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L'actualité en bref
Mars 2010
Téhéran ne possède pas de missiles capables d’atteindre l’Europe et, à plus forte raison, les Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en répondant aux lecteurs du site français de RIA Novosti.
"Il est évident que l’Iran ne menace actuellement ni les Etats-Unis ni les pays européens. Il n’a aucun intérêt à le faire. Téhéran ne possède pas de missiles capables de frapper l’Europe, sans parler des Etats-Unis, et n’en possédera pas non plus dans un avenir prévisible", a-t-il affirmé.
Selon M. Lavrov, il est encore prématuré de dire comment la Russie répondra au déploiement éventuel d’un bouclier antimissile américain en Roumanie et en Bulgarie.
Le ministre espère que la partie américaine prendra sa décision définitive en tenant compte des menaces balistiques réelles pour l’Europe.
"Seule une appréciation objective des défis balistiques réels et non fantasmés permettrait de choisir une méthode de réaction adéquate", a-t-il indiqué, soulignant que la priorité devait être accordée aux méthodes politiques et diplomatiques.
Le chef de la diplomatie russe a rappelé que d’ici 2020, de l’aveu des Américains eux-mêmes, leur système de défense antimissile en Europe devrait être en mesure d’abattre les missiles balistiques intercontinentaux russes.
"Nous ne devons pas oublier ce facteur", a-t-il indiqué.
Selon M. Lavrov, la Russie est préoccupée par le développement éventuel du bouclier antimissile américain et par son influence sur la stabilité stratégique et la sécurité internationale.
"L’administration américaine affirme que son système mondial de défense antimissile n’est pas dirigé contre la Russie. Or, ce n’est pas d’après ces affirmations que nous jugerons des potentialités réelles du futur bouclier, mais sur ses caractéristiques militaires et techniques. Nous ne tolérerons pas que ce bouclier mette en cause le potentiel russe de dissuasion nucléaire", a conclu le chef de la diplomatie russe.