La guerre asymétrique de Trump contre l’Iran
1er juillet 18:37, par MauriceL’intervention désastreuse américaine poussée par Bibi et donateurs, a créé un problème dont les US n’avaient pas besoin précisément parce qu’elle a brisé le statu quo qui, bien qu’imparfait, servait ses intérêts. Les pays du Golfe ne cherchaient plus à remplacer les États-Unis, mais à gérer leur dépendance . Les pays du golfe veulent désormais une place à la table des négociations, et non plus être de simples exécutants d’une politique conçue ailleurs .
L’émergence iranienne est devenue un levier pour cette autonomie. Le jeu n’est plus celui d’une confrontation binaire, mais d’un équilibre complexe où chaque acteur cherche à maximiser sa marge de manœuvre face à un protecteur devenu encombrant. Le système de recyclage des capitaux reste un pilier. Si les pays du golfe venaient à changer radicalement leur politique de facturation ou d’investissement, cela affecterait la demande pour les bons du Trésor. Un rôle de garant incontournable : Les États-Unis jouent souvent le rôle de filet de sécurité pour leurs alliés, ce qui leur permet de conserver un levier diplomatique et d’orienter les investissements souverains. Ce positionnement financier est perçu comme essentiel pour maintenir leur leadership du Big-tech grands dévoreurs de capitaux.
Ainsi, gérer les flux est bien une question vitale, non pas pour assurer l’approvisionnement direct, mais pour maîtriser l’environnement économique mondial dont dépend la stabilité du dollar et de la dette américaine. L’enjeu est donc de préserver l’architecture financière globale
L’émergence iranienne, dans le contexte de tensions actuelles, est effectivement perçue par les pays du Golfe non pas comme une simple menace, mais comme un levier pour repenser leur sécurité et gagner en autonomie stratégique. Ils cherchent à transformer une "coexistence obligée" en une "coopération choisie" pour réduire leur dépendance historique envers les États-Unis.
C’est la clé du problème
Le conflit accélère le pivot des pays du Golfe vers l’Asie. La Chine, l’Inde ou le Japon deviennent des partenaires économiques aussi importants que les États-Unis, et leur voix compte désormais dans les affaires régionales. Il serait étonnant que cette affaire en reste au statu quo actuel qui serait économiquement une claque magistrale.
Alain Soral et E&R
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