On achève bien Loana (1977-2026)
26 mars 19:22, par ProtégeonslaPalestine
Lorsqu’une fille grandit privée de père, sans le regard encourageant, approbateur et admiratif du tout premier homme de sa vie, des chances non négligeables existent que la femme à l’estime de soi déficient qu’elle deviendra, se mette à rechercher infatigablement une validation compensatoire plus quantitative, via l’exhibition impudique de sa personne et la prostitution de son intimité.
L’enfant abusé, ici par négligence, cède à la tentation de la marchandisation de son corps, dans l’espoir de créer les conditions publiques de l’offre qui cristallisera la désirabilité sociale de sa personne, valorisation narcissique que son père lui a refusée en privé.
Cette surenchère par le nombre est une manière de rejouer, dans un mouvement de duplication cynique inconsciente, le théâtre affectif de la validation paternelle qui a tant fait défaut : si les téléspectateurs qui ont collectivement participé au rituel de consommation vampirique de Loana se sentent aujourd’hui coupables, c’est parce qu’ils ignorent que dans cette liturgie cannibale du voyeurisme panoptique, ils étaient instrumentalisés par une Loana avide d’assouvir sa vengeance contre le père, en se faisant aimer à grande échelle, pour minorer l’importance de la privation et de son auteur.
Moralité : Douloureusement carencée en dépit de sa percée affective dans les foyers français, incapable de comprendre que l’amour que l’on se porte soi-même à soi-même est la première des dignités, noyée dans la promesse d’ataraxie des paradis artificiels, Loana n’était pas bâtie pour supporter la charge moléculaire de l’existence : la souffrance, comme l’appelle le vulgum pecus.
Conclusion : Pour ma part, j’ai infiniment plus d’estime et de respect pour Loana Petrucciani, qui n’emporte qu’elle-même dans son auto-destruction au long cours, que pour ce déchet de Pierre Palmade qui sème cadavres et désolation sur les allées dilatées de sa contournable existence.
Alain Soral et E&R
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