Qu’on soit homme ou femme, hétéro ou homo, humain ou animal, ce qu’on a tous vu à Cannes est très dur pour les yeux. Mais le pire dans ce défilé vulgaire des femmes du régime, ce ne sont pas les corps ou les visages, c’est la morgue, la certitude d’être admirées, aimées, enviées.
Najat Vallaud-Belkacem a été nommée en 2025 en tant que conseiller maître en service extraordinaire. Nommée à vie. Pour 10.000 euros par mois. Par piston. Sans aucune des compétences requises. Elle vient se faire admirer au Festival de Cannes tout en prétendant « lutter contre la… https://t.co/XtjbENH1zR
— Didier Maïsto (@DidierMaisto) May 17, 2026
Merci à Mme Goulet, sénatrice, d'avoir interpellé Macron et Lecornu sur la présence d'Aurore Bergé à Cannes, alors que son poste ne le justifie aucunement.
Selon les sources, la ministre serait descendue à l'hôtel Martinez dont le tarif pour une chambre "d'entrée de gamme"… pic.twitter.com/v72H7u502b
— Sylvain J. (@PEGASE83000) May 16, 2026
Un crachat dans la gueule des Français
La certitude d’être admirées... Le problème, c’est que c’est tout le contraire. Sur les réseaux sociaux, ça fait monter la colère d’un cran. Ces dames de la cour s’en rendent-elles compte ? On pense que non, parce qu’un jour, ça peut devenir dangereux. Et ne nous sortez pas le coup du vous nous mettez une cible dans le dos, puisque la provocation, elle vient de là-haut.
« Vous avez versé le premier sang », comme dirait Rambo. Toujours utile de citer Rambo, ce symbole de la justice d’en bas, qui n’est pour l’instant qu’un fantasme. Or, tout va vers une résolution, on a bien dit résolution : la montée des problèmes aura un pic. Les Grecs ont un mot savant pour ça mais on l’a oublié.
Cette preuve de déconnexion des élites, qui ne mesurent pas le danger de leur exhibition, pire que sexuelle – ils exhibent leur pouvoir, leur assurance, leur haine du peuple, au fond – fait partie d’un grand mouvement de déréalité, qui sévit au cinéma comme en politique, et c’est logique que ça se croise sur la Croisette.
Éric Neuhoff (nouvel espoir, en allemand) du Figaro explique cela vec un humour acéré dans son billet cannois du 19 mai 2026. Il y fait la liste des professions exercées par les héros des films en compète à Cannes : c’est sociologiquement bien vu. Pas un ouvrier, pas un ingénieur comme dirait Ridal dans les séries (de son vrai nom Dalri), pas un artisan, pas un agriculteur : que des artistes ou des branleurs !
Dans Histoires parallèles, Isabelle Huppert est romancière. Elle ne sort pas de chez elle. Le héros de Fatherland exerce le même métier, mais il a des excuses : c’est Thomas Mann en personne. La Léa Seydoux de Gentle Monster n’a pas d’autre choix que d’être pianiste. Pointer à l’usine, vous n’y pensez pas. Une sculptrice est au centre de Quelques jours à Nagi. Des réalisateurs sont scrutés à la loupe par Rodrigo Sorogoyen et Pedro Almodovar, comme si l’Espagne avait honte de ses toreros et de ses promoteurs immobiliers.
Sous le nom de Garance, Adèle Exarchopoulos joue une actrice. C’est une actrice qui boit. Cela a le mérite de l’occuper entre deux rôles. Évidemment, dans L’Inconnue, Niels Schneider est photographe. L’activité ne semble guère nourrir son homme : le comédien est maigre comme un clou. Il faut attendre Notre salut pour tomber sur un fonctionnaire. Enfin quelqu’un qui n’émarge pas aux intermittents du spectacle. Mauvaise pioche : il est collabo. À une époque, il s’agissait d’un job à plein temps. Nobody’s perfect (comment dit-on ça en allemand ?).
Tous ces membres de la cour, qui n’ont pas les mêmes lois que nous, tomberont ensemble car ils sont solidaires. Par exemple, Bruel va entraîner Bergé, un nom maudit, dans sa chute. Il vient d’annuler sa tournée au Québec, et cette idiote le défend en plateau.
Aurore Bergé ne voit aucun inconvénient à ce que Patrick Bruel continue sa tournée pic.twitter.com/2NmTjUHNAA
— Marcel (@realmarcel1) May 16, 2026
Pendant ce temps, dans le réel, les Français de la classe moyenne et supérieure commencent à faire leurs courses chez Lidl ou Action, histoire de ne pas trop dépenser ; de plus en plus de locataires quittent leur logement à la cloche de bois (ils se sauvent quand la dette loyer devient trop importante) ; et le nombre de jeunes en surendettement qui passent par l’appli suédoise Klarna explose.
Signe que les voitures restent en effet davantage au garage, les achats de carburant ont plongé de 30 % au cours des dix premiers jours de mai, a annoncé le premier ministre, Sébastien Lecornu, sur le réseau social X. Et pour cause : entre le 27 février, à la veille du déclenchement de l’attaque israélo-américaine sur l’Iran, et le 8 mai, le prix du SP-95 a bondi de 20 %, à 2,029 euros, et celui du gazole de 26 %, à 2,157 euros, selon les chiffres de l’Union française des industries pétrolières. (Le Monde)
S’adapter à l’oppression
Pour l’instant, tout l’édifice social tient, parce que les Français s’adaptent à la paupérisation généralisée. Ils restreignent leurs dépenses, leurs besoins, se chauffent moins, mangent moins (de viande), et augmentent la solidarité entre générations ou entre voisins. Mais ce premier édredon ne tiendra pas longtemps sous le choc. Conséquence, les commerces ferment, le chômage grandit, l’argent disparaît, et la pression fiscale – l’extorsion étatique – augmente comme jamais. Cet effet de ciseaux aura une fin, que l’on espère négociée.
Là-dessus, la morgue des affreuses reine et princesses du régime, les Ernotte (la marâtre), les Najat (Anastasie) et les Bergé (Javotte), a valeur de symbole, et de symbole fort : c’est la goutte d’eau. Nous sommes dans Cendrillon, persécutée par Anastasie et Javotte, avec la marâtre au-dessus. Finalement, ces contes sont très politiques.
« Au fil des années, le château tomba en ruines, et la fortune de la famille fut dilapidée pour satisfaire les caprices des deux belles-filles, pendant que Cendrillon, trompée et humiliée, se retrouva reléguée au rôle de servante dans sa propre maison... »
Si vous ne voyez pas le rapport avec la France d’aujourd’hui, alors on ne peut plus rien pour vous.
Dernière minute : non-lieu requis par le parquet pour le faux témoignage d’Aurore Bergé dans le scandale des crèches... Une goutte d’eau de plus !


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