Wesh, nique ta race la linguiste

Publié le : samedi 8 novembre 2025
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Y aurait-il des linguistes de droite et des linguistes de gauche ? Des défenseurs de la langue académique et des réformistes, qui veulent vivre avec leur temps, c’est-à-dire celui des jeunes ? Quitte à abjurer leurs études de lettres, anciennes ou modernes ?

 

Le mot wesh a tout changé. Wesh, qui veut tout et rien dire, laisse les linguistes perplexes et creuse un profond fossé entre les deux camps, les anciens et les modernes. Nous revoilà au temps de Victor Hugo, celui qui écrit comme Booba, selon le magazine pour hommes déconstruits (modernes, donc) GQ.

Wesh pose un problème en ce sens qu’il n’en a pas, et se met à toutes les sauces. On dira que c’est un mot joker, un mot pour ceux qui en ont peu, et qui surutilisent leur joker. Cela n’appauvrit pas le vocabulaire, parce que ça part déjà d’un vocabulaire pauvre. Plus grave, appauvrir la langue, c’est appauvrir la pensée, si l’on en croit nos chercheurs.

Ici, une perruche à la voix crispante interroge une linguiste de gauche, une weshiste.

Perruche : Comment réagissez-vous quand vous voyez les jeunes qui essayent de se débarrasser de toutes ces expressions parasites qui nous viennent maintenant par réflexe dans la bouche et qui polluent un peu notre façon de parler ?

Weshiste : Moi ce qui me frappe, ce sont les discours négatifs et aussi ce côté autocritique, pourquoi est-ce qu’il faudrait s’en débarrasser ? En tant que linguiste, on étudie les mots, et ils ont une fonction dans la langue, ils ont une fonction à l’oral. Si on ne les utilise pas, ça veut dire qu’on lit, en fait. Ça veut dire qu’on se met à parler comme on écrit et c’est pas du tout naturel, c’est pas du tout la fonction de l’oral.

La fonction de l’oral, c’est d’exprimer des émotions, c’est de permettre de réfléchir, d’où des hésitations, c’est de permettre à l’autre d’intervenir, d’où des termes d’adresse. Donc, tu vois, tiens… Donc les mots changent de sens, y a une vraie compétence à utiliser ces mots et les jeunes ne les utilisent pas n’importe comment. Bon, c’est au début, quoi, c’est à la fin, et quoi c’est plus interrogatif, et quoi, ça veut dire n’est-ce pas, donc il y a une vraie compétence derrière ces mots-là.

Perruche : Ces mots-là, on va dire qu’on les utilisait quand on était jeunes, tous déjà, mais y a des nouveaux qui font leur apparition. Du coup notamment, ça, ça n’appauvrit pas le langage parce qu’il est sont utilisés du coup à la place de tout un tas d’autres mots et d’autres liaisons qu’on pouvait utiliser auparavant.

Weshiste : Il y a deux phénomènes. Les mots ne sont pas interchangeables. Et justement le euh, le hein sont pas interchangeables. Hein, ça veut dire n’est-ce pas, euh, ça veut dire quand. Et du coup et donc ne sont pas tout à fait interchangeables. Il y a alors qui est un peu diminué, mais donc existe toujours.

À un moment, on avait peur que carrément, c’est ça, j’avoue, ça remplace oui. Mais non, ça module des nuances de oui parce qu’il y a un oui très enthousiaste, avec plein de i à l’écrit, et puis y a un oui bon d’accord. C’est des nuances en fait, ça enrichit le vocabulaire.

Alors effectivement, y a des mots qu’on utilise moins. Moi, j’utilise super, mais les jeunes, non. Il y a wesh, qui est particulièrement polyvalent, parce qu’il peut vouloir dire salut, ça va. Donc c’est une vraie compétence et c’est une vraie richesse, ces mots, et chaque génération en a, voilà. Les jeunes utilisent des fois des formes plus cryptées, mais ça fait partie de la vitalité de la langue. Moi ce qui me frappe, c’est ces jeunes qui sont ce qu’on appelle en insécurité linguistique, ils ont l’impression qu’ils sont en faute, qu’ils s’éloignent du français correct, du vrai français, mais ils le font vivre, ce français.

« Mais c’est plutôt un enrichissement de pouvoir utiliser ces nouveaux mots dans d’autres sens ! »

Pour sortir par le haut de ce débat primaire entre weshistes et anti-weshistes, on dira, pour reprendre une classification sociale classique, qu’il y a ceux qui maîtrisent un petit français académique et qui peuvent accessoirement utiliser wesh, parce que c’est la mode, et ceux qui n’ont que wesh.

Les uns colorisent, exotisent et enrichissent leur langage classique avec du langage de rue (comme auparavant l’argot), qui ne prête pas à conséquence sur leur niveau social, et leur donne même un vernis cool, c’est-à-dire socialisable. En revanche, pour les autres, on n’est pas dans un choix mais dans une impasse linguistique, qui détermine tout le reste : le positionnement social, les chances de s’en sortir, l’ouverture à d’autres communautés ou corporations, la drague pauvre donc violente, la délinquance qui sanctionne le manque de diplômes, etc.

Un vrai wesh a peu de chances dans la vie, mais il en a. Un faux en a beaucoup plus, si l’on considère que le but de la vie est de devenir bourgeois, bien entendu. Discuter de cette finalité est un autre problème.

