Immigration et réindustrialisation : le dilemme
19 avril 14:19, par Au Bon ÉcureuilRarement il est donné à lire que l’expansion du capitalisme repose sur la division du travail, et que sa croissance exige une expansion géographique. L’avidité de tous aidant, aujourd’hui il faudrait au capitalisme plusieurs planètes. Mr. Charles Gave, qui a consacré sa carrière à conseiller des clients internationaux afin de placer au mieux leurs investissements bancaires, répète fréquemment que l’économie est de l’énergie transformée. Le principe de l’économiste français Bastiat : "Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas", est une chasse aux ombres chinoises. Un silence sépulcral couvre le thème de l’énergie libre depuis Nicolas Tesla, que ce soit chez les économistes et financiers de tous bords, ou chez les écologistes. A griller en une année une quantité mondiale de ressources naturelles que le cosmos a mis environ six années à générer, on devra se pencher sur la question, et il vaudrait peut-être mieux que ce ne soit pas des actionnaires de groupes pétroliers ou gaziers, de consortiums maritimes qui transportent tout cela, via les goulots d’étranglement à la Hormouse, etc..., mais quelqu’un capable de les convaincre d’investir dans l’énergie libre, décentralisée... Retirer à tous les comptes d’exploitation de la terre la meilleure part de leur poste énergie ne ferait pas de mal à la marge d’autofinancement du globe, au point même d’offrir une solution de résorption de la dette, un espoir d’aboutir à un équilibre non malthusien entre, d’une part, l’humanité, et le vivant hétérotrophe, et d’autre part, la biosphère autotrophe de notre planète, c’est-à-dire sans envisager de se débarrasser de tout ce qui n’est pas le milliard doré. Ça tombe bien, en France, comme en Chine, on n’a pas de pétrole, on a des idées. Or, les structures des pouvoirs en place n’ont que des plans de production d’énergie centralisée, ou complètement foireux comme l’éolien, par exemple. L’hydraulique marche, notre nucléaire aussi. Pour eux, c’est bien clair, quelle que soit la solution de production d’énergie, il faut que les compteurs continuent à tourner, avec les taxes en cascade. Une forme de lubricité particulière pour la partie droite de la courbe de Laffer a envahi les cerveaux des élites françaises depuis la mort de Fouquet. L’exonération fiscale de la noblesse, nourrie de la largeur de la courbe de Laffer, est le vieux problème irrésolu par les révolutions.
Alain Soral et E&R
E&R en vidéos
Revues
Bonnes adresses
International
Alain Soral
Kontre Kulture

et
!