On comprend en filigrane, bien qu’il ne l’articule pas de cette façon, qu’Alexandre Douguine suggère que le peuple restera impuissant tant qu’il sera perçu comme une masse numérique soumise au programme de gestion technocratique d’une élite qui ne voit en lui qu’une population.
La population est un cheptel gouvernable par une politique de gestion des flux émotionnel (terreur sanitaire et / ou croquemitaine islamiste), migratoire (submersion planifiée), idéologique (éléments de langage et prêt-à-penser).
Le peuple est, à l’inverse, l’aboutissement d’une conscience politique de la population : le peuple a une identité culturelle enracinée dans une tradition et un patrimoine linguistique ; le peuple a une signature génétique induite par un millénaire de cohabitation endogame et de sédentarité ; le peuple a une histoire pérenne que la mémoire collective transmet comme un ligament entre les sacrifices passés et les projets de perpétuation des réalisations dans lesquelles il est fier de se reconnaître : le peuple est la première force politique d’un pays.
Opportunistes, corrompues, parasitaires, et attelées au gardiennage jaloux de ses privilèges, l’oligarchie institutionnelle (exécutif, médias, banque) hait le peuple, car la conscience politique de ce dernier appelle une remise en cause des hiérarchies établies, des népotismes systémiques : le peuple constitue une force susceptible de faire péricliter l’endogamie du confort de classe.
Il devient alors urgent de souiller la notion même de peuple : la résurgence du mot FASCISTE est faite pour ça. Pour que le peuple n’ait d’autre ambition que de se maintenir à l’état proto-politique de population.
Afin de cimenter cet engluement du peuple dans un état de préhistoire politique qui l’éloigne de toute revendication à l’élévation (spirituelle, économique, esthétique), on organise la dilution du peuple par la déséducation, la pornographie télévisuelle, le jeu de mots sexuellement connoté, et l’immigration du tiers-monde : le renversement du peuple par son corollaire, la populace, permet le maintien du statu quo élitaire.
L’agenda mondialiste est un coup contre l’état de peuple.
Répondre à ce message