 

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Le 8 novembre 2025 à 18:23 par Alain Soral
#3574297

Cette conne fait semblant de ne pas comprendre le problème ! Le problème n’est pas le vocabulaire qu’on peut effectivement enrichir avec l’argot, des mots étrangers, des néologismes, etc. Le problème c’est l’appauvrissement de la grammaire et de la syntaxe et là on peut même parler d’effondrement ! AS.

Le 9 novembre 2025 à 13:44 par Cyril Legalais
#3574566

Merci monsieur, tout est dit.

Le 9 novembre 2025 à 17:25 par Chibreman
#3574598

C’est un cas d’idiot qui regarde le doigt quand on montre la lune, en effet…

Le 10 novembre 2025 à 11:48 par Hic Rhodus
#3574762

Appauvrissement de la syntaxe (de la rue au sommet), à quoi s’ajoute l’écriture excluante dite « inclusive » à l’école et l’université, et pour couronner le tout, l’anglicisme généralisé qui prend tout en tenaille : hype et snob dans un communiqué de presse de galerie d’art, branché dans la rue et les classes populaires, invasif dans tous les secteurs pour faire « technique » et pro (allez dans une boutique de pêche, de montagne, de vélo… rien ne justifie que cette sous-culture anglo-saxonne qui n’a rien inventée serve à désigner absolument tout dès que ça se veut professionnel).

Bref quand le français sera devenu impossible à parler ne restera que cet immonde globish. C’est le but. Un code minimal pour échanger ses pulsions, pour véhiculer des affects sommaires, à peine au-dessus du borborygme.

Le 8 novembre 2025 à 18:33 par chanduloe
#3574299

L’enrichissement de la France par ces tribalistes consanguins est sans fin...

Le 8 novembre 2025 à 18:36 par Kroutoy
#3574300

Encore les symptomes ... Traitons la pathologie et les symptômes disparaîtront....

Le 8 novembre 2025 à 18:46 par Rachid Paris
#3574303

c’est un truc d’adolescent. normalement a 20 ou 25 ans t’arretes de parler verlan et autre vocabulaire exotique et t’essayes de parler correctement francais, pour chercher du travail, pour avoir des conversations serieuses claires et precises avec le plus de gens possibles venant de milieux sociaux divers pour des interactions et des transactions les plus riches possibles. normalement t’essayes de t’ameliorer et d’avancer dans la vie pour prosperer et transmettre un heritage de qualite et avoir une empreinte positive dans ce monde.

Le 11 novembre 2025 à 20:22 par Mr Houblon
#3575061

Normalement, â 20/25 ans... Sauf que si tu restes et que tu traines avec les même "wesh", ce n’ est pas dit que tu changes ta façon de t’exprimer au quotidien. Sans lire ou presque pas, cela devient nécessairement hors de portée. La langue, c’est un vrai travail, un effort de tous les jours en s’appuyant sur ce qu’il y a de meilleur. La littérature sous toutes ses formes et les grands discours. C’est en lisant du Balzac, du Flaubert, du Daudet (Léon), du Châteaubriant et du Dumas (entre autres, bien-sûr) qu’on provoque une amélioration franche et nette. Ce n’est pas en s’abreuvent de textes de Aya Nakamura ou Jul qu’on tutoie, par la suite, le sommet de l’expression française.

Malheureusement, ce n’ est pas une question d’âge ou de statut qui nous fait mieux s’exprimer, c’est lié à la vie qu’on mène, ceux qui nous entourent ( de gré ou de force) et la motivation qui on veut bien se donner pour perfectionner notre langue natale, si belle soit elle.

Le trésor qu’est la langue française souffre de ce monde moderne, cosmopolite et libéral, ce monde anglicisé de toute part lequel fait office de référence pour nos gouvernants qui dirigent l’École, les médias, la publicité. On est pas sorti de l’auberge.

Le 8 novembre 2025 à 18:46 par Jojoyoyo
#3574305

Alors déjà on écrit pas Wesh mais Ouaich on francise n’est-ce pas

en plus c’est plutôt une interjection ou une exclamation

il remplace parfaitement « putain ! » ou « oh la la ! » par exemple

Le 9 novembre 2025 à 08:44 par Babar
#3574477

Oui et il faut franciser notre fameux "whallah" national en Oualla ! Qui signifie à la fois saperlipopette, sacrebleu, fi donc, de toute évidence, hélas, parbleu, vertuchou, à vrai dire, vous avez parfaitement raison sur ce point mon cher néanmoins... , stupéfiant, tiens tiens, bigre, nolens volens, pour conclure je dirais en substance que..., mea culpa, in fine, les causalité sont il est vrai multidimensionnelles, in fine, note bene, ô tempora ô mores ! Une véritable pépite d’enrichissement linguistique républicain ! Cela peut devenir un cri de rassemblement national comme le jadis Montjoie saint Denis ! Je propose d’ailleurs de moderniser notre poussiéreux LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ par OUALLA, OUAICHE, MISQUINE. Et remplacer La Marseillaise par "Djadja" . Ca aurait un peu plus de gueule et serait plus raccord pour les déplacements officiels de Macron.

