Immigration et réindustrialisation : le dilemme
20 avril 06:55, par ScreenagerLe problème, c’est que, pendant des années, le cursus scolaire encourageait à prendre des voies tertiaires ou « intellectuelles » en dénigrant complètement celles qui étaient manuelles. On faisait passer ceux qui prenaient ces filières comme des cancres, comme si ne pas avoir un esprit scientifique, littéraire ou comptable, signifiait qu’on ne ferait jamais rien de bon dans la vie.
Il y a quelque chose d’étrange qui se passe sur le marché du travail en ce moment : on dit que les gens « ne veulent pas bosser » ; autour de moi, ceux qui sont chercheurs d’emplois se démènent pour obtenir un poste, que ce soit dans le nettoyage, le commerce, l’inventaire, j’en passe – des métiers peu valorisants mais qui permettent d’avoir un salaire. Ils ont beau postuler, rappeler les employeurs – ils obtiennent à chaque fois les mêmes réponses « Pas assez d’expérience, pas le profil, trop de diplômes… »
Donc, il convient d’être mesuré : bien sûr qu’il y a des tire-au-cul mais je n’ai personne autour de moi qui tire sur les aides sociales.
C’est bien pour cela que je suis dubitatif sur l’immigration ; certes, cela peut permettre être une solution sur certains secteurs en tension, mais l’afflux, qui est démentielle depuis des années, n’a plus aucun rapport avec la demande. Non seulement un sans-papier est bien moins cher qu’un autochtone pour l’employeur, mais si on a des milliers et des milliers de sans-papiers, l’employeur pourra encore faire pression sur un salaire déjà misérable.
Pour conclure, il est vrai que certains domaines emploient désormais beaucoup de descendance d’immigrés : pour exemple, je remarque que beaucoup de conducteurs de bus dans ma ville sont d’origine maghrébine ; en raison des incivilités, des agressions et des violences sur les chauffeurs, plus personne n’a envie de faire un métier, pourtant extrêmement prisé par le passé…
Alain Soral et E&R
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