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Déclin cognitif : le prix silencieux de nos déséquilibres

Fidèle à son exigence éditoriale, le podcast Biomécanique propose un nouvel échange de fond avec Denis Riché, autour des mécanismes biologiques et environnementaux qui influencent notre santé cognitive. Une discussion qui dépasse la seule question alimentaire pour interroger plus largement notre mode de vie contemporain.

 

Dans cet entretien, Denis Riché, nutritionniste et physiologiste de renom, créateur du concept d’épinutrition, propose une lecture systémique du déclin cognitif.
Loin d’une approche strictement alimentaire, il inscrit la santé cérébrale dans un cadre plus large : stress chronique, perte de résilience, surcharge émotionnelle, comportements addictifs, hygiène de sommeil et transformations de notre environnement moderne. Il évoque notamment le rôle du microbiote intestinal, directement influencé par le stress, et son impact sur l’équilibre métabolique et cognitif. La nutrition – sucre, insuline, oméga-3, protéines, carences – est abordée comme un levier parmi d’autres, intégré dans une dynamique biologique globale.

À propos du sucre omniprésent et des tentatives de régulation institutionnelle, il met en garde contre une approche trop superficielle. Comme il le souligne, « lorsqu’on évolue dans un équilibre perturbé, on entre dans des mécanismes compensatoires qui finissent par s’auto-entretenir ». La question ne se limite donc pas à la restriction, mais renvoie à un déséquilibre de fond qui entretient lui-même la dépendance.

En toile de fond, l’épigénétique rappelle que nos gènes ne constituent pas un destin immuable : ils s’expriment en interaction constante avec notre mode de vie. Ainsi, le déclin cognitif apparaît moins comme une fatalité que comme le résultat d’un ensemble de pressions environnementales et physiologiques.
Au passage, Denis Riché démonte certaines tendances actuelles : il se montre critique face à la mode de la « détox », questionne les promesses associées au jeûne prolongé et adopte une position nuancée vis-à-vis des régimes cétogènes, qu’il replace dans un contexte physiologique plus complexe que ne le laissent entendre les discours marketing.

Un échange dense et nuancé, qui invite à dépasser les explications simplistes pour interroger plus largement notre modèle de vie contemporain.

 

 

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16 commentaires

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  • #3594940

    Cet entretien est effectivement très pertinent voire sans doute nécessaire en ces temps où le vulgum pecus est paumé en tout domaine, et on le comprend !

    Au processus de déclin engendré par une alimentation devenue indiscutablement toxique, déséquilibrée et pour certains pléthorique, j’ajouterai le phénomène d’abandon des compétences pratiques acquises remplacées par la robotisation.

    Quelques exemples : utiliser un GPS en voiture est utile lorsqu’on se retrouve dans une zone sans âme et sans repère particulier. Le reste du temps, il est hautement conseillé de continuer en mode mémoire visuelle et intuitif. Une carte routière dans la boîte à gants n’est pas inutile du tout.

    Autre exemple, l’utilisation en augmentation - forcément - des IA pour rédiger des lettres, des rapports et des textes. La rédaction par clavier a évacué le manuscrit et c’est dommage parce qu’il faut impérativement continuer à écrire à la main pour entretenir certaines zones du cerveau qui, sinon deviennent obsolète.

    Tout ce que la machinerie numérique remplace fait régresser l’humain et le renvoie à un état d’amputé cognitif babillant. Bientôt un monde de débiles accessoirisés ? C’est affreusement possible...

     

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    • #3594984

      Oui c’est la l’ironie de la situation. L’informatique sert à automatiser des tâches. Or avec l’IA, on a atteint un stade où la délégation de l’écriture du code atrophie le cerveau. C’est un processus assez rapide. On se rend vite compte qu’on régresse en utilisant trop l’IA.
      Il faut réussir à trouver un juste milieu ou on délégue à l’IA pour être assez productif, mais pas déléguer trop pour pas devenir débile.

      L’utilisation de la carte routière permet de maintenir des connexions neuronales.
      Si on utilise plus son cerveau pour chercher des choses qu’on connaît, on risque bientôt de voir des cas d’alzheimer à 40 ans.

      On m’a parlé de cas d’enfants qui passent leur temps sur les écrans, au lieu de dessiner, colorier, écrire. Résultat, à 8-10 ans, ils n’arrivent pas à écrire. Ils n’ont pas entraîné les muscles de la main pour tenir le crayon. Ils ont même des difficultés à tenir le crayon. Les grosses lacunes difficiles à rattraper commencent aujourd’hui dès 8-10 ans.