Le 8 novembre 2025 à 18:58 par Annwn
#3574309

En 1978, sous la présidence de Valery Giscard d’Estaing (à qui la France devait déjà la mise en place d’une dette qui allait, jusqu’à aujourd’hui, vampiriser toutes ses richesses nationales produites), la France allait connaître une réforme majeure dans le domaine de l’immigration : la mise en place du « regroupement familial ». La politique d’intégration des étrangers transformera à partir de là, le modèle d’assimilation culturelle et d’adoption totale de la culture française selon la République « Une et Indivisible », qui « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », par un multiculturalisme, libéral, forcé, diviseur et communautaire, selon le modèle anglo-saxon, et conduisant à toute une kyrielle de malheurs sociaux, culturels, économiques et politiques, individuels ou collectifs : entre autres, dumping social, apparition et croissance, au sein d’un peuple, de tensions et de divisions ; perte de l’identité ; éradication brutale de la mémoire et de tous ses symboles ; déracinement et errance culturels ; perte des repères linguistiques que sont la grammaire et la syntaxe, donc de la capacité de bien structurer sa pensée si l’ethnie dominante est d’une autre langue ; réduction de la capacité à s’exprimer correctement pour être bien compris et participer pleinement à la vie collective ; ghettoïsation et paupérisation de pans entiers de la population les moins souples à s’adapter, etc.… sans parler des dangers sanitaires liés aux virus et autres germes inconnus qui peuvent être véhiculés dans ces échanges. NB : « Pour la première fois dans l’histoire, il existe une langue planétaire : l’anglo-américain qui s’est imposé car les États-Unis d’Amérique sont la principale puissance du monde, mais aussi parce que c’est une langue sans classe, démocratique. Mais cette langue planétaire s’est réduite à un lexique d’à peine 600 mots (selon une étude de la Compagnie Bell), alors que le dictionnaire d’Oxford en contient 300 000 et que Shakespeare en utilisait 24 000. » (G. Steiner, avril 2001) Ces 600 mots « à peine » étant essentiellement des substantifs ou des adjectifs, les verbes étant réduits au strict minimum vital permettant de ne pas rester au simple stade de l’onomatopée ou du borborygme.

Le 9 novembre 2025 à 17:08 par Yankee98
#3574594

On entend souvent parler de l’invasion linguistique anglo-saxonne, avec des mots comme « parking », « film » ou « week-end »... mais cette invasion se compose d’environ 2000 termes.

Alors qu’à l’inverse, les anglophones se plaignent de l’invasion francophone avec environ 3000 mots en notre faveur (« rendez-vous », « c’est cliché », « cul-de-sac » etc.).

Bien entendu la langue française fait partie des plus belles langues avec l’italien ou le russe, et ce serait légitime qu’elle redevienne prépondérante.

Il ne faut pas remercier Clémenceau...

Le 8 novembre 2025 à 19:07 par Lovyves
#3574312

Changer le sens des mots ( trop à la place de très). N’est pas un enrichissement, mais une confusion. A chacun sa Langue et plus personne ne se comprend. "1984" et la novlangue sont ainsi notre horizon.

Le 8 novembre 2025 à 19:18 par Colonel de Montjoie
#3574315

Derrière l’insupportable « en fait » se dissimule presque toujours un « du coup ».

Incapables de saisir le monde dans ses subtilités et nuances - la perte du langage ayant pour corollaire la perte du sens des mots (et vice et versa) -, le bétail nouveau ne sera plus en capacité de se révolter face à des réalités toujours plus abjectes, pis viendra à juger les acteurs de la saine et inévitable révolte comme des empêcheurs de se tourner les doigts dans le Tik-Tok (ce partage h24 avec d’autres clones de leur égale et insondable vacuité).

Le 8 novembre 2025 à 19:29 par Maks
#3574318

Du coup notamment, ça, ça n’appauvrit pas le langage parce qu’il est sont utilisés du coup à la place de tout un tas d’autres mots et d’autres liaisons qu’on pouvait utiliser auparavant.

C’est un truc de gonzesse, c’est une prudence dans une dispute conjugale avec un homme capable de faire une inférence valide et d’employer des « donc » valides, la gonzesse préfère ne pas se mouiller et employer des « du coup »...

Et c’est insupportable. Si tous les hommes sont mortels et Socrate est un homme, du coup Socrate est mortel.... Voilà le sens... C’est un appauvrissement non seulement du langage mais un effondrement de la rationalité : je le trompe, on divorce, du coup il me paie une pension alimentaire... ça passe mieux que « donc »... il était fidèle, mais j’en voulais plus, du coup je l’ai trompé avec mon boss...

Aucun homme ayant un reste de dignité n’emploie "du coup". Ou alors pour sauver sa peau au tribunal : je lui ai tiré deux balles dans la tête, du coup il est mort... mais bon, je n’y suis pour rien... « Du coup », c’est l’émergence miraculeuse de la conséquence sans lien avec la cause... Il perd tout son sang, du coup il meurt... je pars au travail en retard, du coup la pluie s’arrête... C’est l’autre expression, l’expression transposée dans le peuple, du langage des technocrates : ils ont reçus l’injection ARN de Pfizer, du coup ils sont morts par milliers, mais on ne peut établir aucun lien entre l’injection et la mort...

