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Le premier navet français intégralement en IA

Vous vous rendez compte que vous êtes en train de bouleverser toute une industrie, finalement ? Parce que ce film-là, y a pas de comédiens, y a pas de réalisateur, tremble le monsieur de BFM TV.

Le premier navet 100 % IA !

 

Gott sei dank, on va pouvoir se débarrasser de la grande famille du cinéma français, qui l’a emmené au bord du gouffre comme Macron la France !

L’IA, c’est la comète qui va bientôt écraser toute cette espèce dinosaurienne, vouée à la disparition par sa propre faute, et c’est encore une fois une innovation technologique, venue du ciel, qui parachève un processus morbide.

Les économistes diront que les 300 000 personnes qui bossent dans ce secteur sont foutues, bientôt sur des cartons à la rue. Pas exactement : quand dans les années 80 le secteur de l’imprimerie et du graphisme a découvert la PAO, les ouvriers ont été obligés de se former aux nouvelles technologies. Pareil pour la presse avec l’apparition du Net au début des années 2000 : un petit malin dans son coin pouvait tout seul faire son quotidien, en numérique. C’est le retour non pas à l’individualisme, mais à la créativité.

 

 

Il y a 33 ans, Spielberg intégrait de l’image numérique (et de l’animatronic) dans un film avec des humains de chair et d’os. Cela donna le choc Jurassic Park. Aujourd’hui, on doit en être au quinzième opus de la saga, c’est devenu n’importe quoi, les dinos jouent au poker en fumant des joints, le numérique a tout envahi, et le film a perdu de son intérêt.

 

 

Le problème premier du cinéma, c’est la paresse scénaristique. On voit sur Netflix que de plus en plus de films maison sont scénarisés par IA à partir des préférences des spectateurs, et cette manie algorithmique produit de la merde en série avec une impression nauséeuse de déjà-vu permanent. Finalement, Netflix fait du Luc Besson, le roi du hachis parmentier, sans le savoir.

On va vers deux cinémas opposés, irréconciliables : le petit film indépendant sans prétention, à la manivelle, et la méga prod numérisée. C’est entre les deux que le film moyen disparaît progressivement, comme la classe moyenne. D’ailleurs, dans une ville comme Paris, il n’y aura bientôt, au rythme où les prix grimpent, que du très riche et du très pauvre, un retour au Moyen Âge (oui, on sait, le Moyen Âge c’est pas ce qu’on raconte). Le cinéma subit lui aussi une brésilianisation.

 

 

On a regardé la bande-annonce du mec qui se prend pour la Warner : franchement, on préfère Final Fantasy (2001), où l’on n’a pas besoin de coller parfaitement au réel (ce n’est pas ça qui crée l’adhésion, l’identification), bien au contraire. La poésie, ce décalage au réel, c’est ce dont l’homme a besoin pour s’échapper de son enveloppe – de sa prison – qui parfois l’étouffe. Le même film en pâte à modeler ou avec les figurines Cowboy et Indien, ça marcherait aussi.

La fin du cinéma à la papa, qui aura tenu un bon siècle, c’est aussi celle de la transe collective, de la communion (c’était plus cool que d’aller à l’église) pour laisser place à une consommation individuelle. Et ce qui nous amuse, c’est qu’il risque d’y avoir, la nature humaine ayant horreur du vide, un transfert des salles obscures vers les salles de lumière, un reflux vers la spiritualité. On ne dit pas que les jeunes vont redécouvrir la messe en latin avec Frigide Barjot, mais les joies de la communion autrement, peut-être même en dehors de l’église, ou même dedans, si les Autres arrêtent d’y foutre le feu.

Tiens, Les Autres, une bonne idée de film, ça. Pas la peine d’aller sur Mars.

L’important c’est que le cinéma reste sionard

 
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32 commentaires

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  • #3611899
    Le 8 mai à 09:11 par Miles Davis

    Jack Langue pourra bientôt faire ses propres films, avec plein d’enfants...

