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Denis Favier et les 12 salopards

On sait que le pouvoir profond en veut à nos églises, jusqu’à la plus prestigieuse d’entre elles, Notre-Dame. Un prêtre a voulu filmer la destruction d’une église, défendre son patrimoine. Le maire est intervenu, a appelé les gendarmes. Le prêtre a fait 36 heures de gardav. Le procureur détient la vidéo criminelle.

 

 

Très symbolique. L’église est celle de Quelaines-Saint-Gault, que le maire veut détruire pour en faire « un jardin de la mémoire » à 120 000 euros... Oui, vous avez bien lu. France Bleu raconte l’entreprise criminelle du prêtre, et la menace divine sur la personne du maire :

Laurent Lefèvre affirme avoir été appelé par l’entreprise chargée de déblayer l’édifice car deux individus filmaient les employés en action. L’un d’entre eux se présente à l’édile comme « prêtre de la communauté religieuse de Saint-Aignan-sur-Roë ». Interrogé, le diocèse de Laval dit ne pas connaître cette personne, qui n’exerce pas sous son autorité. « Ils m’ont dit "Vous n’avez pas honte", il n’y avait pas de dialogue possible", poursuit l’élu. Pis encore, alors que Laurent Lefèvre tente de les ralentir le temps de l’arrivée des gendarmes, les deux personnes déguerpissent en voiture. « J’étais devant la voiture et ils ont roulé là où je me trouvais quelques secondes avant de m’écarter », détaille-t-il.

On rappelle que devant le coût des travaux de rénovation, le diocèse avait accepté la destruction de l’édifice. En France, aujourd’hui, inutile de répéter qu’une racaille auteur de violences a plus de chances de s’en sortir qu’un chrétien qui filme une démolition d’église.

Dans le registre de la violence réelle, sans faire nos gauchistes, on va parler du procès des douze salopards, comme le film, sauf qu’eux étaient huit, et qu’ils se sont lâchés comme des fauves sur les Gilets jaunes. Sachez qu’aucun n’a présenté d’excuses aux Français tabassés. Ils accusent même leur hiérarchie, ces lâches !

Comme Raphaël A., tous les prévenus présents reconnaissent certains gestes « inadaptés » qu’ils justifient par un contexte « insurrectionnel » et un « épuisement ». Ils remettent ainsi en cause leur hiérarchie, qu’ils considèrent responsable de l’absence de relais et de soutien sur le terrain, ce jour-là, à Paris. « Nos supérieurs, jusqu’à N+5, étaient face au Burger King et auraient pu nous dire d’arrêter », insiste le capitaine Jérôme P., policier depuis 32 ans, lieutenant à l’époque des faits.

Le procès des casseurs de Gilets jaunes

Ils auraient pu nous dire d’arrêter, prétexte cet officier ! Un bricard-chef invoque la fatigue, les heures... Comme si la fatigue rendait plus enragé sur les Français qui manifestent pour leurs conditions de travail, de vie. Les CRS tabasseurs auraient dû ce jour-là, s’ils avaient quelque chose à reprocher à leur hiérarchie, déposer leur armada, leur casque, et manifester avec les courageux Français en jaune !

« Nous étions épuisés et ils auraient dû relever notre unité depuis un moment. Notre compagnie a été envoyée sur le front », déplore le brigadier-chef Olivier P., crâne rasé et lunettes de vue. Lui aussi en veut à la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). « Nous n’avons jamais été formés pour travailler 13 heures d’affilée, à marcher 18 km dans la journée avec plus de 15 kg sur le dos, à supporter les projectiles et les gaz lacrymogènes tant d’heures d’affilée, à ne pas manger ou boire et ne pas se reposer, sans jamais être remplacés. »

 

Le pire, c’est que tous sans exception ne formulent aucun regret, aucune excuse. On écoute un policier qui officie depuis 18 ans, donc pas un bleu, un qui aurait dû se contrôler. Ce salopard a tabassé un couple au sol, une jeune femme et son compagnon. Une jeune maman.