Et c’est avant tout un truc de gonzesses, elles parlent comme Pfizer... n’assumant aucune responsabilité. Et c’est probablement le symptôme de la prise de conscience à l’échelle de la société d’une culpabilité dont elles cherchent à se défausser. Elles savent qu’elles ont fait une grosse connerie (laquelle ? on le saura bientôt), et elles ont déjà commencé à nous enfumer pour ne pas en porter la responsabilité.

Le 8 novembre 2025 à 19:51 par 100
#3574324

Effectivement, quand des gamins entrent à l’école primaire avec 300 mots de vocabulaire et une syntaxe deglinguée, leur avenir est tout tracé : la banlieue, le Fast food, la délinquance et, au mieux, les petits boulots. _

Le 8 novembre 2025 à 19:55 par mathcraftz
#3574325

"Wesh ! De base, en mode de ouf, frire, choqué !" constitue 90% de la conversation d’un "ado" toutes ethnies confondues. Les 10% qui restent, c’est du franglarabe trop boosté sa mère et des vulgarités.

Le 8 novembre 2025 à 20:12 par Desperados
#3574328

cette meuf ( vu quelle prône le langage irrespectueux ) est une caricature d’elle même.

Le 8 novembre 2025 à 20:18 par bougre
#3574330

Le syndrome du "wesh-wallah de la Tourette"... inguérissable même avec le schéma vaccinal complet.

Le 8 novembre 2025 à 20:29 par skdr
#3574333

On en revient à la différence entre grossièreté et vulgarité.

Le 8 novembre 2025 à 20:33 par ÀQuel.
#3574334

Le mot wesh n’a qu’un sens de base, mais plusieurs usages. C’est l’équivalent d’un point d’interrogation : parfois ça veut dire « What’s up, my friend ? », parfois c’est plutôt « What the fuck ? / WTF ». Fondamentalement, ce sont ses deux fonctions principales : interpeller ou marquer la surprise.

Le sens littéral importe peu : ce qui compte, c’est l’usage ritualisé, la reconnaissance mutuelle et l’appartenance à un même cercle culturel. Autrement dit, wesh fonctionne comme un signe identitaire plutôt que comme une information. On retrouve exactement le même mécanisme aux États-Unis : un simple mème sur la taille d’un basketteur a rendu le chiffre « 6-7 » viral, et les enfants le répètent sans savoir pourquoi — l’important, c’est d’être dans le même code.

J’imagine qu’il y a eu des identitaires qui ont résisté pendant des années, refusant d’utiliser ce terme au motif qu’il appartenait à « l’ennemi » (islamo-gauchiste), pour finalement se rendre compte qu’ils se battaient pour une futilité.

Le 9 novembre 2025 à 08:55 par on mélange pas les torchons et les serviettes, merci
#3574480

"pour finalement se rendre compte qu’ils se battaient pour une futilité."

Ta conclusion est consternante, vraiment, mais elle montre vraiment qu’il y a deux types d’hommes radicalement opposés sur ce monde : les matérialistes dont tu es qui croient en un sens, et les spiritualistes dont je suis qui croient en un but. Si se battre pour sa culture et la langue de ses ancêtres est une futilité, alors qu’est-ce qui ne l’est pas ? Le compte en banque et les impôts ? C’est ça qui compte vraiment ?

PS : Abandonner les combats en disant "c’est pas important en fait", c’est le marqueur des lâches. Vaut mieux un perdant qui reconnait sa défaite et en tire des conclusions, plutôt que le type qui lâche l’affaire sans avoir rien appris parce que c’est "futile".

Et qu’on se le dise : vaut mieux un français pauvre, un vieux coq avec les deux pieds dans la merde mais en train de chanter cocorico, plutôt qu’une vieille poule dans un poulailler doré à bouffer le grain dans l’auge.

Le 15 novembre 2025 à 19:09 par Knokke
#3575982

@ on mélange pas les torchons et les serviettes :

à propos de la langue de tes ancètres... , c’ était l’une des suivantes, mais probablement pas le Français ou Françien (que seulement la moitié des français parlait), qui n’est utilisé par la majorité de la population que parce qu’il a été imposé à coup de trique dans les écoles par les lois Jules Ferry entre 1881 et 1905 - un Jules Ferry qui ne se contentait pas de vouloir imposer sa culture en Afrique, mais aussi de "civiliser" les races inférieure au sein de l’Hexagone en détruisant leur richesse linguistique :

- La langue d’Oïl (10 langues) : le Francien, Picard, Wallon, Normand, Gallo, Champenois, Lorrain-roman, Bourguignon-morvandiau, Poitevin-Saintongeais, Franc-comtois.

- La langue d’Oc (6 langues) : le Gascon, le Languedocien, le Provencal, l’Auvergnat, le Limousin, le Vivaro-alpin.

- l’Arpitan ou Franco-provençal (Savoie, Bresse, Lyonnais, Forez, Valais suisse, Vallée d’Aoste)

- le Corse

- les langues non-romanes : Breton, Basque , Catalan, Allemand (et dialectes Alémaniques), Flamand.

On ne parlait français qu’au sein d’une bande allant de Paris à la Loire moyenne.

Le reste du pays parlait une variété de 25 à trente langues nettement distinctes (en comptant les dialectes, ça ferait de 50 à 85 langues différentes...)

