T’as l’bonjour du banquier Pigasse, Emma
16 janvier 10:46, par ANONYMEce banquier de Lazard qui s’est acheté des médias pour avoir une bonne image...
C’est le nouveau « Papivore » comme le surnom donné, au siècle dernier, à Robert Hersant en raison de son appétit insatiable pour l’achat de journaux, de périodiques et de radios FM.
Militant socialiste dans l’entre-deux-guerres, collaborationniste sous l’occupation, après la guerre, il fonde le groupe Hersant et devient député, puis député européen, sous plusieurs étiquettes politiques : radical-socialiste, gaulliste, centriste.
Après la défaite de 1940, il fonde le « Jeune front », un groupuscule pronazi situé dans l’orbite du Parti français national collectiviste (PFNC) dont la principale activité est de distribuer le journal antisémite Au Pilori, subventionné par les autorités allemandes.
Condamné en 1947 à dix ans d’indignité nationale, il bénéficie d’une amnistie générale en 1952.
En 1950, il fonde avec Jean-Marie Balestre L’Auto-Journal qui sera à l’origine du groupe Hersant, qui détiendra notamment la Socpresse.
Son parcours politique se poursuit à gauche, au Parti radical-socialiste, puis à la FGDS, il rachète en 1967 Nord Matin, le journal SFIO des bassins miniers.
Dans les années 1970, il passe à droite et devient un soutien de la droite libérale et conservatrice, avec notamment le rachat du Figaro, devenant alors le symbole du patron de presse ambitieux.
Il explique vouloir soutenir la droite à travers les médias : « Certains mènent le bon combat à la tête de partis politiques, moi à la direction d’importants moyens d’information ».
À la suite de l’annonce de la création de futures chaînes de télévision privées par Mitterrand, Robert Hersant crée, en 1985, TVE (Tél Europ) ou TVES (Télévision européenne par satellite).
Il recrute Jean-Marie Cavada, Patrice Duhamel, etc....
En 1987, il devient l’opérateur de la chaîne de télévision « La Cinq » en s’associant à Silvio Berlusconi, magnat de la télévision italienne.
Après avoir racheté à TF1 quelques animateurs vedettes, le fiasco financier arrive rapidement, le public ne suivant pas les stars de TF1 vers La Cinq, il vend ses parts à Jean-Luc Lagardère pour éviter la faillite de son groupe de presse.
En 1996, le groupe de Robert Hersant employait 8 000 personnes et générait 6 milliards de francs de chiffre d’affaires,
Après sa mort, en 1996, une partie de son groupe, Socpresse (Le Figaro…) est vendue à Serge Dassault et le groupe Hersant est dissous en 2020.
Alain Soral et E&R
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