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L’exil suisse d’Olivier Delamarche

En marge de sa conférence intitulée « Économie mondiale : où se situe la France en 2026 ? » donnée à Colmar le samedi 14 mars 2025, Olivier Delamarche a répondu aux questions de la section Alsace d’E&R.

 

 

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8 commentaires

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  • #3619609
    Le 12 juin à 18:04 par Lazeby

    Merci à Olivier pour sa remise en place de la loi de 1973, ce véritable mantra urbain depuis vingt ans.
    Cette loi reprenait en fait les dispositions datant du front populaire soit la possibilité d’avance au trésor de la banque de France pour dix millions de francs à taux zéro plus dix millions à taux préférentiel et il faut constater que même pendant la reconstruction les gouvernements successifs sont toujours restés en deçà du plafond de ces prêts.
    Quant à l’argument que ces allocations allaient avoir l’inconvénient d’être obligatoirement votées par le parlement, il ne tient pas non plus dans la mesure où l’état français empruntait déjà largement sur les marchés financiers surtout depuis 1967, année de la première décélération relative de la croissance française des trente glorieuses. La volonté des élites française d’en finir avec le circuit du trésor traduisait en fait un changement des mentalités vers le globalisme qui ne devait rien à cette loi tant décriée.
    Les principales étapes de ce changement, très visibles dans les statistiques de la dette, ont été le tournant de la rigueur de la gauche, le traité de Maastricht et l’arrivée du triumvirat maudit Sakozy-Hollande-Macron, les tueurs à gage ultimes de la France.
    Dans l’intervalle, la banque de France (organisme de droit public contrairement aux âneries que j’entends régulièrement) a toujours eu la possibilité de racheter la dette française sur le marché secondaire et elle l’a fait massivement jusqu’à l’arrivée des liquidateur pré-cités.
    Je ne connais personnellement qu’une seule loi Rothschild et c’est l’article 104 du traité de Maastricht repris par l’article 123 du traité de Lisbonne interdisant au trésor public de présenter ses effets à la banque centrale et qui a rendu de toute façon obsolète cette infortunée Loi de 1973, cela même si tout un tas de zozos, Rocard et E. Todd inclus, ont fait comme si elle existait encore !

     

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    • #3619634
      Le 12 juin à 21:44 par Lazeby

      Ma plume a fourché. Le montant total des avances de la banque centrale au trésor était bien sûr de vingt MILLIARDS de francs.

    • #3619672
      Le 13 juin à 05:39 par Paolo

      Et tes fameux marchés ils l’empruntent à quelqu’un d’autre, ou ils la créent ta monnaie ?
      Le sens des choses revient à avoir privé la puissance publique du pouvoir de créer sa propre monnaie. Car les esprits derrière tout cela (aprèsle 15.08.71) savaient que pour sauver le capitalisme il fallait développer le crédit. Et donc développer les organes de crédit. Et donc, autoriser les banques privées à créer la monnaie, ce qui nécessitait de détruire le circuit du trésor.

    • #3619729
      Le 13 juin à 08:48 par Lazeby

      @ Paolo

      C’est le cœur du débat. Mais vous ne faites que démontrer implicitement que l’on ne peut créer de la monnaie sans produire une contre-partie, ne serait-ce que raisonnablement décalée dans le temps. Sinon, l’on peut en arriver à des absurdités du genre "nationalisons les marchés et ce sera le paradis sur terre pour mille ans".
      C’est d’ailleurs ce qui me frappait dans ce débat qui a fait rage sur le net il y a une quinzaine d’année. Je me suis aperçu que quand je parlais de "prêt de la BDF" beaucoup de gens comprenaient "don gracieux de la BDF" comme s’il ne s’agissait que de "nationaliser la BDF" (mais elle l’est déjà Dugenou !) pour pouvoir faire tourner l’impression de billet à satiété.
      L’inflation et les crises ravageuses de l’inflation Ils n’en avaient jamais entendu parler et surtout pas en instruction civique.
      Quand vous contractez un emprunt, il n’y a que deux manières de le traiter ; soit vous le remboursez (en l’occurrence par l’împôt au niveau d’un état) soit vous le couvrez par un autre emprunt (ou un quelconque tripatouillage de "l’ingénierie financière" qui lui ressemble) ce qui revient à faire de la cavalerie pour le plus grand profit des banques privées, nous serons au moins d’accord là-dessus.
      Le problème est en fait que ceux qui déblatèrent sur cette époque ne l’ont pas connue. Parmi ceux qui ont voté cette loi de 1973 il y avait aussi des gaullistes sincères qui estimaient que, compte tenu de la reconstruction achevée et de la richesse du pays (en 1972 la France est considérée comme le Japon de l’Europe) si les Français voulaient un surcroît de niveau de vie, ils fallaient qu’ils le soldent par leur sueur c’est-à-dire par l’împôt.
      Mais cela n’était pas électoralement porteur et, en donnant explicitement le choix d’avoir recours à l’état d’emprunter sur les marchés, une autre faction - les giscardiens pour les nommer - savaient très bien ce qu’ils faisaient.
      Cordialement.