"Du coup, J’chuis choqué en mode ouf !" : mes ancètres ne parlaient pas Français, et ceux qui connaissaient le français parce qu’on l’avait imposé de force à l’école, en interdisant l’usage du "patois" local même dans la cours de récréation, ne le parlaient que pour les choses officielles. Leur langue, c’était le Nord-Occitan. Et avant ça, le Celte. Et avant qu’ils soient celtisés par les envahisseurs Gaulois venus de l’Est, ils parlaient le Ligure.

Donc c’est beau l’attachement à une langue commune "ancestrale" fantasmée qui date de même pas un siècle, mais la "weshisation" du Français, c’est la même chose que ce qui s’est produit de nombreuses fois par le passé : le fort impose au faible sa culture. Je tente de parler le français le mieux possible, pour ne pas trop me connardiser, mais ça ne me fera pas verser une larme si la langue que les socialistes ont imposée à mes ancètres se fait bouffer elle aussi. Je verrais ça comme un juste retour de karma. En attendant, je ne m’enferme pas à vouloir parler seulement cette langue moribonde, je parle aussi la langue de l’ennemi, celle de la perfide Albion, aussi celle des Germains (et je baragouine quelques autres).

Le 8 novembre 2025 à 21:00 par Rohan
#3574339

"Wesh", c’est de l’arabe algérien, ça signifie "quoi ?". Si pour les Français ça semble tout et rien dire, pour ceux qui parlent la langue, ça signifie "qu’est-ce qui se passe ?", "hey !" "ça roule ?"

Le 9 novembre 2025 à 18:47 par Serilem
#3574620

En amazigh et en darina marocain, c est "est ce que " il me sem ble. Je ne sais pas comment ce sens a dérivé

Le 22 novembre 2025 à 01:28 par Gloubi
#3577655

La véritable expression est « « wesh bic » qui signifie « qu’est-ce qui y’a « ou « comment ça va ? » tout dépend du contexte.

Le 8 novembre 2025 à 21:18 par Thomas (un autre...)
#3574342

Cela me fait penser au malheureusement prophétique sketch des Inconnus sur l’émission "Apostrophe" du futur (orthographié "Apostrofe") avec notamment le débat sur la réforme du verlan...

Le 8 novembre 2025 à 21:21 par Miles Davis
#3574345

"Wesh you were here" de Pink Floyd est un très bon album.

Le 9 novembre 2025 à 10:41 par OC
#3574517

Et morceau magnifiquement repris par Alpha Blondy.

Le 8 novembre 2025 à 22:29 par Anonyme
#3574360

’’J’apprends mieux à la maison.’’ Ce gouvernement aura emmerdé absolument tout le monde. L’école à la maison, c’est fini. Ceux qui continuent sont, pour la plupart, en désobéissance civile, ou essaient de passer sous les radars. D’autres se sont tirés du pays pour pouvoir vivre leur liberté d’instruire, ailleurs.

Le 8 novembre 2025 à 22:34 par IGGY POP l’iguane
#3574361

La france, tombe dans les égouts et le français est de plus en plus con !! Et ces connes, ne trouvent rien à redire sur la destruction de notre langue, notre belle langue qu’elle fut : littéraire,romantique, brillante : mon dieu, qu ’est -il arrivé pour ne arriver à ça : ces jeunes connards et connasses qui ne savent plus parler français influencé par le langage de ces neuneus de banlieus qui n’ont que l’insulte à la bouche ou des wesh wesh et ces français collabos qui en font de même. Jeanne au secours, les merdes humaine ont pris le pouvoir.

Le 9 novembre 2025 à 00:28 par Papouny
#3574398

Je ne sais pas... Il y a toujours eu une différence entre le langage oral et le langage écrit. Quand j’étais plus jeune, je croyais que les Québécois écrivaient comme ils parlaient, et puis je suis tombé sur des sites internet québécois et je me suis rendu compte qu’il était impossible de les distinguer de sites français. Et pourtant leur langage parlé est bourré d’interjections, d’anglicismes, d’expressions farfelues... un peu comme chez les ch’tis. Avant, on avait l’argot... et cette manière de parler impressionnait tellement Victor Hugo, qu’il avait écrit tout un chapitre des "Misérables" sur le sujet. Après, je dis ça, mais je ne supporte pas quand mes élèves sortent Wesh à tout bout de champ...

Le 9 novembre 2025 à 08:27 par la patrouille du parti
#3574470

"Après, je dis ça, mais je ne supporte pas quand mes élèves sortent Wesh à tout bout de champ..."

Un prof ... un éternel adolescent. "C’est l’argot", "c’est pas grave", "c’est le progrès", "c’est le Québécois" (?!), bref : toujours le même jargon de corrompu et les mêmes conneries censées faire accepter tout et n’importe quoi.

Petit plus : Victor Hugo ... un des symptômes de la déchéance de ce pays, si ce gros bourgeois bien fortuné avait pu se noyer au large de son île de merde avec ses torchons imbuvables que même Balzac ou Flaubert voudraient pas lire, la France s’en porterait mieux.

Le romantisme littéraire, du moins français, est l’un des cancers de notre histoire, c’est le début de notre niaiserie maladive (et tout ça se finira joyeusement pas la guerre de 1870 qui signe le début de l’effondrement). Pendant ce temps-là, en Allemagne ... ça carburait à plein régime, ça votait des lois antisocialistes et ça industrialisait le pays déjà le plus moderne d’Europe...

