Quittant ma Bretagne à 24 ans, 3 années passées à Mérida au Mexique ont eu un effet révélateur à mon retour : l’amour des Mexicains pour la langue et culture françaises m’a rapproché de mon pays d’origine. Et c’est ensuite paradoxalement un article de Slate en 2010 (je me rappelle encore du nom du journaleux, un certain Quentin Girard) qui m’a poussée dans les bras du camp nationaliste français. Cet article moquait le "côté chauvin et franchouillard" français, ce qui détonnait avec ce que je venais de vivre outre-atlantique avec le patriotisme mexicain notamment le 16 septembre jour de l’indépendance du pays du royaume d’Espagne, où les mexicains brandissent par milliers le drapeau en clamant i Viva Mexico ! (Imaginez la même chose en France). Sans compter une expérience d’un an à Rio où l’on entend fréquemment dans la bouche des cariocas :
"O Brasil tem as praias mais bonitas do mundo/ o estadio Maracana, o estadio maior do mundo/ as brasileiras, mulheres mais bonitas do mundo etc" J’ai ainsi commencé à m’interroger sur ce qui poussait la presse à invectiver ainsi les français, et je remercie au passage le journal d’ Attali qui a fait basculer mon vote.
Pour revenir à l’article, ne pas enjoliver la réalité mexicaine, la Politique y est encore plus corrompue qu’en France, je me rappelle du PRI achetant le vote de mes voisins électeurs (par distribution de bicyclettes), un pays où 91% des citoyens pensent que leurs politiques sont extrêmement corrompus, où le sort des autochtones indiens y est peu enviable, la classe moyenne y est quasi inexistante ..
Alain Soral et E&R
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