Votre résumé de l’affaire est erroné, consternant. Charlie Kirk (se prononce Keurk) était un surdoué et un homme qui priait constamment : les visions qui lui venaient d’En-Haut l’avaient amené à envoyer un texto à sa proche amie C.O., où il avait confié : « Je ne sais pas si je vivrai pour voir la révolution qui s’annonce. »
Une semaine avant son exécution publique, Kirk concluait ainsi une interview : « Si je meurs, je veux que l’on se souvienne de moi pour mon courage dans la foi. » Non seulement il avait, à 31 ans à peine, une préscience claire de sa mort imminente, mais ce courage dans la foi qu’il évoquait sur la fin fait référence à son émancipation de la plantation sioniste, à son épiphanie personnelle anti-judéoprotestante.
Charlie Kirk aura été capable de rectifier sa trajectoire spirituelle et de se délester de son préjugé israélolâtre : l’intelligence, c’est ça. Quelques jours avant sa mort, Charlie Kirk avait été filmé en coulisses donnant une consigne à Tucker Carlson qui devait monter sur scène, à son invitation : « Go max ! » Il lui demandait d’y aller à fond sur Epstein, Israël, le Mossad, de ne pas s’auto-censurer, de tout balancer. L’intelligence ne consiste pas à arborer la panoplie des perfections mais à œuvrer à sa perfectibilité.
Charlie Kirk était habité par une exigence de vérité et une capacité à se réformer qui attestent de sa rectitude intérieure. Longtemps cet homme s’est trompé : il s’égarait de bonne foi, mais avait fini par s’éveiller à la monstruosité de ses sponsors idéologiques. En outre, si vous compreniez l’anglais, vous seriez en mesure d’apprécier la sagacité et la fulgurance oratoire de celui qui fut, sans coaching ni cours de com, l’un des plus grands débatteurs de l’Amérique contemporaine.