Conclusion : faudrait interdire les professeurs, les poètes, les vieux monsieur barbus et la gentillesse aussi. Et les gamins qui disent wesh alors qu’ils ont plus de 20 piges, c’est des mongoliens. Tu peux passer des soirées sympas avec eux, j’en ai fait plein et on se marrait bien, mais t’en feras jamais des intellectuels ni des cadors, faut regarder la vérité en face.

On peut pas plaider la "droite des valeurs" et la "gauche des valeurs" en même temps, on peut pas demander la "morale hélléno-chrétienne" sauce hoplitique et le "progressisme anglo-saxon" sauce Big Mac et Tupac en même temps, ou alors t’es macroniste (et donc tu es con...stitué de pensées vaseuses et brumeuses). Faut juste être cohérent avec soi-même...

Le 9 novembre 2025 à 08:30 par kantor
#3574472

@Papouny Et comme chacun sait, le grand remplacement se réalise avec des Quebecois...

Le 8 novembre 2025 à 23:08 par Sinabil
#3574369

L’état de la langue donne des informations sur l’état santé d’une personne, il en est de même pour le corps de la nation française dont la langue surchargée de trahisons anglicistes, et d’indigence lexicale compensée par des difformités syntaxiques immigrées du Diversistan, indique qu’il est très gravement malade.

On pense comme on parle, et la chute de QI de la population française se voit sur sa langue.

Et les linguistes font de l’ethnologie en étudiant les rites langagiers des peuplades du Multiculturistan, en s’imaginant faire de la linguistique, sans même s’en rendre compte.

Pauvre France.

Le 9 novembre 2025 à 17:17 par 100
#3574597

Mouais…les autochtones eux-mêmes sabordent la langue française avec des expressions ou des répétitions ridicules : « du coup », par exemple, ou bien « choqué » employé à tort et à travers…nul besoin des immigrés pour s’effondrer…

Le 9 novembre 2025 à 01:01 par Paul
#3574407

Faut pas trop se moquer. On a l’équivalent dans "nos milieux", chez les gens qui sont allés plus loin que la 3eme dans leurs études, disons.

C’est "etcaetera". C’est insupportable, il est employé sans arrêt à chaque phrase, chez les gens qui parlent sur la chaîne géopolitique profonde par exemple. Tel qu’il est employé, c’est pareil que wesh.

Souvent ils disent "wesh wesh", c’est à dire qu’ils disent 2x de suite "etc". Ca donne un air plus intelligent que wesh, mais c’est aussi nul.

Il n’y a que Alain que je n’entends pas dire "etc" sans arrêt. Xavier Moreau non plus ne dit pas. Je crois que c’est un symptôme du fait que soit on n’a pas le vocabulaire pour exprimer ses idées, soit on veut parler sans rien avoir à dire.

Le 9 novembre 2025 à 08:38 par la patrouille du parti
#3574475

Sauf que "et caetera" (en plus d’être une locution latine, donc forcément stylé), ça a un vrai sens, clair et précis, ce qui n’est pas le cas du mot "wesh" tel qu’il est utilisé en France...

Quand un gars te dit wesh en France, ça veut tout et rien dire. Quand on dit et caetera, c’est pour dire "ainsi de suite", ou "et ça et ça et ça", ou "et ça continue après" ... bref, t’as un sens clair et relativement commun pour tous.

Wesh, ça peut être une interjection pure et simple, ça peut être l’équivalent d’un étonnement ""wesh, il fout quoi ce blédard ?!"), ça peut faire partie de la salutation, ça peut être un marqueur social amical (le fameux "wesh ma gl"), ça peut aussi être utilisé pour combler un vide ("et là le type il m’a ... fin wesh ! C’est quoi ce bail de merde"). Bref, on va pas énumérer les contextes, mais c’est un peu plus vaseux que "et caetera".

Et on va pas faire le zemmourien, mais bon ... t’as un mot qui est issu de ta civilisation, de tes ancêtres (ou ceux du pays où tu vis), et d’une langue morte qui fut la première langue "internationale" de l’histoire humaine (parce que le grec, même en Orient quand les Diadoques sont au top de leurs puissances, personne ne le parle sauf dans les élites macédoniennes). Et de l’autre côté, t’as un mot d’import principalement utilisé par les gars du fond de la classe et ceux qui crachent sur leur propre pays... ouais, si tu vois pas la différence entre les deux, on peut rien y faire.

Le 9 novembre 2025 à 09:07 par et patati et patata
#3574484

Pas d’accord. Et caetera a la fonction précise de signifier qu’il y a tant d’autres choses à dire du même tonneau, mais que le contexte limité en temps (vidéo, discussion entre amis...) ne le permet pas. C’est plutôt poli, manière de dire : je ne vais pas vous ennuyer avec des développements, des descriptifs, des précisions supplémentaires. Ce dont je viens de parler suffit à la compréhension. De plus il n’y a pas de remplaçant exact, à part "et ainsi de suite". C’est du latin, c’est joli. En anglais : "and so on". Souvent l’anglais en deux syllabes résume un mot plus élégant, plus chargé d’histoire et de nuances, mais plus long en français. C’est pourquoi il peut venir spontanément à la pensée, surtout s’il a été entendu souvent, martelé sur les ondes par les immondialistes soucieux de passer pour des courtisans anglophiles...

