Egalité et Réconciliation
https://egaliteetreconciliation.fr/
Evènements

Gerard Menuhin – Intellectuellement, l’antisémitisme est mort

Gerard Menuhin est un journaliste, écrivain, romancier et producteur de cinéma britannico-suisse. Il est le fils de parents juifs, du violoniste et chef d’orchestre américain Yehudi Menuhin, considéré comme « l’un des plus grands violonistes du XXe siècle ». La mère de Menuhin était danseuse de ballet et elle est décédée en 2003 à l’âge de 90 ans. Menuhin est diplômé de l’université de Stanford et est l’auteur de Tell the Truth et Shame the Devil. [Le grand-père de Gerard Menuhin, Moshe Menuhin, était né en Russie, et c’était le petit-fils du fondateur de la branche des juifs orthodoxes hassidiques Schneur Zalman de Liady. Moshe Menuhin était un antisioniste véhément, tout comme son fils.]

 

Dans votre livre, vous citez Albert Einstein qui aurait dit : « Je crois que la survie du judaïsme allemand est due à l’antisémitisme. » Il semble qu’il ait constaté que le terme « antisémitisme » était de plus en plus utilisé comme un instrument idéologique, capable de réduire au silence ou de discréditer les critiques, car aucune personne sensée ou sérieuse ne souhaite porter la stigmatisation associée à l’étiquette d’antisémite. Pourriez-vous développer ce point ?

Cela dépend de la définition que l’on donne à une personne sérieuse. Est-ce quelqu’un qui occupe une position dans la société, le monde universitaire ou le gouvernement – et qui est donc considéré comme un « expert », digne de respect – qu’il risque de perdre s’il ne se conforme pas au politiquement correct ? Ou bien est-ce quelqu’un qui a la capacité et prend le temps de se forger sa propre opinion sur un sujet donné, sans être influencé par celle des autres ?

L’expression « antisémitisme » est non seulement inappropriée, mais elle est dénuée de sens. Douglas Reed a proposé un substitut : « anti-sémouline » (La Controverse de Sion).

Comme je l’explique dans mon livre, le terme « sémitisme » désigne, au mieux, une langue. L’« antisémitisme » impliquerait donc une opposition aux langues sémitiques, ce qui est absurde. Déduire de cette opposition exprimée envers les peuples sémitiques serait une interprétation abusive. Et les Juifs sont-ils sémitiques ?

L’antisémitisme est donc une arme de répression qui ne survit que parce qu’elle est liée à la culpabilité que toute personne de bonne volonté ressent – ​​ou est censée ressentir – face à l’Holocauste. Voilà deux accusations en une seule phrase. La première est un terme impropre et la seconde une simple projection psychologique. L’antisémitisme ne serait qu’une pseudo-expression impuissante s’il n’était pas associé à l’Holocauste.

Une autre arme efficace de répression est l’accusation de « discrimination ». Dans un monde déformé par le politiquement correct, la « discrimination » est une accusation à éviter à tout prix. Dans un monde libre, la discrimination n’est qu’un choix ou une préférence. Si quelqu’un choisit de ne pas fréquenter certaines personnes, par exemple des Juifs, c’est bien sûr son droit absolu en tant que citoyen libre.

Lire la suite de l’article sur plumenclume.com

 

Le grand retournement

 
Alerter

8 commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

  • Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
  • Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
  • Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #3582395
    Le 17 décembre 2025 à 13:12 par Malthus sans contrainte

    C’est d’autant plus courageux que son père a participé à la grande mystification en s’enfuyant de l’Europe nazie au lieu d’y rester paisiblement et a ensuite joué à Bergen-Belesen en 1945... tout cela pour essayer d’accréditer dès le début la grande mystification.

     

    Répondre à ce message

    • #3582437
      Le Décembre 2025 à 16:28 par anonyme

      "(...) son père a participé à la grande mystification en s’enfuyant de l’Europe nazie au lieu d’y rester paisiblement (...)"

