La Grèce s’est quand même bien mise dans la mouise toute seule, sans l’aide d’aucun méchant banquier occidental. Ce pays est plus connu pour son népotisme et son style de vie à la cool que pour son industrie lourde. Qui plus est, c’est une péninsule plutôt chaude et rocheuse qui a rarement connu à l’opulence. La situation actuelle n’est pas vraiment pire que sous les colonels, que lors des attaques italiennes ou allemandes d’il y a 70 ans, les incendies des turcs, la dhimmitude...
Ils sont orthodoxes, il y a une certaine culture de l’entraide et du partage.
Mais sinon, Tsipras est un homme de gauche, un vrai, donc un imbécile. Les hommes de gauche sont souvent des débiles - désolé mes gens mais c’est la vérité - et il n’a préparé aucun plan, absolument aucun, de retour à la drachme. C’était du pur bluff, il pensait qu’en jouant les jolis coeurs il convaincrait la Commission que nous pourrions tous nous concentrer à faire chanter les lendemains. Mais non, il a vite compris que les allemands, les finlandais, les hollandais tenaient mordicus à leur argent (et on les comprend).
Résultat, il n’a pas fait grand chose. Un retour à la drachme, et bien c’est une politique qui se prépare très difficilement avec un programme sérieux. Même si Tsipras avait un programme en béton pour lancer ça, et bien ça n’aurait pas été bien agréable.
Il est faux de dire - j’insiste, c’est faux - ou de penser que même si "les peuples redeviennent souverains" la vie sera belle et lumineuse, ce sera une épreuve de trente ou quarante ans dure (bien moins que celle qu’on vécu nos aïeux des années 20, c’est relatif) et douloureuse.
C’est pas seulement du populisme - mot positif mal connoté - de dire que Tsipras irait mieux en sortant de l’UE, c’est faux. C’est faux sur le court terme. Le pays se redresserait sur une période de quinze, vingt ans, et peut être que la Nouvelle Grèce qui en surgirait rayonnerait. Mais cela serait après quinze ans d’austérité volontaire, imposée aux Grecs par les Grecs pour que les enfants vivent mieux.