Nick Fuentes, Staline et l’oblast juif
11 décembre 2025 17:10, par MauriceL’industrialisation de l’Union soviétique a menacé l’idée que l’Occident détenait le monopole de la modernité. Sa victoire militaire sur Hitler a humilié la classe dirigeante occidentale. Son soutien aux mouvements anticoloniaux a mis en péril les flux de ressources qui sous-tendent la prospérité impériale.
Dans ces conditions, le rapport de la petite bourgeoisie à la révolution devient comparable à celui d’un touriste face à un feu de forêt : fascinant de loin, insupportable de près. L’intelligentsia de gauche petite-bourgeoise est récompensée pour des critiques morales du capitalisme qui ne se traduisent pas par une capacité révolutionnaire.
On lui accorde des tribunes, des contrats d’édition, des bourses et un capital culturel en échange de son rôle : entretenir le rêve de la révolution tout en rendant sa victoire impossible.
C’est pourquoi l’appareil de contre-insurrection culturelle de la Guerre froide a trouvé des alliés si enthousiastes parmi les intellectuels de gauche.
Nul besoin de les soudoyer.
Elle correspond parfaitement à leur instinct de classe de s’opposer à tout socialisme susceptible d’exercer un pouvoir d’État et, par extension, de le tenir pour responsable.
C’est ce même instinct qui pousse aujourd’hui les « progressistes » des ONG à dénoncer le gouvernement du PSUV au Venezuela tout en encensant les organisations de la « société civile » financées par l’USAID, ou à qualifier d’« autoritaire » la politique d’éradication de la pauvreté en Chine tout en applaudissant les prêts au développement de la Banque mondiale.
Alain Soral et E&R
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