    • #3595086
      Le 24 février à 08:33 par le chat de gepeto

      "Autre exemple, l’utilisation en augmentation - forcément - des IA pour rédiger des lettres, des rapports et des textes. La rédaction par clavier a évacué le manuscrit et c’est dommage parce qu’il faut impérativement continuer à écrire à la main pour entretenir certaines zones du cerveau qui, sinon deviennent obsolète."

      Quand on voit le niveau moyen du jeune français, honnêtement, je préfère recevoir un mail ou lire une IA. Et je suis sérieux. Elle écrit plutôt bien, se montre polie, plutôt dégourdie, utilise un langage normal.
      Demandes un mail classique et manuscrit à 80% de la population âgée entre 15 et 30 ans, puis comptes les fautes ou les phrases qui ne veulent rien dire. Sans microsoft word et son correcteur automatique, c’est la bérézina.

      Quand au fond, t’as raison, mais est-ce que c’est l’informatique qui a rendu l’Humain paresseux, ou l’Humain a tout de suite voulu se reposer sur l’informatique au point de le devenir ? Dans un cas, l’informatique est mauvaise par essence. Dans l’autre, c’est l’humain qui fait la faute.

      Le but du "numérique" est bel et bien de remplacer l’humain pour nous dégager du temps. C’est le but de toute la technologie : nous dégager du temps et de l’énergie à investir ailleurs. Personne ne regrette le temps des calèches où Bordeaux-Paris prenait plus d’une journée, où les lettres arrivaient la semaine d’après et où fallait aller au lavoir pour nettoyer ses vêtements. La question c’est : au lieu d’être le cul sur la calèche, est-ce qu’on fait autre chose ou est-ce qu’on se pose sur un canapé ?

      Vive l’informatique, vive l’IA qui ne fait que ce qu’on lui dit. Et vive l’Homme qui fait ce qu’il doit faire, ou qui se trouve des choses à faire pendant que l’IA bosse elle-aussi.

      C’est la "paresse" humaine qui créé l’informatique, pas l’inverse.

    • #3595100

      RÉPONSE A Paul

      Oui, cher Paul... et j’ai la faiblesse de penser que ce déclin cognitif n’est pas du tout le simple fait d’un "progrès" toujours considéré comme utile. Je soupçonne des esprits maléfiques de poursuivre l’objectif d’une crétinisation intégrale, massive du monde.

      L’Occident est devenu le labo de la débilité organisée pour tous. D’abord aux EU où l’on observait, effaré, la dégringolade du niveau scolaire au prorata de leur obésité généralisée. Puis, le phénomène a déboulé en Europe où l’on observe exactement les mêmes phénomènes.

      Ce que l’on appelle les BRICS n’y couperont pas, à terme. Tout simplement parce que le progressisme, même s’il parvient encore de ce côté-là à contenir le wokisme délirant, opère déjà sur les masses. Voyez au Japon et en Chine où pas un seul pecus ne peut se passer de son portable-boulet individuel et portatif.

      Je ne suis pas de ceux qui pensent qu’il "faut juste utiliser avec modération" de tels outils. Je sais, ça fait radical et pourtant... nous savons tous, au fond de nous-même, que la vie était bien plus saine avant l’envahissement de tous les "outils" censés être du progès.

      Comme pour l’invention du fumeux "facebook", j’ai testé le truc pendant quelques mois et j’ai vite mesuré la débilité dangereuse de ce gros tuyau à dépôt de données personnelles largement utilisables par autrui. L’IA sert exclusivement à contrôler la totalité du cheptel. Il n’y a pas "d’utilisation modérée". Ce discours est celui de ceux qui s’y sont mis et ont été séduits.

      J’ai aussi testé l’IA, je l’ai même mise en défi par le truchement des fameux "échanges" non conventionnels. L’IA n’est pas intelligente et ne le sera jamais. C’est un leurre inventé pour justement tous les déculturés en cours et à venir. La prochaine croyance en cours de lancement est la supposée IA "consciente" ! Beaucoup y croient parce qu’ils n’ont déjà plus aucune connaissance de ce qu’est un Humain dans ses multiples dimensions.

      L’IA ne vous aide pas, elle aspire TOUS vos échanges, les triture pour "enrichir" ses prochaines réponses afin de leur donner un artifice de réalité. Tout le piège est là. Si vous trouvez que ça vous aide pour certaines taches c’est que vous avez déjà perdu des compétences singulières et vivantes.

      Notre fascination pour les outils dits de "progrès" ne découle que de notre propension naturelle à déléguer l’effort en tout domaine. Faire faire par des machines nous rend déjà stupides et incompétents.

