Défense des cérémonies à l’usage de ceux qu’elles rebutent
20 février 10:50, par SevEn voilà un article revigorant en ces temps de déprime généralisée, merci Paul !
Les 1ers commentaires confirment clairement cette tendance - du moins en France - à une perception de l’état du monde en mode N&B. C’est, me semble-t-il, être aveugle à ce qui bouillonne aux marges. Or, à y bien regarder et en dépit des stats annonçant sans cesse la disparition du christianisme, je note qu’il ne disparait pas, il se retire...
Et ce n’est pas la première fois. Sous la poigne violente romaine, les chrétiens se replièrent dans les cryptes à l’abri de la répression. D’une certaine manière, nous y sommes à nouveau. Comme le rappelle finement l’auteur de cet article, ce n’est à la surface des choses et des pratiques que l’on peut conclure à la disparition en cours d’une religion, mais dans l’observance des rituels dont les effets varient selon la compréhension du pratiquant.
Pourquoi assistons-nous à une vague de fond archi puissante d’un messianisme judéo-évangéliste dont nous découvrons avec effarement les pratiques et les conséquences abjectes depuis la publication du doss Epstein ? parce que cette idéologie théologico-tribale s’est construite en toute discrétion, sous la surface triomphante des nouvelles moeurs censées nous avoir libérés du corset catho où, on le sait fort bien, s’est planqué bon nombre de faux croyants et de salopards à la libodo frustrée.
Le Christ a lui-même prévenu. Il "savait" que son Esprit se retirerait de l’occident pendant une longue période. Non seulement on y est, mais cela à débuté il y a déjà quelques siècles. Vraisemblablement aux alentours de la pseudo Renaissance, mouvement qui ouvrit ce qu’on appelle la "modernité".
La force du christianisme originel c’est qu’il est construit sur l’apprentissage le plus difficile : l’Amour envers soi et les autres. L’autre, c’est moi et inversement. Rien de plus dur que d’abandonner nos petites haines ordinaires, notre instinct de vengeance et nos désirs de toute puissance.
La faiblesse du christianisme est dans sa force, c.à.d. dans cet Amour qui n’a de socle que la solidité de notre intériorité. Or, qu’à engendré la modernité si ce n’est des individus vidés de l’intérieur, sans Surmoi et sans racines ni courage. Le christianisme, de mon point de vue, est une religion, certes, mais au sens de religare . C’est une philosophie humaniste dont la pratique passe, comme le dit l’auteur, par les rites s’ils sont pratiqués pour leur effet sur l’âme.
Alain Soral et E&R
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