Notre guerre est d’une haute intensité, ce n’est pas comme les gens l’imaginent, elle est cruelle et très sanglante, et nous ne sommes que des chiffres pour eux. La seule solution est de s’en sortir par soi-même. Ainsi s’exprime un des 250 000 déserteurs ukrainiens. Eux, c’est l’oligarchie kiévienne à l’origine de cette boucherie.
Pendant ce temps, Haddad se réjouit de ce que la Hongrie a levé son veto sur les 90 milliards versés à l’Ukraine, qui vont servir à financer une guerre ingagnable. Et pendant ce temps, encore, des oligarques s’achètent des villas à Monaco.
Pendant que Pianobite Cocaïne oblige les jeunes Ukrainiens à crever au front, que nous nous saignons pour financer ce régime de merde, gangrené par la corruption, les trafics humains et les néonazis, un oligarque ukrainien s’offre à Monaco l’appartement le plus cher du monde et… https://t.co/DmnygXd8yF
— Didier Maïsto (@DidierMaisto) April 21, 2026
Traverser la rivière glacée entre l’Ukraine et la Roumanie n’est rien par rapport à l’enfer du front. L’Ukraine est non seulement exsangue, mais elle n’existe plus, grâce à l’Union européenne. L’Amérique, elle, s’est sortie de ce jeu sans gagnant. Il n’y a rien à gagner sur ces terres dévastées. La chaîne de propagande Public Sénat nous explique que la Russie n’avance plus, mais le service public audiovisuel, à force de mentir devant le réel, en est devenu schizophrène.
Si la Russie n’avance plus, l’Ukraine recule. Dans les rues, on peut apercevoir ce genre de scène, tragi-comique :
Pendant que les oligarques ukrainiens de la tribu de Zelensky se la coulent douce sur la Côte, les soldats souffrent mille morts sur le front. Un jour Public Sénat nous apprend que la Russie n’avance plus, le lendemain que les Ukrainiens se sont mis à recroire en Dieu dès les premiers bombardements.
Avant la guerre, Dmytro n’était pas croyant. De la religion, ce soldat ukrainien de 30 ans ne connaissait rien hormis les prières que sa grand-mère lui récitait quand il était petit. La foi lui est venue brutalement, un matin de janvier 2023. Le jeune homme, engagé volontaire après l’invasion russe du 24 février 2022, était alors à Toretsk, dans la région de Donetsk, en proie à de violents combats. Il réparait des pièces d’artillerie au sein de son bataillon lorsqu’une vague de missiles s’est abattue sur la ville. « Je me suis jeté à terre et j’ai essayé de trouver un endroit où me cacher, raconte-t-il. J’ai eu si peur que je me suis mis à implorer Dieu de rester en vie. Les prières de ma grand-mère me sont revenues d’un coup. »
La guerre des drones a tout changé. Désormais, un soldat ne peut plus se cacher : le drone le suit jusque dans sa cachette, ruine ou buisson.
Le danger s’est encore aggravé depuis : les drones kamikazes russes quadrillent désormais le front jusqu’à 30 kilomètres de profondeur à l’arrière. Cette extension de ce que les Ukrainiens appellent la « zone de mort » se traduit par l’apparition, çà et là, de filets antidrones, comme de frêles cages enserrant la route. Aujourd’hui, Dmytro prie chaque fois qu’il roule vers Kostiantynivka et Tchassiv Yar, où son unité est déployée. « Tu te sens tellement impuissant que tu t’en remets à l’aide de Dieu. »
Voici comment les Ukrainiens luttent contre les drones
Sur les 90 milliards débloqués par l’UE, 30 seront affectés au soutien économique et 60 au matériel militaire, surtout pour la défense anti-aérienne et la production de drones. Pour info, cet argent n’est que prêté : il sera théoriquement remboursé lors de la perception des « réparations de guerre » arrachées à la Russie... qui a déjà grignoté 20 % de l’ancienne Ukraine.
Pauvre Ukraine, l’Europe est bien cynique.








