Juan Branco est lui-même issu de la caste, puisque son père est producteur de cinéma, de gauche évidemment. Le fils a d’ailleurs réalisé un film en 2025, Le Massacre de Gilles de Rais, produit par papa. Mais ça ne l’empêche pas de pester contre un système devenu fou, parce que consanguin jusqu’à l’os et l’absurde.
En trois tweets, Juan exécute un film hautement symbolique, dégueulant de « fils et filles de ».
On a écrit récemment qu’après le SPA, ce serait au tour du CNC, ce trésor inépuisable de la gauche, de morfler. On dirait que les torpilles se rapprochent.
Olivier Marchal : « Zoé n’est pas que jolie, elle a une tronche, du chien, une sensualité nature. »
La fille Marchal (qui ressemble d’ailleurs étrangement à la fille Higelin, Izia), n’est pas en cause, mais ça fait système. Elle se présente ici, mais ne parle pas de son papa de réal. Un oubli de poids. Heureusement, Match est là.
« Ma phobie c’est tout ce qui vole »
Et maintenant, place au film conceptuel pop godardien de Juan, réalisé sans trucage ni CNC : dedans on retrouve Jésus et une égérie muette. On espère que son actrice principale, portugaise, n’est pas une fille de, et qu’en plus le réalisateur n’a pas fait la chose avec elle, comme souvent dans le cinéma.
En effet, après trente ans de carrière, généralement, les actrices se plaignent des réalisateurs qui les ont lancées, dans le métier et dans leur pieu. Il faut faire très attention. Branco en sait quelque chose, il a été accusé d’avoir fait la chose à une jeune dame sans trop de consentement ou avec une sorte de drogue pour endormir les défenses, mais il a été à moitié blanchi.
Enfin, il a quand même été suspendu de robe neuf mois en octobre 2024 pour avoir violé le secret de l’enquête qui le visait pour viol. Il avait publié sur le Net les PV des filles qui l’accusaient. Curieusement, dans cette affaire qui sent le règlement de comptes politiques, le parquet n’a toujours pas tranché (on appelle ça le réquisitoire définitif). Opposition contrôlée ou pas, Juan a une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Son film lui changera les idées.
Heureusement, Inês Pires Tavares est jeune, elle a 25 ans, mais nous verrons ce qu’elle racontera quand elle aura 54 ans, l’âge de Judith Godrèche, malmenée très jeune par des réalisateurs qui ont profité de son joli combo popo-minois, et qui est devenue aujourd’hui le symbole du combat contre le patriarcat (dans le cinoche).
Son parcours amoureux, après les réalisateurs dramatiques Benoît Jacquot et Jacques Doillon, est un chassé-croisé avec des réalisateurs de comédies. Si ce n’est pas une évolution, c’est forcément une coïncidence.
Elle se marie une première fois avec Philippe Michel, le 5 octobre 1996, dont elle divorce le 9 juin 1998. Elle se remarie le 12 août 1998 avec l’humoriste Dany Boon, rencontré sur le tournage de Bimboland, et avec qui elle a un fils, Noé, né le 4 septembre 1999 ; ils divorcent en 2002. Elle vit ensuite avec le comédien et réalisateur Maurice Barthélemy de 2004 à 2012 ; Tess Barthélemy naît de cette union le 19 avril 2005.
Tess, c’est sa fille qu’elle a présentée dans une robe provocante à Cannes il y a deux ans. Nous avions à l’époque sursauté.
Notons que Judith a tenté d’être réalisatrice, en 2010. Wikipédia a exécuté le truc en trois lignes.
Mais surtout, elle signe son premier film en tant que scénariste et réalisatrice, Toutes les filles pleurent. La critique est assez sévère avec ce premier film : « Chaque fois que l’héroïne se revoit en petite fille trop mignonne privée d’amour, on a envie de regarder ses chaussures », écrit ainsi Louis Guichard dans Télérama.
On a raté ça, un véritable œuf de chèvre. Les Anglais disent goat’s egg, ou chèvre d’œuf.
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« Nous vivons dans un pays qui a accordé 3,2 millions d’euros à un film dont le "pitch" est le suivant :
Un homme tombe amoureux d’une poupée gonflable.
Il la présente à sa famille.
Et cette poupée gonflable devient une véritable femme.
Il y a des auteurs, des producteurs, des cadres de chaines de télévision, des membres de comités du CNC, qui ont décidé d’écrire ce scénario, de décider qu’il méritait d’être produit, financé, réalisé, joué et diffusé, et qui se sont répartis des millions d’euros pour y procéder.
Il y a des festivals (seulement Français, vous l’imaginez bien) qui ont décidé de le sélectionner.
Un distribueur qui a accepté de le diffuser.
Des salles qui se sont engagées à le montrer.
Aucun d’entre eux n’a pris le moindre risque, et tous en ont tiré de confortables marges avant même que le film soit diffusé.
