Guantánamo : quand Poutine remet en question la démocratie américaine

Publié le : mercredi 31 mai 2017
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Dans une interview accordée au Figaro, Vladimir Poutine a donné franchement son avis sur plusieurs sujets : réfléchissant à la tenue de promesses électorales, le président russe a rappelé la situation de Guantánamo aux USA, un échec de la politique d’Obama négligé par le site français.

 

Abordant lors de l’entretien au Figaro la question des relations entre les États-Unis et la Russie, sur fond d’accusations infondées d’ingérence de hackers russes dans la campagne électorale américaine, Vladimir Poutine a indiqué que « les Présidents arrivent et repartent, mais la politique (américaine, ndlr) ne change pas ».

« La bureaucratie en Amérique est très puissante. La personne élue a son opinion, ses idéaux, sa vision des choses, mais le lendemain des élections, des personnes avec des attachés-cases, des costumes-cravates et des chemises blanches viennent lui expliquer comment il doit agir en bon Président », a constaté le chef du Kremlin.

Selon Vladimir Poutine, il est très difficile de changer quelque chose à cette situation. À titre d’exemple, le président russe a rappelé la situation de Guantánamo aux États-Unis, passage omis par Le Figaro pour d’obscures raisons.

« Ainsi Barack Obama, un homme progressiste, un homme aux vues libérales, démocrates, avait-il promis avant l’élection de fermer Guantánamo. L’a-t-il fait ? Non. Et pourquoi ? Ne l’a-t-il pas voulu ? Si ! Je suis persuadé qu’il l’a voulu, mais il ne l’a pas pu. Il cherchait sincèrement à le faire, mais, cela n’est pas arrivé, tout n’est pas si simple », a indiqué le président russe.

Et d’ajouter : « Pourtant, il est difficile d’imaginer des gens enchaînés pendant des décennies, sans procès. Imaginez, si la France ou la Russie l’avaient fait, on nous aurait mangés tout cru depuis longtemps. Et aux États-Unis, c’est permis et cela continue, ce qui est la question de la démocratie, soit dit en passant ».

La prison de Guantánamo, à Cuba, a été créée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001, qui ont fait près de 3 000 morts, afin de détenir des terroristes présumés, sans procès et souvent sans mise en examen.

L’administration Bush a été vivement critiquée par les défenseurs des droits de l’homme américains et internationaux pour de graves violations de ces droits à l’égard des détenus, y compris des tortures et des détentions sans aucune accusation.

Lors de sa campagne électorale de 2008, Barack Obama avait promis de fermer la prison de Guantánamo avant 2010, mais il n’est pas parvenu à le faire.

Face à un éventuel flot de retours de djihadistes d’Irak et de Syrie, le député français Georges Fenech a proposé, ni plus ni moins, de créer un Guantánamo à la française, une idée qui n’a pas reçu un grand soutien.

En début semaine, six personnes ont été interpellées dans le cadre d’une opération antiterroriste à Bordeaux et en région parisienne. Parmi les interpellés figure Saber Lahmar, qui avait séjourné à Guantánamo avant d’être blanchi.

Après un « deal assez opaque » passé avec les États-Unis, selon l’avocat Christian Blazy, l’homme a été envoyé à Bordeaux. « Il essaie de se reconstruire une vie normale », a poursuivi M. Blazy qui explique être « surpris » par cette interpellation.

Guantánamo ou la « démocratie » à l’américaine,
lire chez Kontre Kulture :

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Le 31 mai 2017 à 15:04 par Karageorges
#1737223

peut etre que Guantanamo n est pas une prison a terroristes mais un centre de formation de terroristes....

Le 31 mai 2017 à 22:38 par BriceR
#1737541

Guantanamo, un vivier d’exécutants rendus dociles/embobinables qu’on peut envoyer faire n’importe quoi avec n’importe quelle identité ?

Pourquoi pas ?

Depuis que Colin Powell a fait perdre le pucelage d’estime de ce que sont les élites américaines, rien n’est inenvisageable.

Le 31 mai 2017 à 15:11 par Georges 4bitbol
#1737230

Et pendant qu’il y est, s’il pouvait déclassifier les documents sur la libération des camps de concentration par l’armée rouge...

Le 31 mai 2017 à 19:21 par l’artilleur de Metz
#1737397

c’est fait Georges ! mais ce dossier brûlant restera bloqué sous une chape de plomb comme par exemple les archives du GODF, avec la liste de ses membres juges, magistrats et fonctionnaires ayant collaboré sous Pétain, archives récupérées à Berlin par les soviets et rendues depuis quelques années à Paris, ont été mises sous l’éteignoir, demandez donc à Alain Bauer... l’équilibre économique et financier de la planète serait en jeu, une révolution mondiale n’est pas programmée...

Le 31 mai 2017 à 15:43 par Pamfli
#1737257

Quoi un « deal assez opaque » ? Complotiste !

Le 31 mai 2017 à 15:43 par Leïla
#1737258

C’est effrayant, d’autant qu’il doit y avoir des innocents, peut-être même en grand nombre, nous vivons certainement un des siècles les plus arriérés, les plus barbares de l’histoire de l’humanité. Est-ce une impression où peut-être suis-je dans l’erreur, j’ai le sentiment que les pédophiles ne sont pas aussi maltraités par la justice ?.

Le 31 mai 2017 à 17:56 par Grz
#1737348

C’est bien la preuve que le progrès technologique seul ne peut constituer un projet de civilisation.

Le 1er juin 2017 à 08:17 par Paskl
#1737730

« La bureaucratie en Amérique est très puissante. La personne élue a son opinion, ses idéaux, sa vision des choses, mais le lendemain des élections, des personnes avec des attachés-cases, des costumes-cravates et des chemises blanches viennent lui expliquer comment il doit agir en bon Président » Cela ne nous rappelle pas quelque chose concernant un certain président actuellement fort décrié ? On ne fait pas ce que l’on veut aux USA même quand on est président. On fait dans une certaine mesure avec un système en place ultra-puissant.