Là où est le cadavre, là seront les vautours
19 juillet 10:36, par SevLe travail des esprits fut, comme pour toutes les ingominies, progressif, insidieux et éminemment précis. Je me souviens de deux films : "Mar a dentro", film espagnol qui racontait le combat d’un mec (joué par Javier Bardem) qui après un accident assez stupide se retrouva tétraplégique, vécu près de 15 ans intégralement assisté mais avec toute sa tête et qui finit par se faire euthanasier dans une Espagne catholique qui refusait cette voie.
Le 2sd film est français : "Quelques heures de printemps", avec l’immense Hélène Vincent et V. Lindon. Là encore, un choix final parce que la femme est atteinte d’un cancer incurable.
Dans les deux cas, on nous montre des personnes atteintes d’un mal qui rend leur vie... forcément invivable. C’est fait à dessein. Il faut faire en sorte de présenter l’euthanasie comme une décision évidente, indiscutable, presque logique.
Habile propagande, toujours via le cinéma parce qu’émotionnellement c’est 100 % efficace, qui a permis en quelques années de faire accepter la seringue même pour des jeunes atteints simplement d’une impossibilité de sentir la vie devant eux. Et comme ils sont de plus en plus nombreux à n’avoir plus du tout le goût de vivre et à ne trouver aucun sens à la Vie, la "nouvelle société" toute fière de sa propre morbidité constitutive offre sa banderille finale comme un cadeau... celui du néant, du rideau final, de l’irréversible comme réponse aux désespérés du post monde.
Chapeau les mecs ! Fallait oser, ils y sont parvenus. Et le plus beau c’est que le théâtre des opérations est comme celui du nouveau monde médicale : blanc, froid, technique, aseptisé et... sans vie.
L’auto satisfaction des nouveaux techniciens de la mort sur ordonnance est glaçante. Les écrans de contrôle, les paroles faussement humanistes, le protocole aussi monstrueux que les chimiothérapies, le regard vide des petits bourreaux qui tiennent une grosse seringue (sic) à la place d’une hache ou d’une manette de haute tension... tout cela est bien le visage de ce qu’est devenu l’Occident : une décivilisation fascinée par la mort et qui l’inflige doctement (!) à tous ceux qui ne parviennent pas à dépasser les épreuves inhumaines que des grands tarés infligent aux vivants au nom, sans rire, du Great Reset et d’une "nouvelle société" dénuée d’âme, de coeur et donc d’Amour.
J’ai la nausée comme jamais. Que ce soit Arte qui ait balancé un reportage sur cette ignominie n’est pas étonnant. Cette chaine franco-germanique pue la mort.
Alain Soral et E&R
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