#873743

Je comprends mieux pourquoi cette punaise de syndicaliste s’est laissée mollement se faire défoncer sur Europe 1. Contre lui, 3 journalopards et un gros beauf d’auditeur qui avait appelé sur le 3921.

Le 27 juin 2014 à 15:13 par thihen42
#874221

Magnifique !

Le 29 juin 2014 à 12:59 par Chade
#876519

Novalis : A Julie

« A ses côtés nous pouvons avec courage, Supporter le poids de la vie. Et saintement nous dire l’un à l’autre Le royaume du ciel commence ici déjà. Et quand d’ici il nous faut disparaître, Nous nous retrouverons dans ses bras. »

Le 30 juin 2014 à 07:43 par cjn
#877422

Il faudrait déjà que les Français le prennent, le train, pour que celui-ci marche, et qu’ils laissent de côté leur sacro-sainte bagnole !

Le 30 juin 2014 à 23:37 par Pwyll
#878311

Je suis étudiant. Il y a 5 ans je devais payer 14.20 € pour un aller retour Forbach Nancy. Aujourd’hui c’est plus de 20€ l’aller retour et j’ai l’impression qu’avec cette réforme je vais devoir payer encore plus chère.

Le 4 juillet 2014 à 12:48 par laurent92
#882136

Bonjour, Il est bien entendu évident que les syndicats français ne représentent plus leur base , tout comme je dirai le MEDEF ne représente pas du tout les petites entreprises . mais par contre cet article oublie de parler des clivages internes parmi les salaries . c’est dommage car ça permet de comprendre qui est pour la grève et qui est contre dans une grosse entreprise. Les syndicats seuls ne pourraient rien faire sans un noyau dur de grévistes motivés , tandis qu’une grande partie des autres travailleurs ne sont pas du tout représentés .

Le 5 juillet 2014 à 04:24 par Arthur
#883329

Bonsoir, j’ai trouvé votre article intéressant, notamment car il place les dirigeants de la partisanerie et du syndicalisme au cœur du problème. Par contre je ne comprends pas pourquoi vous participez à l’entreprise gouvernementale et mass médiatique de décrédibilisation systématiques de nos luttes, parce que oui je suis intermittent du spectacle. Il y a beaucoup de métiers différents, pratiqués par des personnes d’âges et de sensibilités qui diffèrent tout autant, et qui sont concernés par ce régime d’allocation. Si vous avez un problème avec une comédienne lubrique, vénale et socialiste (elle cumule c’est vrai !), qui s’appelle Julie, j’en suis désolé pour vous. Pardonnez-moi cette intervention, c’est juste que ça devient gonflant à la longue de bosser dans des conditions merdiques (je vous laisse vous renseigner sérieusement), et de ne pas pouvoir l’ouvrir sans se faire traiter de tocard ou de pisseuse...