Les pommes pourries commencent à tomber de l’arbre oligarchique
10 février 13:48, par Général Pinochetpour "choisir à qui on verse notre argent", le plus simple est de réduire l’état à sa taille minimale... On choisit tous les jours à qui on donne notre argent en choisissant notre boulanger, notre bistrot, notre libraire, notre pompiste ou notre site d’information préféré. Ca devrait être pareil avec beaucoup d’autres choses... Le principe du marché libre est précisément de donner le pouvoir au consommateur.
Les anarcho-capitalistes (à la suite du catholique français Molinari) pensent même que ce choix du consommateur devrait s’appliquer à la sécurité (police-justice-armée). En gros, chacun choisirait sa juridiction. Cette libre concurrence des juridictions forcerait les opérateurs de sécurité à offrir des services performants (pas chers et efficaces). C’est sans doute utopique... n’empêche que l’idée est assez claire. Et sans en arriver à cette extrémité, on pourrait réduire grandement le périmètre de l’état.
On pourrait par exemple opérer une distinction entre charité publique (étatique minimale) et prévoyance (mutuelles auto-gérées, épargne, et assurances). Idem sur l’école. Si la santé et l’école étaient soumises à la libre-concurrence, nul doute que le déficit baisserait et le service augmenterait. Et en plus, on pourrait choisir son orientation de santé et l’instruction de ses enfants.
Déjà, si les prolétaires auto-géraient la Sécu, il n’y aurait ni déficit, ni opacité, ni big-pharma ni assistanat ! L’argent des cotisations est l’argent des travailleurs... il est donc légitime que les cotisants contrôlent strictement l’usage de leurs cotisations et choisissent leurs caisses d’affiliation. C’est l’auto-gestion et l’autonomie populaire.
La charité étatique serait donc réduite au minimum. On pourrait d’ailleurs imaginer de rétablir l’esprit public en incitant les riches à fonder des oeuvres de charité (laïques ou religieuses) comme autrefois. Au lieu de réprouver les riches, on ferait mieux de les réintégrer dans la morale sociale commune. Dans toutes les sociétés anciennes, les riches et les notables avaient cette responsabilité sociale écrite nulle part mais pratiquée partout : secourir et instruire les pauvres.
Le modèle de l’état pléthorique, opaque et bureaucratique (avec sa clique de politiciens et de fonctionnaires) n’est pas le seul modèle de développement. Il est temps de marier auto-gestion, autonomie populaire, morale traditionnelle, libre responsabilité individuelle et libre-économie.
Alain Soral et E&R
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