« Des excuses, je n’en dirai pas. J’ai fait mon boulot. Mais j’ai des regrets, beaucoup de regrets », répète celui qui est policier depuis 18 ans. L’intervention violente à l’origine de ce procès a duré moins de trois minutes et a été filmée. Olivier P. reconnaît avoir porté des coups à Nathan A., ainsi qu’à Manon et Maxime R., un couple violemment frappé au sol, mais explique avoir simplement voulu évacuer les manifestants au plus vite : « Ce n’étaient pas des coups pour blesser (...) mais j’ai eu un manque de lucidité. » Selon le policier, « ce jour-là, ce n’était pas du maintien de l’ordre, c’était l’insurrection ».

Jérémie, le CRS, en a une bonne :

« Ce jour-là, on a défendu nos collègues, on a défendu la France. »

Pauvre con, la France, ce jour-là, était en train de manifester devant toi, tu n’as défendu que ta hiérarchie, qui obéit à l’oligarchie... Et les primes qui vont avec le tabassage !

Les faits et déclarations cités par France Info sont tellement accablants qu’on se demande comment la hiérarchie n’a pas même pas pensé à briefer ces abrutis pour qu’ils s’excusent, même en faisant semblant, histoire de passer pour des humains, des hommes.

Ils n’iront pas en taule, c’est certain, car ils sont protégés, mais qu’ils ne s’étonnent pas que la majorité des Français ne leur accorde plus aucun respect. Leur comportement injustifiable rejaillit sur la police entière, alors que beaucoup de flics sont largement plus intelligents et humains que ceux-là.

Ça c’est un bonhomme !

 

Voilà la police d’aujourd’hui, dressée à tabasser les travailleurs pauvres et à embastiller des curés. Heureusement, pendant qu’on perdait notre contrôle à lire les rapports sur cette affaire (qui date d’il y a sept ans !), on écoutait Favier, l’ancien patron du GIGN, un gendarme, laver l’honneur des forces de l’ordre. Oui, mais pour un Favier, qui protège vraiment les Français, combien de tabasseurs ?
À écouter jusqu’au bout, en plus, le journaliste de TF1 est un bon. Chose rare dans le mainstream !

 

Les forces de l’ordre oligarchique

 
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26 commentaires

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  • #3592871
    Le 11 février à 11:15 par ANONYME

    Les CRS tabasseurs...

    ...ont tenté de comparaître en uniforme, mais le tribunal a exigé qu’ils retirent leurs insignes, estimant que leur tenue créait un déséquilibre symbolique et n’était pas pertinente hors service.

    Le président du tribunal a estimé que la comparution en uniforme créait un déséquilibre symbolique entre les parties (accusés et victimes) et pouvait influencer l’opinion du jury ou du juge.

    Le juge s’est appuyé sur le principe d’égalité devant la justice (article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme) et sur la jurisprudence française qui, hors contexte militaire ou policier officiel, ne permet pas le port d’uniforme lors d’un procès pénal.

    Les CRS ont donc comparu en tenue civile, sans insignes ni écussons.

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  • #3592874
    Le 11 février à 11:22 par Chibreman

    Comme quoi l’insurrection, la vraie, c’est comme tout ce qu’on veut faire réussir : ça doit se préparer.

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  • #3592881
    Le 11 février à 12:12 par Paul

    Favier, vieux franc-maçon et directeur de la gendarmerie à ce moment là, est celui qui a validé l’ordre au GIGN prépositionné à 800 mètres du Bataclan de ne pas y intervenir.

     

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    • #3592912
      Le 11 février à 13:56 par francky

      Sur ordre de Valls ne l’oublions pas !!!

    • #3592936
      Le 11 février à 17:36 par Robert

      Vous avez des preuves de ce que vous affirmez, merci de nous les fournir si c’est le cas.
      Paris est une zone police, le GIGN est intervenu dans l’imprimerie en zone gendarmerie et le RAID au magasin cacher zone police. J’ai entendu parler plutôt de concurrence, de prééminence pour la BRI, plutôt spécialisé dans certaines missions, par rapport au RAID dont une équipe était justement en exercice dans le coin et s’est proposé pour intervenir. Mais la préfecture de police aurait préféré attendre que ses préférés de la BRI soient prêts alors même que ceux disponibles auraient pu s’adjoindre à une unité RAID prête et disponible comme ils ont l’habitude de le faire lors d’exercices communs. Ce groupe du RAID est d’ailleurs passé à proximité du Bataclan en revenant de leur exercice, a demandé à intervenir et on leur a refusé. Je sais que ça parait absurde mais la voie hiérarchique est toujours respectée par gendarmes et policiers en unité, le flic et son chauffeur qui sont intervenus l’ont fait à titre personne et probablement sans demander d’autorisation.
      Un responsable du RAID l’avait dit clairement lors d’une émission. Je peux probablement la retrouver en cherchant un peu.
      Quand à son engagement maçonnique, vous avez des éléments précis ou vous extrapolez ?

