Le premier navet français intégralement en IA
9 mai 09:32, par SevJ’vais p’têt en agacer quelques uns, mais tant pis...
J’ai testé des dizaines de fois les IA dans le cadre de l’imaginaire et de la créativité. A ce jour, c’est tout simplement décevant et vite lassant. Cela tient aux bases de données dont se nourrissent les IA, lesquelles demeurent produites par des humains.
Or, les algorithmes demeurent des mécanismes mathématiques. Le seul progrès pour le moment est la vitesse de triturage et de régurgitations des réponses qui "imitent" l’humain.
Mais l’on rappelera ici que pour que les réponses d’IA donnent l’impression de réel, de presque humain, il a suffi de diminuer suffisamment la créativité, l’imaginaire et le savoir-être des humains. C’est chose faite.
Ce n’est pas le niveau bluffant des IA qui impressionne, c’est le ratiboisement de l’esprit humain. On appelle ça un déséquilibre relatif, comme pour les hormones en vieillissant : moins de progestérone face à une sécrétion oestrogénique qui se maintient = une "hyper oestrogénie relative".
Tout esprit attentif et observateur détecte rapidement les produits d’IA. Qu’il s’agisse de textes ou d’images, le lissage, la redondance des formulations, les réponses en boucles réthoriques de base sont faciles à relever. On s’en lasse vite... sauf pour les esprits qui ne lisent plus, et ne savent plus du tout écrire. Sans aucune référence de culture et d’étude, le moindre rédactionnel vous apparait incroyable alors qu’il est médiocre, moyen, ordinaire, banal sur le fond.
Un livre ou un film totalement réalisé par IA dégage quelque chose de plat, de froid, voire de médiocre au sens premier du terme. L’absence d’âme est le défaut central de toutes les IA et ceux qui affirment que les IA deviendront à terme aussi "humaines" que l’humain sont juste des esprits déjà grandement déculturés.
Alain Soral et E&R
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