Les ravages du dopage chez les athlètes de la politique
27 février 07:33, par ScreenagerA l’image de cette société : il n’y a plus de fond, que de la forme.
Des bêtises, des imprécisions sont proférées, des mensonges à tout va, à une telle vitesse qu’il est impossible de suivre : dès qu’on relève une énormité, cent autres arrivent tout de suite derrière. On ne peut suivre la cadence.
Un politique comme Asselineau est de l’ancienne école : il va au fond des choses et les explique ; mais il est dépassé par l’époque : il aurait été très bon en débat dans les années 80, quand il y avait un certain niveau intellectuel et d’éducation, mais maintenant, nous n’en sommes plus là : désormais, quand un plateau télé ne se transforme pas en une cacophonie innommable, c’est à celui qui sortira la meilleure punchline que revient la palme – punchline qui ne fera pas avancer le shmilblick, mais dont les gens se contenteront.
C’est pour cela qu’écoute un Youssef Hindi ou un Thierry Meyssan est agréable, en plus d’être enrichissant : débit posé et non hystérique, permettant des approfondissements et appelant à l’intelligence de l’auditeur.
Le débat entre Hindi et Cerise il y a deux ans avait été à ce titre excellent : deux personnes ayant des points de vue différents, mais s’écoutant l’un l’autre avec respect, et échangeant leurs arguments pour que le spectateur puisse se construire sa propre réflexion.
On est loin de cette dégénérescence télévisuelle ou de ces passes d’armes ridicules sur les réseaux sociaux.
Alain Soral et E&R
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