Quand François Ruffin déraille
29 mai 11:52, par Merci patron MacronLe dernier détail sur Ruffin, qui pourrait paraître, anecdotique, pour vous, mais qui pour moi est "caractéristique" du "personnage" qu’il joue, se passe en 2016. Maïtena Biraben avait invité Ruffin sur le plateau de l’émission Le Grand Journal, Ruffin endossant toujours son rôle de révolutionnaire sans concession. Maïtena lui parle de la mort récente du chanteur Prince, et qu’est ce que ça lui évoque. Ruffin a éludé la question comme si elle n’était pas digne de lui. Comme si ce décès n’est pas digne d’intérêt comparé aux luttes sociales que Ruffin livre sur les barricades. Cette façon, de répondre, m’a choqué. Il est tellement dans la représentation, qu’il n’a pas su quitter son personnage agressif de Che Guevara de salon, pour avoir une réaction de compassion humaine devant la mort d’un homme qui a bercé la jeunesse de nombreuses personnes, dont moi. Il est resté ce personnage acariâtre, imbu de lui-même pour épater la galerie. Il s’est dit, "c’est comme ça qu’un ouvrier répondrait, un ouvrier mépriserait Prince". Il se voyait supérieur à un artiste authentique, dont la valeur le dépasse mille fois et qui restera, lui, dans l’histoire.
Alain Soral et E&R
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