    • #3592947
      Le 11 février à 18:49 par sylvain

      Favier est un Catholique de fait ( au sens droite des valeurs ). Marié, 4 enfants, dont un fils mort en service au GIGN, est extrêmement respectable. Avant de balancer n’importe quoi comme infos, on vérifie et on source. Croire qu’un ordre opérationnel dans un délai aussi court sur le bataclan peut provenir du DGGN montre une méconnaissance profonde du fonctionnement de la Gendarmerie.

      Quant à ces affiliations maçonnique, il s’agirait de le démontrer. Il est un des rares à faire baisser les yeux à tous les vieux généraux parce qu’il a lui, des faits d’armes réels. Favier est rentré dans l’Airbus à Marignane sur la passerelle avant . Un peu de respect.

    • #3592966
      Le 11 février à 19:58 par FREDERIQUE

      @ Paul _ ??!

      Petit rappel factuel : ".../...les gendarmes du GIGN ont exprimé de graves reproches à leur chef, le colonel Hubert Bonneau, au sujet des attentats du 13 novembre, dans une lettre anonyme révélée par le Canard enchaîné, mercredi 13 juillet.../..." ! ;-)

  • #3592896
    Le 11 février à 13:06 par toto l’asticot

    120.000 € pour détruire une église du XI° siècle et 0€ pour la restaurer, décidément la république montre par là qu’elle est une entreprise de destruction et ce, depuis sa genèse.

     

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    • #3593039
      Le 12 février à 08:21 par toto l’asticot

      on me glisse dans l’oreillette que la restauration de l’édifice aurait coûté trop cher, on me précise même 50.000 €

  • #3592922
    Le 11 février à 15:43 par FREDERIQUE

    "On n’a pas besoin de héros, on a besoin de vainqueurs  !"
    "On n’a pas cédé aux sirènes !"...
    "Ce qui donne du sens à notre engagement, c’est la reconnaissance de ceux que nous avons sauvés !"

    Quel homme !!!
    Merci à E&R pour cet excellent entretien, mené par un journaliste capable d’admirer sans flagornerie ce vainqueur hors du commun !
    En voilà au moins un - parmi nos vraies élites... - qui redonne l’espoir que la France puisse se relever de ce chaos vers lequel la poussent une fausse élite aussi vénale que lâche et d’arrogants victimaires lui donnant leurs ordres !

    Denis Favier : un beau profil pour Villepin... s’il avait la bonne idée de se présenter...
    Et quel contraste saisissant avec ce minable TDC de mandon, sans majuscule réservée aux noms propres !?

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  • #3592928
    Le 11 février à 16:28 par Estienne

    Quelle est la valeur immobilière ou même patrimoniale des édifices quand, de l’Église, l’infiltration maçonnique a tout détruit ?

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  • #3592932
    Le 11 février à 16:49 par momone

    Ma femme me dit toujours : T’a signer sans réfléchir !
    J’ai fait comme les autres , si ont avait réféchi ont aurait pas signer , faut pas nous prendre pour des cons quand même ...
    Coluche . ( Le flic )

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  • #3592933
    Le 11 février à 16:52 par Albert

    l’appartenance aux CRS diminue les chances d’avoir dans tous les cas une vocation orientée du côté de l’aide et du contact. En dehors de ce résultat qui confirme que le recrutement de CRS se fait parmi des policiers qui n’ont vraiment pas la vocation (qu’elle soit aventurière ou missionnaire)