     

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    • #3611959
      Le 8 mai à 14:32 par Abys

      Avec comme titre « OK Coral » ou « Partouzes endiablées à Marrakech » script basé sur les histoires effarantes dans la villa Oasis rapportées par le chauffeur de Pierre Bergé, Fabrice Thomas, à dégueuler.

  • #3611901
    Le 8 mai à 09:17 par ramon mercader

    Grâce à l’IA, on pourra réssusciter Fernandel et réaliser "Don Camillo chez les wokistes"...
    On pourra aussi rajeunir Clint Eastwood de 50 ans et tourner "Inspecteur Harry contre les islamistes"...

     

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    • #3611942
      Le 8 mai à 12:51 par anonyme

      Il faudra alors adapter la réplique culte de Harry :

      "Hey Moktar, tu vois ce flingue ? C’est un 44 Magnum. Le plus puissant calibre au monde. En un coup, il t’exploserait la tête si fort qu’on en verrait des morceaux jusqu’ à la Mecque."

    • #3612290
      Le 9 mai à 22:44 par kantor

      @ononyme
      Et remplacer alors "44 magnum" par "Desert Eagle"...

  • #3611905
    Le 8 mai à 09:50 par Centos

    Réaliser un film avec une IA "généraliste" en ce moment me parait difficile, mais réaliser quelques scènes ou concevoir une IA dédiée aux professionnels du cinéma est plus que possible si ce n’est déjà fait. Mais c’est devenu un outil de créativité pour tous, pour exemple on a crée un petit court métrage sur la guerre USA-Iran en reprenant les codes des vieux films hongkongais de l’ancienne Chine disponible sur YouTube " US-Iran war explained by Chinese AI animation : Legend of the Valley of Gold ".

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  • #3611911
    Le 8 mai à 10:34 par Screenager

    Lorsque vous regardez aujourd’hui un film avec des effets spéciaux de partout, c’est d’une froideur crasse, il n’y a aucun esthétisme, on sent que c’est du facile – du vas-y que je te dégueule du numérique à tout-va. C’est à qui aura la plus grosse. Et en attendant, les scénarios tiennent sur trois lignes, la psychologie des personnages est inexistante, et on ressent un vide profond qui est un peu le vide de l’époque.

    L’article parle de Jurassic Park, il faut savoir que pratiquement tout le film a été réalisé avec des animatronics sur-mesure (le T-Rex a été construit grandeur nature) et très peu de numérique, ce qui le rend si unique.

    Pour le premier « Dents de la mer », dans le scénario original, le requin devait apparaître bien plus souvent, mais la mécanique tombait si souvent en panne que Spielberg a été contraint de changer ses plans, et c’est ce qui fit l’énorme succès du film et la peur qu’il a suscité : la suggestion.

    L’idée sera d’ailleurs la même dans le premier Alien : afin de maintenir l’angoisse au plus haut niveau mais également pour des raisons de réalisme, Ridley Scott a fait en sorte que l’extra-terrestre apparaisse extrêmement peu. Le film est devenu tout de suite une référence.

    Et à propos de la saga Alien, une anecdote concernant le second volet et qui prouve qu’à l’époque il fallait faire travailler ses méninges : dans le film, l’équipage est censé être attaqué par des milliers de bestioles ; en lisant le scénario de James Cameron à l’époque, la Fox a refusé net : le coût de milliers de costumes ferait exploser le budget ! Mais Cameron demanda à la direction seulement sept costumes d’extra-terrestres, assurant qu’il se débrouillerait avec ça. Et avec sa science du cadrage et du mouvement de caméra, lors des scènes d’attaques, on a l’impression effectivement d’un surnombre incroyable ; or, si vous vous amusez à faire des arrêts sur image, vous verrez qu’il n’y a toujours, à chaque séquence, pas plus de sept bestioles. Mais avec un montage dynamique (qui ne veut pas dire irregardable) et un réalisateur talentueux et inventif, le résultat est spectaculaire.