Le 9 novembre 2025 à 01:07 par anonyme
#3574409

Quand il y a remplacement de population, il y a changement (appauvrissement) du langage ! Point barre ! Le reste c’est de la masturbation intellectuelle !

Le 9 novembre 2025 à 05:19 par mistermoon
#3574426

Si on écoute cette idiote , on pourra bientôt s’exprimer en pétant , en rotant ou en beuglant ,c’est l’évolution de la grammaire.On revient petit à petit à s’expliquer à coup de massue ( belle évolution ).

Le 9 novembre 2025 à 06:51 par anonyme
#3574444

C’est pour ça que je dis que le singe descend de l’homme, et pas l’inverse !

Le 9 novembre 2025 à 08:50 par Le cherusque farceur
#3574478

Mais certains beuglent ou meuglent, c’est selon Les rappeurs ne rapent pas, ils vociférent

Le 9 novembre 2025 à 05:19 par derf
#3574427

Caler la langue française sur celles des jeunes, c’est déjà de l’arrière garde, alors voyons plus loin en poussant cette "logique" afin de parler comme des petits enfants, voir même à aller jusqu’à émettre des onomatopées ou aboyer pour communiquer.

Le 9 novembre 2025 à 08:57 par Palm Beach Post : "Cult !"
#3574481

’tain, c’est marrant, je suis de la banlieue de 93 né, grandi et habite

je n’ai jamais parlé le "wesh", mais un français soutenu c’est tellement beau, une jouissance

et tous les connards ponctuant leurs pauvres phrases d’anglicismes sont incapables de tenir une conversation en angliche

Le 9 novembre 2025 à 09:15 par lemecnormal n°174
#3574488

Moins de bonnes lectures=moins de vocabulaire,moins de grammaire,moins de syntaxe,moins d’imagination,moins d’esprit...

Le 9 novembre 2025 à 10:01 par Tzevtkoff
#3574499

J’ai des "potes" qui ont attendu d’avoir 45 ans pour dire : "en fait, tu vois, gros, wesh.". Donc ma théorie est que l’indivualisme, la singularité et l’esprit critique, ce n’est pas donné à tout le monde. La majorité des gens sont ce que les normes de l’époque veulent d’eux. La majorité des gens ne sont personnes. Aujourd’hui c’est encore pire. Mais bon, tout ça est voulu. "Si tu veux battre ton adversaire pour le ne plus jamais ça, élève ses enfants." Le tout s’en mettre un seul coup. Qu’on me donne un système fasciste dans l’histoire qui a changé l’homme et l’organique plus vite que la démocratie des marchands ? Ça n’existe pas. Cette saloperie, qu’elle brûle dans les poubelles de l’histoire. Au plus vite au mieux.

Le 9 novembre 2025 à 10:49 par Nemanja
#3574520

ça s’appelle le monde réel...le français est une langue inutilement complexe...mais elle n’est pas une langue morte, les choses évoluent, normalement, il n’y a pas que les ’’ kaïra’’ des cités qui parlent ainsi...je peut comprendre ce besoin de facilité dans la jeunesse française.

Le 9 novembre 2025 à 18:39 par ProtégeonslaPalestine
#3574618

Ferme ta gueule et raconte-moi pas d’la merde, ok. Si tu kiffes pas la langue de Molière, parles-en à tes darons et viens donc pas nous seriner le mou avec ton français contemporain, wesh : si vous n’aimez pas ce que vous venez de lire, sans doute est-il vital de lutter pour pérenniser les structures grammaticale, orthographique et stylistique de cette grandiose langue patrimoniale qu’est le français, vous ne croyez pas ?

Le weshisme est un wokisme linguistique, une inacceptable mutation de notre paradigme linguistique dérivé du phonème latin et de la rationalité grecque : ce grand remplacement lexicologique, qui érode 1500 ans de construction de notre langue, depuis le vieux françois et la chanson de geste à la savante architecture rhétorique de Sainte Beuve, s’accompagne d’une invitation à l’indigence de la réflexion, attendu que "wesh" ne correspond à aucune des 5 fonctions du langage, telles que définies par Jakobson.

C’est par angoisse de voir se perdre une langue que nous avons mis un millénaire à construire, que je m’astreins personnellement à soigner l’écriture de chacun de mes coms : certains trouvent ça précieux, et je m’en frictionne. Je choisis de résister, à mon nanoscopique niveau, pour donner un aperçu de la beauté de notre langue. Libre à vous de pratiquer la déconstruction.

Conclusion : L’identité, c’est la race, disent les suprématistes. Non. L’identité, c’est la langue : sa structure véhicule une manière de raisonner, un mode de représentation du monde, une culture d’une irréductible insularité. Le français est une langue aux sonorités douces qui accueille aussi bien un haut degré de conceptualisation et d’abstractions que la gouaille tellurienne du paysan. Je suis prêt à mourir pour deux choses : Dieu et la langue française.

Le 10 novembre 2025 à 00:57 par Greg
#3574678

Ecoute mon petit, la langue est compliqué parce que l’on a besoin qu’elle le soit, je te donne un exemple :
- beau, jolie, magnifique, superbe, resplandissant, sublime, incroyable, merveilleux.

Tu l’auras compris tous ces mots peuvent être utilisé pour décrire la même chose, ici c’est pour rendre hommage au français, la différence c’est le degré et la nuance, magnifique est au dessus de jolie et sublime au dessus de superbe.

