Qu’est-ce qu’être juif ?

La réponse d’Alain Finkielkraut

Publié le : mercredi 1er janvier 2014
Commentaires : 71
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Extrait de la websérie Juif ?, créée par Esti et regroupant 120 entretiens.

Alain Finkielkraut est écrivain.

 

Sur le judaïsme et le sionisme, chez Kontre Kulture :

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71 commentaires
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Le 2 janvier 2014 à 13:00 par Mustapha K
#655071

Pauvres juifs du XXème siècle auxquels l’état monstrueux d’Israël a fait perdre leur sens de la justice ,de la vérité. Obligés de choisir entre la mauvaise foi perpétuelle et la dissidence contre la majorité de leur communauté imposteur ou déserteur..

Le 2 janvier 2014 à 15:26 par laurent
#655205

Qu’est-ce qu’être juif ? Réponse : Croire à la religion juive. Rien d’autre. Ni une race, ni une nation, ni un peuple, ni une communauté, ni autre chose. Rien qu’une religion comme le christianisme, l’islam, la scientologie etc. Aucun adepte de la religion juive ou toute autre religion, ne peut prouver personnellement que ses ancêtres sont d’origine de la terre sainte. Il suffit de visionner cette série d’Esti et constater le nombre de balivernes et des sornettes en réponse à cette simple question par les interviewés ( y compris par des philosophes de mes deux ) pour comprendre le malentendu et la bêtise parmi les réponses cette question. Je répète : Etre juif veut dire : Etre adepte de la religion juive ( par choix) dans la république laïque s’entend.

Le 3 janvier 2014 à 01:17 par David Romarik
#655799

Vous n’y connaissez absolument rien. Les Juifs se transmettent une culture particulière depuis des siècles. En cela, ils forment un peuple.

Le 3 janvier 2014 à 14:15 par Titus
#656159

@ Romarik :

Une culture ? Quelle culture ? Qu’y-a-t-il de commun, culturellement parlant, entre un Juif russe et un Juif maghrébin ? Rien du tout !

Le 4 janvier 2014 à 00:58 par richard
#657163

David n’a pas totalement tort ;

De la Tora orale, les juifs ont érigé une tradition de transmission.

Peu importe la malhonnêteté rabbinique de prétendre à l’enseignement de la parole divine qui serait consignée depuis l’origine à la "virgule" près (il n’y a pas de ponctuation, j’en fais une boutade...) ;

- Cette transmission orale ne s’est pas perpétuée sans apport, sans déformation, sans brodage, sans fantasme, sans mensonge, de ce fait, on ne peut distinguer Dieu, des délires interprétatifs des sages qui se sont passés le relais durant des siècles.

- Le rabbinisme succéda au pharisianisme tout en bravant les principes fondamentaux traditionnels de la transmission orale de leurs prédécesseurs.

- C’est ainsi que naquit toute la littérature mishnaïque, midrashique puis talmudique, qui serait à l’égal de la Tora Ecrite d’après le judaïsme rabbinique.

Or, c’est de là que le délire racialo-chromosomique de la matrilinéarité est issu, et c’est également de là que la structure culturelle "juive" universelle post Diaspora est issue, de laquelle tout "juif" se réclame, et grâce à laquelle, tout "juif" est juif par défaut, par automatisation génétique et culturelle, sans que dieu soit nécessairement impliqué.

J’appelle cela tout simplement ;

- Un rapt, tromper Dieu.

Ainsi, David voulait peut-être dire que les "juifs" (lesquels en réalité n’en sont plus car séparés de Dieu) sont de cette transmission orale un peuple qui s’en identifie culturellement.

- Peu importe que les juifs soient russes ou marocains, ici, il n’est pas question de la culture d’habit, mais de la culture de "peau" ou de "sang", qui est la même pour tous les "juifs" universellement.

@Laurent

vous n’avez pas tort également, mais votre définition s’approche plus du juif originel, du vrai, que de ces "juifs" qui ne sont que le reflet de leur imagination volontairement et stratégiquement délirante ;

- en sommes : indéfinissables.

J’ai peine à croire que ce genre "d’intellectuel" "juif" n’en soit pas conscient, par ces appuis invétérés au sionisme ;

- preuve en est de cette tromperie

Le 2 janvier 2014 à 16:39 par ricops
#655275

De ce que je comprends, il répond à la question "Qu’est-ce qu’être juif aujourd’hui" parce que sa définition ne tient pas 65 ans en arrière. Ca enlève un peu la profondeur du propos je trouve.

Le 2 janvier 2014 à 19:28 par Stev
#655303

Je vois ce qu’il veut dire... Moi-même, je ne suis pas croyant, et donc encore moins pratiquant, et pourtant, le catholicisme imprègne ma culture, mon inconscient. Ca a du sens pour moi. Athée convaincu, je ressens quelque chose quand j’entre dans une église, une cathédrale. Je peux donc parfaitement comprendre qu’une personne issue de culture juive mais non croyante puisse avoir le même sentiment d’appartenance...

