On sait que le pouvoir profond en veut à nos églises, jusqu’à la plus prestigieuse d’entre elles, Notre-Dame. Un prêtre a voulu filmer la destruction d’une église, défendre son patrimoine. Le maire est intervenu, a appelé les gendarmes. Le prêtre a fait 36 heures de gardav. Le procureur détient la vidéo criminelle.
Mayenne, Il faut écouter le témoignage de ce prêtre placé en garde à vue pour 36 heures...oui, 36 heures ! pour se dire que la lettre de cachet, ça existe encore ! pic.twitter.com/pB0y2Q20dU
— Gilbert Collard (@GilbertCollard) February 10, 2026
Très symbolique. L’église est celle de Quelaines-Saint-Gault, que le maire veut détruire pour en faire « un jardin de la mémoire » à 120 000 euros... Oui, vous avez bien lu. France Bleu raconte l’entreprise criminelle du prêtre, et la menace divine sur la personne du maire :
Laurent Lefèvre affirme avoir été appelé par l’entreprise chargée de déblayer l’édifice car deux individus filmaient les employés en action. L’un d’entre eux se présente à l’édile comme « prêtre de la communauté religieuse de Saint-Aignan-sur-Roë ». Interrogé, le diocèse de Laval dit ne pas connaître cette personne, qui n’exerce pas sous son autorité. « Ils m’ont dit "Vous n’avez pas honte", il n’y avait pas de dialogue possible", poursuit l’élu. Pis encore, alors que Laurent Lefèvre tente de les ralentir le temps de l’arrivée des gendarmes, les deux personnes déguerpissent en voiture. « J’étais devant la voiture et ils ont roulé là où je me trouvais quelques secondes avant de m’écarter », détaille-t-il.
On rappelle que devant le coût des travaux de rénovation, le diocèse avait accepté la destruction de l’édifice. En France, aujourd’hui, inutile de répéter qu’une racaille auteur de violences a plus de chances de s’en sortir qu’un chrétien qui filme une démolition d’église.
Dans le registre de la violence réelle, sans faire nos gauchistes, on va parler du procès des douze salopards, comme le film, sauf qu’eux étaient huit, et qu’ils se sont lâchés comme des fauves sur les Gilets jaunes. Sachez qu’aucun n’a présenté d’excuses aux Français tabassés. Ils accusent même leur hiérarchie, ces lâches !
Comme Raphaël A., tous les prévenus présents reconnaissent certains gestes « inadaptés » qu’ils justifient par un contexte « insurrectionnel » et un « épuisement ». Ils remettent ainsi en cause leur hiérarchie, qu’ils considèrent responsable de l’absence de relais et de soutien sur le terrain, ce jour-là, à Paris. « Nos supérieurs, jusqu’à N+5, étaient face au Burger King et auraient pu nous dire d’arrêter », insiste le capitaine Jérôme P., policier depuis 32 ans, lieutenant à l’époque des faits.
Le procès des casseurs de Gilets jaunes
Ils auraient pu nous dire d’arrêter, prétexte cet officier ! Un bricard-chef invoque la fatigue, les heures... Comme si la fatigue rendait plus enragé sur les Français qui manifestent pour leurs conditions de travail, de vie. Les CRS tabasseurs auraient dû ce jour-là, s’ils avaient quelque chose à reprocher à leur hiérarchie, déposer leur armada, leur casque, et manifester avec les courageux Français en jaune !
« Nous étions épuisés et ils auraient dû relever notre unité depuis un moment. Notre compagnie a été envoyée sur le front », déplore le brigadier-chef Olivier P., crâne rasé et lunettes de vue. Lui aussi en veut à la Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). « Nous n’avons jamais été formés pour travailler 13 heures d’affilée, à marcher 18 km dans la journée avec plus de 15 kg sur le dos, à supporter les projectiles et les gaz lacrymogènes tant d’heures d’affilée, à ne pas manger ou boire et ne pas se reposer, sans jamais être remplacés. »
Le pire, c’est que tous sans exception ne formulent aucun regret, aucune excuse. On écoute un policier qui officie depuis 18 ans, donc pas un bleu, un qui aurait dû se contrôler. Ce salopard a tabassé un couple au sol, une jeune femme et son compagnon. Une jeune maman.
« Des excuses, je n’en dirai pas. J’ai fait mon boulot. Mais j’ai des regrets, beaucoup de regrets », répète celui qui est policier depuis 18 ans. L’intervention violente à l’origine de ce procès a duré moins de trois minutes et a été filmée. Olivier P. reconnaît avoir porté des coups à Nathan A., ainsi qu’à Manon et Maxime R., un couple violemment frappé au sol, mais explique avoir simplement voulu évacuer les manifestants au plus vite : « Ce n’étaient pas des coups pour blesser (...) mais j’ai eu un manque de lucidité. » Selon le policier, « ce jour-là, ce n’était pas du maintien de l’ordre, c’était l’insurrection ».
Jérémie, le CRS, en a une bonne :
« Ce jour-là, on a défendu nos collègues, on a défendu la France. »
Pauvre con, la France, ce jour-là, était en train de manifester devant toi, tu n’as défendu que ta hiérarchie, qui obéit à l’oligarchie... Et les primes qui vont avec le tabassage !
Les faits et déclarations cités par France Info sont tellement accablants qu’on se demande comment la hiérarchie n’a pas même pas pensé à briefer ces abrutis pour qu’ils s’excusent, même en faisant semblant, histoire de passer pour des humains, des hommes.
Ils n’iront pas en taule, c’est certain, car ils sont protégés, mais qu’ils ne s’étonnent pas que la majorité des Français ne leur accorde plus aucun respect. Leur comportement injustifiable rejaillit sur la police entière, alors que beaucoup de flics sont largement plus intelligents et humains que ceux-là.
Ça c’est un bonhomme !
Voilà la police d’aujourd’hui, dressée à tabasser les travailleurs pauvres et à embastiller des curés. Heureusement, pendant qu’on perdait notre contrôle à lire les rapports sur cette affaire (qui date d’il y a sept ans !), on écoutait Favier, l’ancien patron du GIGN, un gendarme, laver l’honneur des forces de l’ordre. Oui, mais pour un Favier, qui protège vraiment les Français, combien de tabasseurs ?
À écouter jusqu’au bout, en plus, le journaliste de TF1 est un bon. Chose rare dans le mainstream !


et
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