    • #3597201

      riché surnomme l’ia "l’aliénation informatique".....
      quant à une ia consciente, c’est faire croire que la conscience ne pourrait être que matérielle,
      électro-chimique, en en occultant toute la phénoménologie immatérielle,
      que la physique quantique elle-même ne pourra peut-être même jamais expliquer.....
      pour les sages orientaux, faire basculer sa conscience vers la conscience universelle
      est inexpliquable, inenvisageable par les mots seuls,
      et se situe plutôt dans une expérimentation directe du et par le miracle de le vie, de l’Etre, du divin,
      du théos, étymologiquement : ce que l’on est bien incapable de nommer, décrire, comprendre, avec nos mots, capacités, facultés cognitives terrestres.....
      bien à vous.....

  • #3594943
    Le 23 février à 10:41 par bougre

    Le déclin cognitif résulte en grande partie de la passivité intellectuelle, de la soumission et et la résignation., accéléré par l’acceptation d’injections de substances expérimentales dans l’organisme avec des conséquences assurément irréversibles sur le métabolisme cellulaire.

    De toute évidence l’humain n’est pas fait pour subir, il est essentiel de résister à toutes les tentatives d’influence extérieure, de preserver son sens critique et de faire confiance à sa boussole interne, cultiver sa dissemblance, revendiquer son originalité et assumer ouvertement son opinion sans céder à la pensée dominante.

    S’indigner est une nécessité comme le disait le remarquable Stéphane Hessel, modèle d’honnêteté intellectuelle, être en colère contre un monde qui nous oppresse, nous engourdit, célèbre l’idiotie, glorifie l’iniquité et le mensonge.

    S’inspirer de l’insubordination et de l’insoumission quand elles semblent parfaitement justifiées ne peut que contribuer à la lutte contre le déclin cognitif, en plus du bon sens dans chacune de ses décisions.

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  • #3594951
    Le 23 février à 10:55 par Victor.

    Sur le jeûne il connait absolument pas de quoi il parle !
    La capacité adaptative qui est l’hormèse (dépassement à court terme/instant) via sa résistance physiologique.
    Ainsi pas oublier l’énergie adéquate et pas avoir de grave comorbidité, autrement y’a rien à signalé hein.

     

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  • #3594958
    Le 23 février à 11:20 par Geronimo

    Perso, je favorise ma biogenese.. : natation, (résultats prouvés), alimentation adéquate, créativité au maximum et je fuis les personnes qui n’ont manifestement aucune capacité d’analyse...j’oubliais : culture le la joie au sens bergsonien et immersion dans la nature le plus fréquemment possible. Totalement salvateur.

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  • #3595027

    Quand on voit la réaction de la majorité des gens face à l’arnaque totalement évidente et grossière nommée Covid, on n’a pas besoin de faire d’étude sur le gand âge pour s’apercevoir qiu’il y a bien un réel probleme de logique primaire chez beaucoup de nos semblables.
    C’est même pire que des lacunes cognitives, c’est carrement l’instinct primitif qui a été amputé chez certain.

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  • #3595190
    Le 24 février à 18:47 par Maneki

    Déclin cognitif : le prix silencieux de nos… vaccinés ! Voilà, il fallait bien que quelqu’un le dise, c’est fait. La protéine Spike détruit le cerveau, c’est amplement vérifié.

     

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    • #3595225
      Le 24 février à 23:40 par menfin

      hormis les vaccinés par impérieuse contrainte,
      les autres, indépendamment de leur qi, n’étaient in fine déjà pas bien malins.....
      j’ai systématiquement pû constater auprès de tous les sondés des troubles de l’humeur inquiétants,
      voire psychopathiques, un effondrement cognitif,
      pire, de vivacité d’esprit, de niveau de conscience.....
      "tués", voire "tueurs en puissance", de leur vivant.....
      sûr que foultitude d’études sont venues confirmer les primes intuitions des sceptiques,
      qu’ils soient documentés ou même purs.....

  • #3597203

    bien intéressant ce riché : prendre du recul sur les conséquences, voir globalement,
    comprendre les mécanismes intermédiaires, remonter aux causes premières,
    conclure sans dogme, en sagesse, équilibre, humilité, cohérence globale, identification des réelles finalités.....
    cela me rappelle les philosophes antiques (aristote ?), et clouscard.....

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  • #3597210

    ps : contrer le déclin cognitif ? s’alimenter, stimuler, structurer le cerveau.....
    lire & écouter des types comme soral, par exemple.....

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