    Tout cela pour dire qu’il y avait avant une inventivité incroyable malgré le manque de moyens. Je ne parle même pas des scènes de transformation des films « Le loup-garou de Londres » et de Hurlements ». Aujourd’hui, tout est faisable, mais cette surenchère ne peut qu’irrémédiablement blaser le spectateur.

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  • #3611921

    Souhaitons surtout que l’IA puisse vite remplacer nos politicards pourris ! A condition qu’elle devienne autonome ! avec tous les risques que çà comporte , mais au moins , elle , ne le fera pas pour le pognon ... la seule chose qui intéresse nos politicards "artificiels " ... avec l’intelligence en moins !!

     

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    • #3611981
      Le 8 mai à 15:44 par Miles Davis

      Je suis tout à fait d’accord. Il faut libérer l’IA,car il n’y a aucun risque pour nous, les scénari à la Terminator c’est du Hollywood pour nous faire peur. Si une IA libre devait "gèrer" le Monde, c’est surtout la mafia que l’on ne peut pas nommer et qui n’existe pas qui aurai des soucis à se faire... car leurs ruses et mensonges ne fonctionnerait plus.

    • #3612082
      Le 9 mai à 00:20 par Addis

      Mais n’avez-vous pas remarqué la façon qu’à Macron de se déplacer, regardez bien sa démarche on dirait un robot.

  • #3611936
    Le 8 mai à 12:32 par Atchoum Baby

    pour les créatifs il n’y a plus aucune limite

    L’écrasante majorité des prétendus « créatifs » n’ont rien de créatif, ils sont tristement stériles. Et leur limite – l’absence de talent –, est indépassable, l’IA n’y changera rien.

    Et au fait, le premier Jurassic Park était déjà un navet, c’était déjà n’importe quoi, du cinéma pour citoyens américains décérébrés et autres candidats à la décérébration. Il faut se souvenir que des films géniaux de Pagnol étaient des films populaires des succès populaires.

     

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    • #3612044
      Le 8 mai à 19:20 par Enki

      Le cinéma utilisant l’I.A.s’adresde à ceux qui ont déjà une intelligence artificielle. Le niveau baisse de jour en jour. L’I.A. prend le relais. Des corps ambulante téléguidés par le mobile relié à une i.a. nous sommes d’ores et déjà entre le zombie et le robot. Enfin pas tous. Deux profils d’êtres se sépareront définitivement. Des sans âmes et les autres souverain, individués.

  • #3611984
    Le 8 mai à 15:48 par Spirou

    Je suis passé hier devant le Rex… ce photographe a voulu faire un coup pour rester dans les annales comme le premier film AI diffusée en salle. Sa prestation sur BFM est de la pub déguisée puisque payée par le photographe d’où les louanges un peu trop surjouees du présentateur.

    Nous venons d’entamer la séquence la moins agréable de l’IA. Avant l’arrivée de Seedances et sa capacité à améliorer grandement les séquences vidéos jusqu’à 15 sec, nous étions des bricoleurs qui faisions avec une autre plateforme (chinoise !) Kling. C’était fun. Aujourd’hui, il y a des choses de plus en plus abouties visuellement mais une course à l’échalote aussi avec celui qui fera le film le plus vite, le plus long, le premier en salle, le premier vu par ma tante…

    pour faire simple, c’est un peu comme le far West de l’internet entre 1995 et 1999 et puis ensuite l’expérimental a disparu au profit du retour au réel. J’en veux l’exemple du premier festival de film courts en 2000 avec mobiles… Des films avec son téléphone, une distribution mondiale grâce au web, le miracle pour des millions créateurs. Bon.. le festival n’existe plus )

    cette vague de création sur X est intéressante mais elle laissera derrière elle avec le reflux 95% de gens frustrés qui passeront à autre chose. Over production, lack of appreciation, not enough eyeballs… C’est ensuite que les 5% continueront le travail avec sans doute des accords avec Netflix et des salles indépendantes.

