On ne dira jamais assez la responsabilité d’Alain Soral
9 mars 07:00, par Amour et DouceurEvidemment c’est assez dur de constater que l’on a été l’objet d’une ingénierie sociale visant la limitation de la natalité par clivage du couple. Faut bien voir ce qu’on nous propose comme modèle du couple. Le temps ne revient pas en arrière, et l’empreinte du plaisir du soi, chez celui qui fait perdre la capacité de réalisation personnelle, l’abuseur qui soumet via le couple la femme à son plaisir et à sa tyrannie, ou chez la femme vénale qui repère une meilleure affaire, cette empreinte demeure active : il n’y a pas de table rase dans le psychisme. La société traditionnelle a volé en éclat depuis très longtemps. La dernière fois où l’atmosphère sociale en France fut féminine, c’était à la fin de l’Ancien Régime, nous disait Madame de Vigée-Lebrun dans ses mémoires. L’homme qui a du succès dans la vie n’est pas l’homme riche, ni celui qui a un gros carnet d’adresses, mais celui qui a une femme fidèle. Les ruptures nous ont tous affectés, à coeur. Or la lune n’est pas jalouse du soleil, ni le soleil de la lune ; l’une et l’autre perçoivent leurs différences, mais ne se comparent pas, éprouvant la joie de leur complémentarité. Il y a d’autres soleils : l’énergie dans l’Univers s’en va et revient. Mais, les maîtres des plafonds de verre, les ingénieurs des représentations, divertissent et volent les énergies de leurs adeptes. Garder sa liberté d’esprit suppose la mobilisation d’une énergie supérieure à la force d’attraction des plafonds de verre, car c’est un arrachement à leur cercle vicieux auto-phage qu’il faut être capable de produire. Où sont, qui sont les plafonds de verre ? C’est simple, il suffit de regarder les pancartes, les affiches, les défilés, les scènes, les plateaux télé... En ce moment on prépare les municipales, j’ai reçu par la poste une brochure avec la photo d’un candidat me donnant l’impression qu’un requin serait plus magnanime. Faites l’essai, découpez toutes les photos de tous les candidats, et collez les ensemble sur un même grand papier, en pyramide, si vous voulez, et là, vous aurez une impression d’ensemble, un frisson d’inhumanité. Non, avec un tel système, avec de telles gueules, le pays n’aurait jamais pu débuter, c’est sans espoir. L’espoir c’est après l’effondrement, quand tous les parasites auront déserté, et que les êtres capables d’ascèse auront résisté, en espérant qu’il restera des femmes fertiles parmi eux. Dieu que leur haine est laide ! Ils craignent la beauté.
Alain Soral et E&R
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