En 1971, ce monsieur Poffet avait déjà tout compris à la permaculture, qui allait être à la mode trois ou quatre décennies plus tard, et à l’appauvrissement des sols, source de beaucoup de nos problèmes de nutrition. Et de beaucoup de bénéfices du Big Agro...
« J’ai enfin compris que nous ne pouvons plus continuer. »
Après Poffet, on a trouvé « le fou qui plante ses légumes sans eau », disaient les gens du pays, quand le baba est arrivé dans le Larzac. Sauf que le gars a étudié la question pendant 35 ans... Et maintenant, des tomates poussent quasi sur des rochers.
Dans ces histoires, ce qui est intéressant, ce n’est pas seulement cette autre idée de l’agriculture, mais l’hostilité de la socioculture, représentée par les voisins, les médias, et le formatage national en toute chose, notamment via l’école. Ces types sont des petits miracles, ils inspirent les autres, et une autre idée de l’homme et de son travail pousse en silence et en rhizome.
On peut transposer ça dans le monde médiatico-politique, quand on voit des idiots présenter des émissions à trois mensonges minute. Dans le genre, on a trouvé – il suffit de se baisser – un plateau formidable avec le duo Paloméros-Lasserre, le général soumis et la journaliste dérangée.
#ServiceNational "On est entrés dans la période de remontée en puissance, après avoir dégradé nos armées pendant plusieurs décennies, fermé des casernes... Tous les militaires savent que, pour éviter d’être engagés dans une guerre, il faut s’y préparer". @jpalomeos et @ilasserre pic.twitter.com/pRZcNeQzYg
— C dans l'air (@Cdanslair) November 27, 2025
Il y a évidemment une autre façon de penser le conflit ukrainien, on pourrait dire permaculturellement. On voit que les conséquences de cette pensée aussi fausse que formatée peuvent aller très loin, jusqu’à la mort d’innocents.
Dans le monde agro-industriel, sans jeter la pierre aux (petits) agriculteurs, déjà bien étranglés comme ça, les conséquences sont la mauvaise santé de la population. Qui sait pourtant aujourd’hui comment manger mieux, pas forcément pour plus cher. Mais ça demande de la volonté et du courage, celui du changement, et un changement presque total d’esprit. Le plus difficile, au fond...


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