>Il est impossible de rembourser la dette, puisqu’elle est faite d’argent qui en réalité n’existe pas
L’argent n’existe pas et bla bla :
Arrêtez avec cette histoire d’intérêts de la dette qui n’existe pas ; si l’argent était créé à 100% par la Banque de France (donc sans réserve fractionnaire), l’intérêt à rembourser "n’existerait" pas plus pour autant. Tout ça pour dire que lever le petit citoyen contre la banque en lui sortant l’argument massu "un argent qui n’existe pas" est contre-productif car source de confusion. Pour être clair, le problème n’est pas là ; les points essentiels sur lequels il faudrait se concentrer sont les suivants :
qui contrôle la quantité de monnaie en circulation (peu importe sa nature d’ailleurs, que ce soit de l’or, du papier, des coquillages, des bits, etc.) ?
qui émet cette monnaie ?
quel rôle joue l’intérêt dans tout ça ?
L’intérêt, selon que je sois privé ou public...
Dans le privé, l’intérêt est plus ou moins haut en fonction du risque du crédit fait à l’emprunteur, même si cet argent est créé à partir d’une simple ligne dans un ordinateur, il n’empêche qu’au final la banque doit un jour ou l’autre équilibrer ses comptes et que si ses emprunteurs ne la remboursent pas, elle finira en dépôt de bilan. L’intérêt nous est vendu par les banques comme le risque encourru de ne pas pouvoir équilibrer leurs comptes, alors que c’est un simple régulateur indirect et très inefficace de masse monétaire.
En fait j’ai beau retourner ça dans tout les sens, il me paraît hallucinant que l’intérêt serve aux banques pour s’enrichir. L’intérêt devrait n’avoir qu’un rôle de régulateur de la masse monétaire et non être source de profit ;
S’il y a trop de monnaie en circulation, l’état augmente l’intérêt et vice versa. Cet intérêt revenu à la Banque de France serait détruit ou remis dans le circuit en fonction des besoins de l’économie réelle.
Une fois qu’on a dit cela se pose la question de la viabilité même des banques privées : si elles se financent à 100% à la Banque de France et chez ses clients (qui lui prêteraient leur argent volontairement pour faire de vrais prêts), et qu’elles se rémunèrent sur une partie de l’intérêt qu’elle perçoivent, pourquoi pas ; mais serait-ce vraiment valable pour elles ?
Alain Soral et E&R
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