Merci à Olivier pour sa remise en place de la loi de 1973, ce véritable mantra urbain depuis vingt ans.
Cette loi reprenait en fait les dispositions datant du front populaire soit la possibilité d’avance au trésor de la banque de France pour dix millions de francs à taux zéro plus dix millions à taux préférentiel et il faut constater que même pendant la reconstruction les gouvernements successifs sont toujours restés en deçà du plafond de ces prêts.
Quant à l’argument que ces allocations allaient avoir l’inconvénient d’être obligatoirement votées par le parlement, il ne tient pas non plus dans la mesure où l’état français empruntait déjà largement sur les marchés financiers surtout depuis 1967, année de la première décélération relative de la croissance française des trente glorieuses. La volonté des élites française d’en finir avec le circuit du trésor traduisait en fait un changement des mentalités vers le globalisme qui ne devait rien à cette loi tant décriée.
Les principales étapes de ce changement, très visibles dans les statistiques de la dette, ont été le tournant de la rigueur de la gauche, le traité de Maastricht et l’arrivée du triumvirat maudit Sakozy-Hollande-Macron, les tueurs à gage ultimes de la France.
Dans l’intervalle, la banque de France (organisme de droit public contrairement aux âneries que j’entends régulièrement) a toujours eu la possibilité de racheter la dette française sur le marché secondaire et elle l’a fait massivement jusqu’à l’arrivée des liquidateur pré-cités.
Je ne connais personnellement qu’une seule loi Rothschild et c’est l’article 104 du traité de Maastricht repris par l’article 123 du traité de Lisbonne interdisant au trésor public de présenter ses effets à la banque centrale et qui a rendu de toute façon obsolète cette infortunée Loi de 1973, cela même si tout un tas de zozos, Rocard et E. Todd inclus, ont fait comme si elle existait encore !
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