Aucun n’a le moindre talent, n’a démontré la moindre capacité à se prétendre artiste, et à se voir ainsi financé.
Un premier film, qui permet à sa réalisatrice d’en tirer plus de 100.000 euros de revenus, joué par des acteurs sans charisme ni incarnation, dont une grande partie doivent leur parcours à leurs parentalités, a passé tous les filtres à partir de cette "idée" :
un homme présente une poupée gonflable à sa famille, avant qu’elle ne se transubstantie et devienne réalité.
Un film qui ne dit rien de rien, si ce n’est du degré monstrueux de corruption et d’entre soi dans lequel notre société, et son petit Paris, sont plongés.
3,2 millions d’euros.
Que l’on ne s’étonne pas qu’il y ait en France des millions de personnes qui aspirent à voir leurs classes dominantes dévastés.
Que l’on ne s’étonne pas que la France ne dise plus rien au monde, et ne puisse plus y peser.
Que tous ces êtres ne viennent pas se plaindre des monstres qu’ils auront enfantés, et de la haine qui ne cesse de monter.
Le parcours de Zoé Marchal, actrice principale du film que je ne vise pas personnellement, est terrifiant de ce qu’il dit de ce qu’est devenue notre société : elle passe d’un film du fils de Jacques Séguéla à un film du fils de Ségolène Royal, en étant elle-même la fille de Olivier Marchal, et on pourrait continuer comme ça à l’infini.
Les dynasties et généalogies de créateurs ont donné des immenses beautés, et les Renoir seront toujours là pour nous rappeler.
Mais à condition que ces généalogies prennent appui sur le talent et le génie.
Non sur la concupiscence et l’entre soi.
Aujourd’hui, ce ne sont plus des êtres médiocres qui nous dominent : ce sont les dégénérescences de ces êtres médiocres, chargés de piller désormais ce qu’il reste de ressources dans notre société.
Ce "projet" a été financé par Atelier de Production, Borsalino productions, 31 juin Films, Paprika Films, deux SOFICA, la région Bourgogne-Franche-Comté, Canal+, Ciné+, C8 et TV5 Monde, Ad Vitam et Urban Sales.
Chacune de ces institutions a mobilisé plusieurs cadres avec ou sans cravate, chargés de donner leur blanc seing à la naissance et au développement de ce projet, engagement des sommes faramineuses au détriment de milliers de propositions de personnes qui cherchaient à porter un regard, un monde, une étincelle ou simplement un engagement pour nous émerveiller.
Tous et toutes ont considéré que le privilège qui leur était offert par la loi et le règlement, qui leur permet d’accéder à des ressources garanties, directement ou indirectement, par l’intervention de l’État, ne serait pas déprécié en décidant de se précipiter dans cette médiocrité.
Et ce projet que personne n’aurait osé même proposer en un quelconque autre pays, et qui s’il avait été financé et tourné, aurait pu l’être pour dix fois moins son budget, n’est qu’une goutte d’eau en un système qui a porté à 4,5 millions d’euros le coût moyen d’un long-métrage en France, et qui en fait naître plusieurs centaines chaque année .
Dont une écrasante majorité n’ayant d’intérêt pour la société, de valeur historique et créative, que de celui de préserver le confort de ceux qui l’ont porté.
Chaque année, quelques milliers de personnes font ainsi tourner ce joli manège à plusieurs milliards d’euros en s’assurant qu’il ne leur échappe jamais, distribuant, suivant leurs accointances, leurs faveurs, sans ne jamais s’intéresser à la valeur de leur "oeuvre" et de la vie pitoyable qu’ils ont décidé de mener.
Sans ne jamais mesurer ce qu’ils retirent à la société, et ce que ce faisant, ils détruisent de façon parfaitement assumée.
Intéressante réaction d’une micro-intelligentsia parisienne qui, ne sachant comment parer à l’évidence de sa compromission, de sa veulerie et surtout de sa médiocrité abyssale, crie à la forfaiture, à la trahison idéologique, au populisme…
Ces êtres qui mourront sans n’avoir fertilisé la moindre terre, et en ayant largement pompé les mondes qui les ont enfantés, savent que leur confortable insignifiance est coupable et dénuée de la moindre justification.
Ils alimentent le fascisme qu’ils ne prétendent plus combattre et précipitent les peuplent entre leurs bras pour s’assurer qu’aucun de leurs privilèges ne leur soit, encore un instant, arraché.
Et le pire est que la plupart de ces privilèges sont aussi médiocres que leur personne et leur existence. Nous ne parlons pas de grands vivants.
Simplement de personnes qui supplient qu’on leur laisse continuer à ne pas vivre, loin d’une quelconque forme de grandeur, de courage ou d’exemplarité, au détriment de ceux qui sont enchaînés et exploités pour les alimenter. »


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