Le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, a donné une conférence de presse à Moscou, ce matin. Il s’est notamment exprimé sur :
L’éviction de l’ancien président Viktor Ianoukovitch :
« Le 21 février, sous la médiation des chefs de diplomatie de trois pays européens, la Pologne, l’Allemagne et la France, et en présence de mon représentant, le délégué russe aux droits de l’homme Vladimir Loukine, le président Ianoukovitch et l’opposition ont signé un accord en vertu duquel M. Ianoukovitch a pratiquement abandonné son pouvoir. Il a accepté tout ce que l’opposition exigeait. Nous avons joué un rôle dans son sort pour des raisons exclusivement humaines. À mon avis, il aurait été assassiné. J’ai du mal à le dire. Je pense toutefois qu’il n’a pas d’avenir politique. »
Le changement de régime à Kiev :
« Il ne peut y avoir qu’une seule évaluation de ce qui s’est passé en Ukraine : c’est un coup d’État anticonstitutionnel et une prise de pouvoir par les armes. Les autorités ukrainiennes sont-elles légitimes ? Le Parlement est partiellement légitime, mais les autres ne le sont pas. Et le président ukrainien par intérim n’a pas la moindre légitimité. Il y a un seul président légitime du point de vue juridique. Il est clair qu’il n’a aucun pouvoir. Mais M. Ianoukovitch est bien sûr le seul président légitime du pays. »
Les sanctions des Occidentaux :
« Ceux qui envisagent de décréter ces sanctions doivent songer en premier lieu aux conséquences qu’elles pourraient entraîner. Je pense que dans le monde actuel où tout est lié et où tous les pays dépendent les uns des autres, il est bien entendu possible de causer un préjudice, mais ce serait un préjudice réciproque. Quant au G8, je ne sais pas. Nous nous préparons au G8 et sommes prêts à accueillir nos collègues chez nous. S’ils ne veulent pas venir, c’est leur affaire. »
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