Friends et The Office : célébrer le bobo, moquer le prolo
18 novembre 2025 16:49, par RenaudThe Office est une excellente série, l’analyse qui y est faite ici est complètement à côté de la plaque et démontre que son auteur n’a jamais regardé la série plus loin que le premier épisode visiblement. La série, au contraire de moquer le citoyen lambda donne carrément envie de vivre peu importe notre élévation sociale. Dans cette série il est en réalité question de personnes travaillant pour une société dont le principe (vendre du papier pour d’autre sociétés) n’est pas bandant mais le parcours humain de chacun avec ses caractères, ses frasques, ses tares et leur relation les uns aux autres est en réalité un hommage très beau et subtil à la vie, la vraie vie, celle de monsieur et madame tout le monde, plutôt que de vouloir appâter avec ceux de toutes les tentations. Qui plus est, au contraire de l’analyse proposé ici, on peut parfaitement se reconnaître dans les personnages malgré le côté caricaturale de la série. J’ai beaucoup aimé le rôle qui en apparence est le plus caricaturé mais qui au final cache la plus intéressante subtilité, celui bien évidemment de Michael Scott, le patron qui en apparence fait n’importe quoi et/ou rien et pourtant réussi à avoir la filiale la plus performante du groupe pour laquelle elle travaille parce qu’il a compris le caractère primordial de l’humain dans tout ce cirque en plus d’être le meilleur de tous les vendeurs dès qu’il se sort les du c... En fait ce personnage me fait penser justement aux salariés qui critiquent systématiquement tous ce que fait le patron en disant qu’il ferait mieux alors que justement il parvient à faire de sa filiale la plus performante. J’aime particulièrement d’ailleurs lorsqu’il fait comprendre à Jim Halpert l’importance de respecter les anniversaires de chacun pour le bien être des employés alors que lui veut qu’on fête tous les anniversaires au même moment pour en être débarrassé. Que dire également de Dwight, un personnage au demeurant insupportable, rigide, méprisant, hautain, lèche botte de Scott au début de la série et pourtant le soldat de la filiale, celui qui lorsqu’il n’est plus là on se rend compte d’à quel point il se donnait corps et âme pour la société. J’aime le fait de dresser des portraits nuancé, ni méchants ni gentil, juste humain. Enfin, les personnages évoluent tous beaucoup au cours des 9 saison et à la fin, Jim Halpert, celui que vous voyez ici dégouté de son job, après 9 années et du recul, loue son expérience et en éprouve de la gratitude. Une série à voir.
Alain Soral et E&R
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