    La modalité qui recueille le plus de suffrages dans la catégorie rigoriste est de fait une formule assez large : 24,3% des policiers ont au moins cité une fois qu’ils souhaitaient entrer dans la police « pour faire respecter l’ordre et la loi ». Or, cette formule toute faite, répétée en école de police, constitue le cœur du métier. Quelqu’un qui n’aime pas l’ordre, la loi, l’obéissance, le respect, il ne faut pas qu’il soit flic, explique Mlle Offélec (élève lieutenant, 27 ans)

    Et si la loi est scélérate que faire ? L’ordre ? Oui mais Quel ordre ? L’obéissance ou l’assujettissement ? Respect , uniquement de ce qui est respectable ou pas ? .... Etc etc, aucune profondeur, juste un vernis sémantique
    Source , Cairn info
    Comment devient-on policier ? 1982-2003. Évolutions sociodémographiques et motivations plurielles

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  • #3592965
    Le 11 février à 19:54 par Screenager

    Si je suis leur logique, ils étaient également fatigués lors de la Manif pour Tous ? Parce qu’ils n’y sont pas non plus allés de main morte lors de cet épisode.

    Puisqu’il est évident qu’ils ne seront jamais du côté du peuple, au moins a-t-on la confirmation d’un léger manque d’initiative : ils ont besoin que leur supérieur leur dise d’arrêter de démolir des gens qui n’ont rien fait pour qu’ils s’exécutent ? Ils n’ont pas deux neurones qui se connectent pour deviner qu’ils n’ont pas besoin de le faire ?

    Quant à la pleurniche sur le fait qu’il faut porter quinze kilos sur le dos pendant toute la journée, ils n’ont qu’à être manard sur les chantiers, l’effort est certainement le même et en prime, il n’y a nul besoin de frapper comme un teubé sur de pauvres diables qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois.

    Et ces gars osent encore te dire droit dans les yeux, sans trembler de la lèvre, qu’ils défendent la France. La France vomit les traîtres, dont ils font partie – qu’ils laissent tomber les grands discours et fassent sans la ramener ce pour quoi ils sont dressés : massacrer ceux qui justement veulent la sauver.

     

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    • #3593017
      Le 12 février à 04:12 par Albert

      Il faut comprendre qu’en général le choix d’un métier s’effectuera suivant un principe de sublimation, soit de ce que l’individu a de meilleur en lui, soit de ce qu’il a de plus laid en lui, cela définissant une personnalité sociale
      L’éducation n’étant qu’un facteur contrariant ou favorisant
      Il y a donc des personnes agréables et d’autres que l’on perçoit comme toxiques ( entre les deux, tout un graduum)
      Reste à déterminer l’ossature mentale organisant ces éléments constituant l’existence de ces ’individus , et là on s’arrête , juste une remarque, il n’y a ici de bonnes autorités, que celles qui favorisent par la récompense "mes" principes de sublimation, celles qui les contrarient versent au mieux dans l’incongru, au pire dans l’ inconvenance

    • #3593148
      Le 13 février à 22:10 par Centurion Primipile

      @Screenager

      Excellente analyse.
      Avoir passé plus de trente ans dans cette administration à un certain niveau hiérarchique, rend patent le constat qu’il y avait plus d’hommes et de femme d’honneur il y a trente ans en arrière. Ils et elles ont été remplacés par des cons et des connes serviles au niveau affligeant.
      Toute dictature a besoin d’abrutis, elle a su les trouver.

  • #3593078
    Le 12 février à 15:36 par Knokke

    Avant, les policiers ou militaires qui commettaient des crimes en service commandé se défendaient en accusant leur hiérarchie de leur avoir donné l’ordre de le faire contre leur volonté.

    Aujourd’hui, les policiers commettent des crimes en service commandé de leur plein gré, et se défendent en accusant leur hiérarchie de ne pas leur avoir donné l’ordre de ne pas commettre de crimes.

    On voit bien par cette constatation, que "la hiérarchie", ayant des problèmes avec les gens qui se posaient des questions d’ordre morales les empêchant potentiellement de remplir les missions immorales qui leurs étaient dévolues, a fait le choix de sélectionner des agents dénués de tout sens moral et de tout libre-arbitre, dont les penchants naturels les poussent à remplir avec dévotion et sans états d’âme les missions immorales qu’on leur assigne.

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