Shlomo Sand : "Comment j’ai cessé d’être juif"
19 mai 2013 13:56, par AntipastiA la fin de l’entrevue il défend encore Israhell à propos du passé, de l’avenir et des perspectives de développement. Il n’y aurait pas un futur historique mais une vision mythique en Israhell, "c’est bien, surtout quand on l’apprend jeune". C’est surtout religieux ! Il dit que ce manque de perspective serait aussi un problème profond en Europe. Cela est historiquement faux dans nos pays, parce que nous avons une culture, une pratique terrienne, une cuisine. Avec des changements faits de grandes périodes identifiables qui nous ont forgées. Nous n’avons pas peur du futur car nous avons déjà une existence. Ce n’est pas le cas du mensonge sioniste.
Il veut qu’on excuse les massacres palestiniens en nous rappelant les massacres américains et français en Algérie. Ce n’est pas similaire. Il y a eu départ de la France d’Algérie et une reconnaissance du droit du premier habitant pour les indiens.
M. Sand est un grand défenseur d’Israhell, avec des idées de gauche. Ce courant plutôt urbain et étudiant comme il le dit, a fait 05% aux dernières élections. Shlomo dédramatise et déculpabilise israhell. A la fois coupable forcé et victime éternelle, religieux obligatoire et laïc mythique. Une nation qui s’invente et exige aujourd’hui l’éligibilité au démocratisme, quand même !
il se plaint aussi de la "difficulté" pour les israhéliens d’avoir un autre passeport en plus de l’Israhélien. "Mais c’est très facile de venir en Israhell". Rappelons-lui la difficulté à y vivre, des chrétiens à majorité arabes palestiniens. Il n’y a pas d’état israhélien puisque ses frontières s’étendent au gré du mouvement des tanks bulldozers. Mettre Israhell au centre des débats, c’est lui assurer une existence. Il le dit, j’existe par le regard de l’autre. Nous sommes bien là au coeur du débat sur la viabilité, l’existence de cette expérience.
Faites attention, il le dit au début : "mon but est l’universalisme" La création d’un être indéterminé multicartes, portant des jeans du sentier. "business is business". Ce qui lui permet de dire qu’en France (entrevue avec taddeï) il y a un mythe du fond gaulois et que ce n’est pas notre identité. C’est la ligne du CRIF, de Attali, BHL, Finky. Se battre pour ou contre Israhell, est une façon de s’éloigner des problèmes identitaires, sociaux, économiques nationaux. Valider Israhell c’est valider notre perte.
Alain Soral et E&R
E&R en vidéos
Revues
Bonnes adresses
International
Alain Soral
Kontre Kulture

et
!