Octobre 1993, un détachement de Rangers, de Delta Force et de Marines est envoyé dans la capitale somalienne, Mogadiscio, pour une opération de changement de régime local. Il s’agit de capturer le chef des rebelles, au sens où l’Amérique l’entend. Depuis le XXe siècle, l’Amérique trouve des chefs indiens partout...
Ridley Scott en a fait un grand film, autre chose que les merdes du CNC, qui sera d’ailleurs bientôt sur la sellette, après le SPA. La bande-annonce fait très hollywoodienne, mais le film est plus nuancé. On y voit une Amérique très sûre d’elle, de sa démocratie, de son bon droit, attaquer des sous-hommes, puis, peu à peu, perdre pied et paniquer.
Nid de guêpes
Ce sont les forces de l’ONU, composées principalement de Pakistanais, d’autres sous-hommes au sens américain, disons plutôt des sous-Américains, qui sauveront les fesses des Rangers d’un encerclement féroce et d’une destruction programmée.
Mars 2026, l’Amérique attaque l’Iran. L’affaire doit être pliée en moins de 48 heures, même si Trump, grand seigneur, parle de 4 à 5 semaines, on ne sait jamais. Le régime est décapité par les Israéliens, qui possèdent des renseignements internes sur les lieux de réunion des cadres de la république islamique. Le guide suprême en personne est assassiné, ce qui démontre un changement de paradigme dans la conduite de la guerre.
— Ahmed (@Pistach27) March 14, 2026
Aussitôt, un pays divisé par une révolution orange, elle-même attisée par les Américains qui pratiquent un blocus et appliquent des sanctions sévères, se met à faire front. Certes, les manifestants d’hier n’ont pas pris les armes, qui sont la propriété des gardiens de la révolution. Le schéma est inédit : on a une guerre civile qui conduit à une guerre de l’extérieur, alors qu’habituellement, c’est la guerre extérieure qui provoque une guerre civile et un changement de régime.
Les Israéliens détruisent tout ce qu’ils peuvent et assassinent tout ce qu’ils peuvent. C’est pour eux une guerre non pas existentielle, puisque l’Iran ne menace pas Israël, mais une guerre d’extermination, comme à Gaza, comme au Sud-Liban. Il faut exterminer la vermine du Hamas, du Hezbollah, et des gardiens de la révolution.
Coup pour coup
Seulement voilà, si Gaza c’est la maison de paille, le Liban la maison de bois, l’Iran c’est la maison de pierre, qui a prévu le coup. Et les coups pleuvent. Mais ils sont rendus, graduellement. Israël censure tout ce qui pourrait faire penser à une défaite, du moins à des dommages sévères, mais des habitants filment les explosions et les balancent sur les réseaux. Ici la maison d’un dignitaire du régime israélien.
L'Iran a lancé une chasse à l'homme en Israël, ciblant les domiciles privés de dirigeants, ministres, commandants militaires, pilotes et agents de renseignement israéliens, ainsi que leurs cachettes secrètes.
Le ciblage est précis et les frappes directes. pic.twitter.com/4YZfaPzUF6— Ingénieur social-Libre de penser et d'agir (@PatrickGuicha20) March 14, 2026
Nous avons volontairement utilisé l’expression régime israélien, puisqu’il ne vaut pas mieux que son ennemi. TF1 a même osé la sortir, mais s’est fait taper sur les six doigts (de Netanyahou) :
TF1 @TF1 a supprimé son tweet sous la presSion. https://t.co/HARqbbsYql pic.twitter.com/aGaFHgmy1j
— Shanna Messaoudi (@Shanna__Bylka) March 13, 2026
Cette guerre est à nulle autre pareille, comme l’opération Barbarossa en 1941 : il n’y a plus de lois, de convention de Genève, les Israéliens assassinent les leaders politiques, les Américains coulent des bateaux et ne secourent pas les marins, violant en cela la solidarité des marins. L’alliance israélo-américaine, même si elle écrase l’Iran sous les bombes, peut-être même atomiques pour en finir comme en 45 avec Hiroshima et Nagasaki, sortira rincée, moralement détruite et souillée à jamais de ce conflit.
Chez nous, les israélistes jubilent, mais paniquent en même temps : l’écrasante majorité du monde – des gens, pas des hiérarques – est contre eux. La masse critique est plus qu’atteinte. Le monde occidental, dans ces conditions de déchirement, deviendra vite ingouvernable. Une tempête révolutionnaire s’annonce, chez nous et nos voisins. Ce n’est pas un vœu pieux, une annonce d’espoir ou de désespoir, puisqu’on y est.


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