    • #3619770
      Le 13 juin à 12:31 par paramesh

      à l’époque l’argument massue était qu’il fallait ôter aux poliques la possibilité de créer une monnaie qu’ils pouvaient manipuler et donc affaiblir par l’inflation .Le mantra étant que la politique d’une banque centrale devait être indépendante de l’état (jugé non fiable, alors que c’est connu la banque privée c’est hyperfiable question déontologie monétaire). l’indépendance de a banque centrale implique directement l’impossibilité pour l’état d’avoir la moindre politique financière et don économique en conséquence. c’est le triomphe de l’état ultralibéral que veulent les Delamarche et autres Gaves ; l’impossibilité d’un état statège. il faut quand même rappeler que la banque de France tout comme la FED et pratiquement toutes les banques centrales du monde sont privées de fait puisqu’elles ont des capitaux et des administrateurs privés. il suffit de lire les statuts originaux de la BDF.
      En fait la loi de 1973 ne faisait que légaliser une pratique de l’emprunt privé (excellente source d’enrichissement par la corruption des élites politiques. en fait on préférait déjà emprunter à 6% au privé qu’à 3,5% par l’emprunt Pinay, un emprunt d’état jugé trop cher car il ne rapportait qu’aux épargnants français (et non aux banquiers privées. explique nous ça Olivier

  • #3619611
    Le 12 juin à 18:48 par bougre

    Si la loi du 3 janvier 1973 n’est pas seule responsable de l’endettement exponentiel de la France auprès du secteur bancaire privé, c’est le point de départ de la situation actuelle devenue irrémédiable.

    La décision avait été prétendument prise pour limiter l’inflation à l’époque, mais force est de constater qu’il s’agissait davantage d’une décision politique, plus qu’économique.

    On connait aujourd’hui les grands bénéficiaires et les gros perdants.

     

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    • #3619771
      Le 13 juin à 12:52 par paramesh

      de toutes façons c’est simple que ce soit le privé ou le public, si tu crées de la monnaie il faudra la rembourser pour pouvoir equilibrer ton bilan. et dans les deux cas ça coince : le public (le politicien d’une démocratie) s’en fout car il n’est élu que pour 5 ans (après moi le déluge) et le privé s’en fout aussi car, pour lui si la dette n’est pas remboursée en temps elle devient éternelle et donc source de profit eternel (c’est pour ça que toutes les banques privées sont en faillite sur le papier) et cela lui donne encore plus de pouvoir. seul un état stratège avec une stratégie à long terme peut être assez responsable pour créer une monnaie saine (donc remboursée quand elle a produit une richesse réelle pour éviter toute inflation monétaire. Enfin pour l’état, empruter à un taux zero ou faire un emprunt d’état genre rente Pinay cela revient plus ou moins aux même car la rénumération des interêts profite au pays puisqu’lle profite aux petits épargnants.

  • #3619728
    Le 13 juin à 08:47 par goy pride

    Olivier, bien évidemment que la loi du 3 janvier 1973 a été prise pour le bénéfice des Français et pas celui des banquiers ! Ces escrocs qui ont tout méthodiquement saboté ces 50 dernières années et ceci au bénéfice des certains groupes d’intérêts désormais bien identifiés ont par contre fait un truc bien et positif avec cette loi ! J’ai bien compris ? :-)

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