Mais là où le bat blesse, c’est que si des catholiques se mettent à bombarder une population au phosphore blanc, si des catholiques annexent, occupent, discriminent, au nom du catholicisme éternel, je ne vais pas les défendre, valider, approuver leur projet, m’en faire le porte-parole...

Je n’approuve pas les missionnaires catholiques, par exemple... Je ne me sens aucun devoir de "solidarité chrétienne" ou "solidarité catholique" si ce sont des salauds et des criminels qui affichent cette foi ou cette appartenance...

Finkie, lui, cautionne Sharon, Netanyahu, Lieberman... Il n’a pas eu un mot critique ferme lors de l’opération "plomb durci". Son propos perd donc toute crédibilité !

Le 3 janvier 2014 à 01:14 par zoubi
#655795

Vous avez une bonne approche mais n’allez pas suffisamment loin. Jamais Finkie n’a prétendu soutenir inconditionnellement ceux que vous citez. Lorsqu’il dit son « lien torturé » avec Israël, c’est bien ce qu’il entend. Et c’est bien le même lien qu’entretiennent la grande majorité des sionistes avec Israël, car contrairement à ce qu’il est bon ton de penser, il y a une aussi grande variété de sionistes qu’il n’y a de socialistes — toutes proportions gardées, et le fait d’être sioniste n’implique pas plus le hooliganisme que le fait d’être amateur de foot, le nationalisme que le fait d’être socialiste, ou le terrorisme que le fait d’être arabe.

Le 2 janvier 2014 à 21:28 par Fakiebob
#655479

C’etait profondement ininteressant.

Le 2 janvier 2014 à 21:56 par Lulu
#655525

Et la sœur de Nanar Henri Lévy, Véronique, quand est-ce qu’elle l’interviewe pour lui poser la question ? Hein !!!

Le 3 janvier 2014 à 09:49 par anonyme
#655933

Comme c mignon..si on generalise, c’est pour un hommage de solidarite et fierte envers ses aieux qu on cautionne le vol dun etat criminel, qu on met a genoux toutes les nations etc etc, qu’on se barricade pour se defendre de ses propres consequences !? Moi des descendants dans son genre me foutrait des remords..

Le 3 janvier 2014 à 13:16 par Gigi
#656095

J’aime encore Finki. Il serait intéressant d’entendre les réponses des non-Juifs, puisque l’intervieweuse dit qu’elle a posé cette question également à des non-Juifs.

Le 4 janvier 2014 à 02:30 par Cher Fresh
#657228

N’y voyez pas de polémique mais juste un vœu pieux : j’aimerais tellement qu’on appelle les juifs des "non-catholiques", pour changer ! Parce que je sais bien qu’il y a aussi des agnostiques, des athées, des bouddhistes, des indifférents, des musulmans, des orthodoxes, des protestants, etc (je cite par ordre alphabétique pour ne pas faire de hiérarchie), mais en France, historiquement, depuis le VIè siècle environ, un juif est un non-catholique, et le catholique n’a pas à se définir par rapport à lui ! Je veux dire : on a inversé la préséance entre la norme et ses exceptions. D’où cela vient-il ? du fait qu’aujourd’hui n’y a pratiquement qu’eux qui ont le droit de parler ? Mais ils se situent comment par rapport à leur auditoire, composé presque exclusivement de « non-eux » ? C’est terrible, ce « non-truc » : on définit les gens par ce qu’ils ne sont pas, par une négation ou un manque ! Et un manque de quelque chose qui ne me manque pas du tout, car je ne les envie pas d’être juifs, je trouve que ça impose un surmoi de groupe très lourd, qui entrave la liberté individuelle. La puissance, l’argent, ok, mais ne jamais pouvoir sortir de son personnage ? Par exemple Finkielkraut, s’il n’avait pas la moitié de son emploi du temps bouffé par ce questionnement identitaire et les « prises de position » afférentes, il pourrait consacrer des milliers d’heures supplémentaires à étudier la poésie ou regarder le foot ou autre, et serait beaucoup plus détendu (et souriant, merci pour les autres).

Le 3 janvier 2014 à 16:19 par L
#656321

"impatience critique" ...

sérieuxxxe ?

Le 22 janvier 2014 à 20:57 par La Rochejaquelein
#696723

Seulement en privé.

Le 22 janvier 2014 à 20:56 par La Rochejaquelein
#696718

Peut-être la définition la plus juste, la plus complète, à ceci près, et aucun juif n’ose le dire, qu’il y a un certain biologisme à être juif. Être juif c’est aussi et peut-être avant tout avoir du sang juif et ne pas oser le dire, sauf pour Zeev Jabotinsky ou Buber.

Le sang est une donnée fondamentale du judaïsme et de la judéité.

Est un peuple toute assemblé humaine qui dit nous. Il n’y a pas de définition scientifique du peuple, contrairement à ce que le XIX siècle a voulu affirmer, d’où la bêtise d’un Shlomo Sand.

Tout peuple est une invention, toute l’entreprise humaine est une invention. La crise d’identité qui traverse tous les peuples c’est la crise face à l’aliénation du monde moderne. Cette crise, les juifs aussi la traversent, même si certain la suscite.

J’aime bien AF, je le combats mais je l’aime bien.