La mécanique est bien rodée : à chaque fois que Sardine disparaît des médias, elle revient avec une petite saillie drôlatique sur les hommes, le barbecue, la viande. Ça ne loupe pas, elle bénéficie ensuite d’une surface médiatique gratuite et disproportionnée par rapport à sa propre importance politique.
Pourtant prévenus, nous tombons dans le piège. Le seul revers de cette médaille, c’est que Sardine passe, aux yeux du grand public, pour une demeurée, et l’écologie pour une blague. Quand l’ego fait mal au projet de société...
Au fond, l’écologie, c’est quoi ? C’est le fait de renoncer à un certain confort (qui coûte très cher) pour épargner à la planète, c’est-à-dire à l’environnement, proche ou pas, des dégâts irréparables. Sardine est député de Paris, une ville polluée, et Antonin est écologiste. Sardine cause, Antonin agit.
Antonin n’aime pas trop les légumes, c’est son choix. C’est pas parce qu’il a choisi une vie proche de la nature qu’il doit absolument être végan. Cela contredit un peu le discours simpliste de Sardine, qui voit des masculinistes viandards contre des végans féministes, et rien entre les deux. Le monde binaire, avec une paire de lunettes en noir et blanc.
De toute façon, les Français ont presque abandonné la viande rouge. Pas pour faire plaisir à Sardine, ou se plier à ses oukazes, mais à cause de la paupérisation ultralibérale. Bientôt, Sardine aura raison : on ne mangera plus que des lentilles.
Mais qu’est-ce qu’elle est con. C’est impressionnant. pic.twitter.com/19lAVrDCa3
— Didier Maïsto (@DidierMaisto) May 20, 2026
Il y a beaucoup de contradictions dans la religion écologiste, dans sa version gauchiste. Car l’idéal écologique, en soi, est inattaquable. Ensuite, il y a la réalité : tout le monde ne peut pas vivre dans une cabane, surtout à Paris, où se concentrent les sièges des grandes sociétés (à la Défense, OK) qui donnent du travail à des centaines de milliers de Français. Tout revoir est un travail inimaginable.
Parmi les contradictions internes à l’écologie gauchiste, il y a l’alimentation et l’antiracisme. Peut-on dire que ce monsieur, visiblement racisé, est écolo ? Votera-t-il EELV ou mangera-t-il Sardine ? Est-il cannibale ? Rien n’est clair.
Au moins peut-on dire qu’avec son refus de la viande-cadavre, Sardine est contre le cannibalisme. Mais alors, en cas d’apocalypse nucléaire, quand on sera obligé de manger son prochain pour survivre, les végans seront-ils condamnés à mort ? Se posera alors la question éthique du survivalisme carnassier.
Certains, vu les nuages qui assombrissent le ciel, se la posent déjà. En attendant la catastrophe, il nous reste à faire un méchoui de cadavre d’agneau entre amis nécrophages. On en profite pour apprendre comment découper un cadavre, ça peut toujours servir, pour quand on mangera de l’homme. Et de la femme, pardon !, parité oblige.


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