Dettes impayables et esclavage déguisé
Cela signifie que si l’on veut simplement conserver le même montant d’argent en circulation, année après année, il faut accumuler des dettes impayables. Dans le cas des dettes publiques (des États), les banquiers se contentent de se faire payer l’intérêt sur cette dette. Est-ce une faveur qu’ils nous font ? Non, cela ne fait que retarder l’impasse financière de quelques années, sur les générations suivantes car au bout d’un certain temps, même l’intérêt sur la dette devient impayable. La levée d’hypothèques permet ainsi aux banques de mettre la main sur le patrimoine des pays.
La dette de la France à la fin 1979 était de 239 milliards d’euros. La dette à fin 2008 s’établit à 1 327 milliards d’euros ! Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1 088 milliards d’euros et nous avons payé 1 306 milliards d’euros d’intérêts. 1327 - 1306 = 21 milliards d’euros ! Si nous avions pu créer notre monnaie via la Banque de France — faire exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées —, la dette publique serait quasiment inexistante aujourd’hui. Georges Pompidou a été le directeur général de la banque Rothschild. Il en était l’employé : il n’est par conséquent pas étonnant qu’il ait fait cette loi du 3 janvier 1973 qui interdit à l’État français de battre monnaie et qui a endetté la France d’une façon structurelle et incommensurable auprès de banques privées comme la banque Rothschild. Et c’est ainsi dans tous les pays du monde.
Il est impossible de rembourser la dette, puisqu’elle est faite d’argent qui en réalité n’existe pas. Plusieurs pays du Tiers-Monde ont réalisé l’absurdité de cette situation et ont cessé de payer les intérêts sur leur dette. Car, en réalité, ces prêts aux pays du Tiers-Monde (1), loin de les aider, ne font que les appauvrir, puisque ces pays doivent s’engager à remettre aux banquiers plus d’argent que ces derniers leur ont prêté, ce qui forcément rend l’argent plus rare parmi le peuple, et le condamne à vivre en esclave.
Mais un pays peut-il fonctionner sans emprunter l’argent-dette créé par les banquiers ? Cette situation est seulement légale et le produit de l’histoire. Les peuples peuvent sortir de cet engrenage si les décideurs politiques le veulent vraiment : ce n’est pas le banquier qui donne à l’argent sa valeur, mais la production du pays. Sans cette production objective de tous les citoyens du pays, les chiffres prêtés par le banquier ne vaudraient absolument rien. Par conséquent, en réalité, puisque cet argent nouveau est basé sur la production de la société, cet argent appartient aussi à la société. La simple justice demande donc que cet argent soit émis par la société, sans intérêt, et non par les banques privées. Au lieu d’avoir un argent émis par les banques, un crédit bancaire, on aurait un argent créé par la société, un crédit social. Pour cela, il faut que les chefs politiques prennent des décisions souveraines.
(1) Sauf dans le cas de catastrophes naturelles, l’extrême pauvreté et la famine dans le Tiers-Monde, dont nous entendons tant parler, sont causées par des hommes, et lorsqu’elles ne sont pas dues à la guerre, à la révolution ou au désordre civil, sont dues au mauvais traitement des pressions financières bancaires.
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