Ce lundi 2 février 2026 est à marquer d’une pierre noire dans l’histoire de la presse mainstream. Alors qu’un des plus gros scandales politiques de tous les temps est en train d’éclater en direct, sur les réseaux sociaux, les médias dits dominants, qui ne le sont arithmétiquement plus, sont incapables de traiter l’énormité du dossier.
Je suis tombé sur ça c'est exceptionnel pic.twitter.com/i2XQpUk0x6
— Sardoche (@Sardoche_Lol) February 1, 2026
Dans notre revue de presse du jour, l’EpsteinGate est remplacé par les Grammy Awards, un truc complètement futile. On apprend que Bad Bunny a gagné un prix, et pendant ce temps, les égouts epsteiniens sont en train de déborder de partout.
Parmi les trois millions de pages publiées, n’importe qui, pas besoin d’être journaliste, à partir de mots-clés, peut trouver son bonheur. Seul Mediapart, il faut le souligner, qu’on classe dans les M2 (médias mainstream), ouvre sur les rapports entre la famille Lang et Jeffrey Epstein. Sinon, le reste se cache.
Le Point fait une tentative de contre-feu avec l’affaire Cottineau, qui n’en est pas moins atroce, l’ex-élu de LFI qui torturait et violait les petits dont il avait la charge. On repense à Badinter et à sa plaidoirie contre la peine de mort, et on se dit... Non, rien.
Le Monde ouvre sur les Grammy Awards, en indiquant bien que « les artistes relèvent la tête contre l’ICE et l’administration Trump », ouf, la gauche n’est pas morte là-bas. Bad Bunny s’en est pris à la police de l’immigration (ICE), écrit Le Monde avec fierté.
Ensuite, la Pravda nous explique que Lecornu a tenu le coup, qu’il est en train de s’imposer. Toujours rien sur Epstein. Troisième entrée, le recul du salariat, article intéressant sur la précarisation du travail, mais rien sur Jeffrey. On en arrive à Trump, puis à Capgemini, qui s’est lesté de sa filiale US impliquée dans la recherche de clandestins, une sorte de « search and destroy » à vocation intérieure. Puis on en arrive à l’article phare, au clou de cet opener :
C’est la Chandeleur ! Trois recettes de crêpes en deux coups de cuillères à pot
Il y a les natures, mais tartinées de confiture, la Suzette, pour le zeste d’orange, et la délicate, à la fleur d’oranger. Trois recettes faciles et ultra-réconfortantes.
Que la concurrence directe du Figaro ne se réjouisse pas, c’est pas mieux dans la maison d’en face à droite. Dans les titres du jour, la taxe sur les petits colis – on va aller un peu plus vite –, le budget 2026, Ciotti qui parle de Retailleau, les Grammy, le scandale du lait infantile, et enfin, le truc le plus léger pour la fin, en direct, Ali Khamenei face à Trump, la guerre régionale ou un accord. Mais rien sur Jeff.
Et France Info, demande quelqu’un au fond de la classe ? Dans son « Toute l’actu à 7h30 », qu’on reçoit avec les croissants, on a le quinté suivant : Grammy, Iran, Émile (le petit), JO (d’hiver), municipales, Mercosur et Haute-Savoie. Plus les sempiternelles alertes au mauvais temps, la pluie, le vent, qui sont traitées comme des guerres mondiales.
Un vieux monsieur, du nom de Choron, qui s’appelait en fait Bernier, avait résumé notre propos en quelques mots peu amènes : « Ce tas de merde qu’est la presse française ».
Au fait, avant d’envoyer nos pubs, pourquoi ce malaise de la presse mainstream ? Les people incriminés ? La défiance vis-à-vis des grands de ce monde ? Le Mossad et le lobby juif américain ? Les connexions françaises ? Les soirées très spéciales ? Hé, les confrères, on attend vos réponses... On vous laisse 24 heures.
Pour accélérer le mouvement, deux petits rappels
Aïe, ça a sacrément mal vieilli ça !
Comme sur le covid, finalement les supposés « complotistes » avaient raison sur tout et les « fact-checkeurs »
comme d’habitude un zéro pointé ! pic.twitter.com/5Pi4kEJdUp— Florian Philippot (@f_philippot) February 1, 2026
Voici comment nos médias français ont traiter l'affaire Epstein, et aujourd'hui ils découvrent la roue. pic.twitter.com/jxSmu27fpM
— Tribune Populaire (@TribunePop23) February 1, 2026


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