Kev Adams ou la preuve qu’E&R n’est pas antisémite (on est payés à la ligne) : on sait reconnaître le talent, quand il est là. Noir ou blanc, gros ou mince, hétéro ou pédé, homme ou femme, riche ou pauvre, juif ou nazi, du moment que le talent est là, on applaudit.
Et là, le petit Kev, l’éternel ado (de 35 ans cette année), a réalisé une sacrée performance. Il a beau, comme tous les juifs, être fasciné par l’Amérique, cette sur-France, il faut aller devant le public d’America’s Got Talent (et ses 31 millions d’abonnés) et sortir un sans-faute de 5 minutes, même si les vannes ne sont pas ultra originales. Et même un peu démago : les différences entre les USA, super grands, et la France, toute petite, le tout saupoudré d’allusions au sexe...
On sait que pour l’occasion le Smadja a dû s’entourer – il en a les moyens – de bons auteurs (c’est pas comme Elie Semoun qui refuse de prendre de bons parce qu’il estime que c’est trop cher, ce qui explique sa stagnation, voire sa régression professionnelle, sauf avec la série merdique des Ducobu, une vraie manne, qui est aussi une forme de régression), et qu’en soi, il n’est pas vraiment drôle, mais c’est le lot des interprètes bien nés, et bien pistonnés.
Tout jeune, pour une de ses premières vraies télés, il a été poussé chez Denisot grâce à des parents influents. Ce qui l’a vraiment lancé, c’est la soirée Rire contre le Racisme, l’émission fruit du croisement (ou du viol) entre la LICRA et le service public audiovisuel. Bref, les fées.
Mais les fées sionardes, puisque la liste de ses parrains semble assez schindlerienne : Elisa Soussan, qui le découvre et le manage ; Gad Elmaleh, qui lui offre un tremplin avec une première partie ; le réal Arthur Benzaquen pour Aladin ; le réal Roman Lévy pour Gangsterdam ; Hazanavicius pour Tout là-haut...
Imaginez une Blanche Gardin qui vient de nulle part à côté, ou un Dieudonné qui s’est fait tout seul en banlieue, pas vraiment Neuilly ou Paris XVI, ces arrondissements qui côtoient les sièges des télés et qui regroupent le gratin du cinéma...
Feuj movies
On se gardera donc de jeter la pierre à Kev, qui a réalisé un exploit. Mais on n’ira pas voir ses films, il est vrai destinés aux ados et aux enfants, plutôt aux enfants, parce que les ados d’aujourd’hui, génération RS oblige, sont très exigeants.
Aller devant le public US demande des couilles grosses comme des pamplemousses, c’est justement ce que prône notre ami Kassovitz, qui s’est aussitôt fait choper par la patrouille des gendarmettes. Pas de chance.
🔴🎬🍆 FLASH | « Moi c’est sa b*te qu’il m’avait envoyé (sic) ici en photo. »
La journaliste Agnès Léglise, plume de Rock & Folk et ancienne compagne d’Antoine de Caunes, accuse publiquement Mathieu Kassovitz de lui avoir envoyé une photo intime non sollicitée après un bref… pic.twitter.com/ZSyT1Tl3Nq
— French Report (@french_report78) June 3, 2026
Kev sait ce qu’il lui reste à ne pas faire.


et
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