      Hein ? Comment lui reprocher de s’être barré d’un endroit si "paisible" ?

      Même pour un non-juif, l’europe de la deuxième guerre mondiale n’a pas été de tous repos, et la plupart des gens normalement constitués comprendraient qu’une personne en ayant les moyens ait voulu mettre sa famille à l’abris.

    • #3582490
      Le Décembre 2025 à 22:25 par Maurice

      Pourriez-vous préciser vos sources car elles sont contradictoires avec d’autres faits connus :

      Yehudi MENUHIN a effectivement vécu en Europe avant 1939 mais citoyen américain, il est rentré aux USA. Il a contribué à l’effort de guerre en donnant des concerts aux "GI’s". En 1945, il a soutenu Wilhelm FURTWANGLER inquiété lors de la dénazification. Je l’ai vu deux fois dans le Grand échiquier de Jacques CHANCEL ; il y était rappelé qu’il avait dès 1945 appelé à la réconciliation avec les musiciens allemands.

      Dans un discours à la Knesset en 1991 lors de la réception d’un prix, il a appelé les israéliens à donner l’égalité des droits et la pleine citoyenneté à tous les hommes vivants sur les territoires occupés.

      Yehudi MENUHIN n’était pas un grand révolutionnaire mais un grand musicien. Ce n’est pas si mal. Ces prises de position souvent à contre courant de la doxa m’incitent à le respecter sans y adhérer forcément.

    • #3582496
      Le Décembre 2025 à 23:03 par Papouny

      Son père ne s’est pas enfui... il est né aux états unis et a toujours beaucoup voyagé à cause de sa carrière précoce de violoniste prodige... il a d’ailleurs été un des premiers musiciens juifs à jouer en Allemagne après la guerre, il a défendu Furtwangler qui était persécuté par tous ceux qui faisaient de la dénazification une vengeance, il a toujours milité pour un état israelo palestinien laic, il a fait des concerts pour les palestiniens... c’est juste que c’était un musicien, pas un intellectuel... mais sa sensibilité était certainement assez proche de celle de son fils... et cela venait de loin puisque le grand père Moshé était un antisioniste carabiné.

  • #3582439
    Le 17 décembre 2025 à 16:40 par Dupond

    Gerard Menuhin est un homme remarquable, tant par son courage que par la profondeur de ses analyses.
    Le regretté Stéphane Blet l’appréciait beaucoup.

    Répondre à ce message

  • #3582473
    Le 17 décembre 2025 à 20:20 par Le Strasbourgeois

    Schneur Zalman de Liady, l’auteur de la Hatanya « “la bible” du mouvement habadiste, l’une des branches les plus fortes du hassidisme. Selon ce livre, les non-Juifs sont des créatures de Satan “chez lesquelles il n’y a absolument rien de bon”. La différence qualitative entre Juifs et non-Juifs existe dès le stade de l’embryon ! La vie même d’un non-Juif est quelque chose d’“inessentiel”, car le monde n’a été créé que pour le bénéfice des Juifs. » (Israël Shahak, Histoire juive, religion juive, Kontrekulture, 2022, p. 63.)

    Répondre à ce message

  • #3582518
    Le 18 décembre 2025 à 03:11 par Sedetiam

    « Gérard, il faut que je te parle... »
    Tu vas finir au violon, mais pas comme ton père...

    Répondre à ce message

  • #3582882
    Le 19 décembre 2025 à 23:01 par Anatole

    Rappelons que le sionisme est fondé sur la persécutions de vrais Sémites (Palestiniens, qu’il faut spolier de leur terre pour fonder "l’état juif") par de faux Sémites (colonisateurs de type Caucasien et de noms slaves et germaniques).
    La seule entité antisémite est israël.
    Qu’on me prouve le contraire !!

    Répondre à ce message