Comment réduire l’impact sur le grand public présumé innocent de l’affaire Epstein-Lang, qui fait lourdement douter de l’intégrité de nos élites ? Il suffit d’allumer des contrefeux, et le Système sait faire. Ça tombe bien, TMC, du groupe TF1, nous a concocté un acte d’accusation grandiose du blaireau français numéro un : le gros Gégé.
« C’est quelqu’un dont on rapporte qu’il rote et qu’il pète sur les tournages et ça fait rire ; c’est quelqu’un dont tout le monde a choisi de rigoler lorsqu’il est en état d’ébriété sur son scooter comme il le raconte lui-même ; c’est quelqu’un qui peut partir 4 heures sur un tournage parce qu’il a envie de manger une entrecôte à l’autre bout de Paris et toute l’équipe de tournage l’attend. »
C’est l’acte d’accusation lu par Marine Turchi, la gauchiste haineuse de Mediapart, et délatrice de MeToo à ses heures, c’est-à-dire H24. Pour voir la mise à mort du grand acteur, cliquez sur l’image.
La pénétration fusée de cette grande gueule provinciale populiste dans le petit monde fermé du cinéma de gauche, bourgeois et tordu, se paiera cash cinquante ans plus tard, avec une rafale d’accusations de viols et d’agressions sexuelles, qui mettront le cachalot à terre.
À la place, le Système nous propose d’admirer le fragile Pierre Niney, qui respecte les femmes, lui. Ou Jérémie Elkaïm, l’ex-compagnon déconstruit de Valérie Donzelli, la réalisatrice pour qui il n’y a que deux sortes d’hommes possibles : les toxiques et les vulnérables. Pour Libération, elle décrit son modèle masculin dans son dernier film, À pied d’œuvre.
C’est mon premier héros masculin ! Après avoir raconté la masculinité toxique dans L’Amour et les Forêts, je raconte une façon d’être tout autre, un homme vulnérable, doux, qui ne cherche pas à se conformer à ce qu’on attend de lui. C’est-à-dire qu’il soit puissant, qu’il gagne de l’argent, qu’il assure. Il y a une injonction qu’il refuse, sans rien demander à personne, sans se plaindre. Il est constamment jugé, mais lui ne juge personne.
Trois ans auparavant, elle dénonçait avec courage les hommes toxiques qui sont méchants avec les femmes, forcément innocentes et parfaites. La souffrance de Virginie Efira fait peine à voir, elle joue vraiment bien la rescapée (on a les camps de concentration qu’on peut). On n’aimerait pas être une femme en prise avec ce type d’homme. L’amour va parfois vraiment trop loin. Jusqu’au masochisme, par exemple...
Et il faut appeler cette pauvreté scénaristique du cinéma ?
Inutile de dire que la mort médiatique de Gégé nous condamne à des Turchi et des Donzelli, avec qui rigoler sera du domaine de l’extraordinaire. Cela n’excuse pas les agressions et autres forçages, mais dans un milieu bourré d’orgies et de partouzes, de putes et de pédos, évoquer la morale, s’outrer pour des mains au cul a quelque chose de troublant. C’est comme reprocher à un type de péter pendant une partouze, ça gâche la fête.
La bourgeoisie de gauche a gagné, l’ignoble Jack écume les plateaux pour défendre la dépravation qui éclaire son visage diabolique, tandis que Depardieu passe à la trappe. C’est le grand remplacement socioculturel. On espère ne pas apprendre que Gégé a violé des gosses, ce serait le pompon. Là, on retire l’article illico.
On a trouvé une déclaration d’amour de Gégé au Talmud, qui nous semble non pas insincère, mais relativement calculée, au moment où le Système lui tombe dessus (2024). On peut se tromper, mais...
Notre message aux mecs, pour finir : ne soyez plus toxiques, soyez vulnérables. On sait pas pourquoi mais ça nous rappelle Tsahal qui demande au Hamas de déposer les armes, afin de massacrer plus facilement la population gazaouie désarmée... Pareil pour les SS avec les juifs révoltés du ghetto de Varsovie en 43. Faut jamais déposer les armes quand l’ennemi le demande. Mieux vaut crever avec !
Au fait, puisqu’on parle agressions sexuelles, le procès d’Arthur, ça en est où, chez Mediapart ? Allo, Turchi ?


et
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