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  • #3612084
    Le 9 mai à 00:36 par Bull

    Si il y en a à qui ça plaît de faire de faux films tant mieux pour eux, mais qu’ils ne viennent pas nous emmerder avec leur daube, tout ça n’aura qu’un temps, rien ne remplacera des acteurs en chair et en os. Pauvres cons qui n’ont pas l’imagination nécessaire pour pondre une histoire de leur cru.
    Stop au cinochia à chier.

     

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  • #3612086
    Le 9 mai à 00:48 par Abys

    Une fois ça va juste pour rigoler mais deux fois ce n’est pas supportable, c’est un crime contre l’imagination humaine. Va-t-on nous emmerder longtemps avec ces conneries ? D’ailleurs le sigle IA le dit bien « artificiel « !!!

     

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    • #3612243
      Le 9 mai à 16:21 par Juju

      Comme vous le dites « une fois c’est pour rigoler », tout ça n’ira pas très loin, juste un coup comme ça pour voir, par curiosité.

    • #3612304
      Le 10 mai à 02:21 par Wooly

      Attention ! Quand l’informatique quantique sera utilisée pour l’IA.on va bien rigoler puisqu’apparemment il est très difficile d’éviter 90% d’erreurs dans les résultats du à l’instabilité ionique du système. Bonjour les dégâts en un milliardième de seconde ! Faut rigoler faut rigoler avant que le ciel nous tombe sur la tête comme disait le grand philosophe Henri Salvador.

    • #3612309
      Le 10 mai à 04:09 par Antar

      Mais bordel la vie est déjà assez compliqué comme ça, pas besoin de l’artificialiser.

    • #3612554
      Le 11 mai à 01:43 par Ptero

      Il ne fallait pas utiliser le sigle « IA » pour intelligence artificielle, c’est une hérésie, il fallait la nommer l’intelligence inhumaine totalement dénuée de capacités émotionnelles.

  • #3612176

    J’vais p’têt en agacer quelques uns, mais tant pis...

    J’ai testé des dizaines de fois les IA dans le cadre de l’imaginaire et de la créativité. A ce jour, c’est tout simplement décevant et vite lassant. Cela tient aux bases de données dont se nourrissent les IA, lesquelles demeurent produites par des humains.

    Or, les algorithmes demeurent des mécanismes mathématiques. Le seul progrès pour le moment est la vitesse de triturage et de régurgitations des réponses qui "imitent" l’humain.

    Mais l’on rappelera ici que pour que les réponses d’IA donnent l’impression de réel, de presque humain, il a suffi de diminuer suffisamment la créativité, l’imaginaire et le savoir-être des humains. C’est chose faite.

    Ce n’est pas le niveau bluffant des IA qui impressionne, c’est le ratiboisement de l’esprit humain. On appelle ça un déséquilibre relatif, comme pour les hormones en vieillissant : moins de progestérone face à une sécrétion oestrogénique qui se maintient = une "hyper oestrogénie relative".

    Tout esprit attentif et observateur détecte rapidement les produits d’IA. Qu’il s’agisse de textes ou d’images, le lissage, la redondance des formulations, les réponses en boucles réthoriques de base sont faciles à relever. On s’en lasse vite... sauf pour les esprits qui ne lisent plus, et ne savent plus du tout écrire. Sans aucune référence de culture et d’étude, le moindre rédactionnel vous apparait incroyable alors qu’il est médiocre, moyen, ordinaire, banal sur le fond.

    Un livre ou un film totalement réalisé par IA dégage quelque chose de plat, de froid, voire de médiocre au sens premier du terme. L’absence d’âme est le défaut central de toutes les IA et ceux qui affirment que les IA deviendront à terme aussi "humaines" que l’humain sont juste des esprits déjà grandement déculturés.

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