Plus il y a de mot dans une langue et plus il y a de degré et de nuance, et plus il y a de degré et de nuance et plus il y a d’intelligence.

Supprimer des mots pour rendre une langue plus "simple" c’est comme revenir à la télé 16 couleurs puis pourquoi pas en noir et blanc apres tout, y a moin besoin d’utiliser son cerveau quand y a que 16 voir 2 couleurs a géré n’est-ce pas.

Le 11 novembre 2025 à 07:28 par Tomtom
#3574954

Si tu es pas content tu sais où est la porte de sortie, vouloir simplifier notre langue et la détruire pour faciliter l’accès aux abrutis qui arrive de l’extérieur ça suffit.

Le 11 novembre 2025 à 20:19 par ProtégeonslaPalestine
#3575060

- Les 2 commentateurs ci-dessus ont raison de souligner l’importance de la complexité linguistique. En effet, la langue sert à penser le monde : plus on la simplifie, moins on est capable de donner une juste représentation de la complexité du réel.

- Puisqu’il existe un lien ténu entre la structuration du langage parlé et écrit, et l’appréhension des phénomènes, ceux qui veulent appauvrir le français vernaculaire, sous couvert de l’enrichir, sont des consciences maléfiques qui nourrissent une aversion pour l’intelligence (du latin intellegere = comprendre) : la démarche de cette fossoyeuse du français est en tout point analogue à la posture insupportable d’un François Bégaudeau qui appelle à simplifier, fragmenter et déconstruire les savoirs théoriques pour les rendre plus accessibles aux déclassés sociaux et raciaux, alors que le lumpen prolétariat économique et ethnique ne lui a rien demandé et chercherait plutôt à s’arracher à son déterminisme.

- Ce que ces Français, pourtant blancs, de l’anti-France ne disent pas, c’est qu’en réduisant l’extension sémantique et le pouvoir des mots, “wesh” prive le petit peuple d’accéder aux mots du pouvoir, créant ainsi entre le mot et l’idée une césure abyssale qui porte un nom : l’illétrisme. L’individu lexicalement carencé aura tendance à se rabattre sur un mode de communication cognitivement moins exigeant : le langage corporel lui servira de médium par défaut, ce qui donne un coup de couteau pour un regard interprété via le prisme de l’illétrisme. La déficience linguistique est un précurseur de la violence sociale.

- Conclusion : Attendu qu’il n’est guère de liberté d’expression sans compétences d’expression, “wesh” est l’outil folklorique du totalitarisme en marche.

Le 13 novembre 2025 à 07:20 par Melissa
#3575387

Je ne vois pas en quoi la langue française serait complexe. Les qualités d’expressions orales (discours, divers talents oratoires, poésies, littérature, théâtre...) font partie intégrante de notre culture. Nous avons une langue riche, précise, pour exprimer chacune de nos pensées (contrairement à l’anglais par exemple où un mot peux signifier plusieurs choses différentes). Ne pas exploiter toute cette richesse, c’est faire preuve d’un manque total de culture ou d’une véritable paresse intellectuelle. Voir le signe de problèmes cognitifs. Résultats : fautes d’orthographe multiples, vous ne savez pas lire ou lire un livre sans que cela vous fatigue le cerveau, vous ne savez pas rédiger ou même écrire une phrase simple sans en écorcher la syntaxe, vous ne comprenez pas le contenu d’un contrat, compte-rendu ou décret administratif , texte de loi ou cas de jurisprudences qui s’avèrent souvent fort utiles lorsqu’on se retrouve confronté à des problèmes. Vous êtes considéré comme un illettré avec toutes les tares et stéréotypes qui y sont associés. Céder à la facilité c’est se condamner à ne jamais évoluer et végéter dans les méandres de la société

Le 9 novembre 2025 à 11:13 par chockjo
#3574526

Le problème quand l’oral appelle au mauvais comportement cela engendre une insociabilité entre jeunes qui peu mener vers la voyoucratie.

D’ou la bonne idée de fabriquer de la sous culture à toutes les sauces et de remplacer les acteurs français par des francophones de toutes les origines du moment qu’ils sont musulmans (généralement le mauvais rôle donné par le sommet).

Le 9 novembre 2025 à 14:36 par agga
#3574576

"Un vrai wesh a peu de chances dans la vie, mais il en a"

Un wesh wesh postule à l’usine, il fait 1800 net par mois minimum. Il peut espérer relativement facilement 2200 voir 2500 net lissé sur l’année selon les entreprises (en 3x8 avec le 13eme voir 14 eme mois et les primes diverses...)

Si on commence tôt, à 20 ans on dira, ca fait déjà un paquet de tune à 30. Surtout si on reste un peu chez papa maman, ce qui est très souvent le cas chez les wesh wesh. C’est déjà beaucoup mieux que des études à la con qui servent à rien et pendant lesquelles tu gagnes rien (pire tu dilapides le peu que t’as) jusqu’à 25 ans. Sauf cursus particulier évidemment : notaire, ingénieur, "médecine" où la rentabilité sera très bonne... mais à 25 ans t’as quand meme toujours encore rien gagné.

Puis à 30 ans on peut se dire qu’on en a plein le cul des 3x8 et faire autre chose. Avec facilement plus de 100k voir 150k de coté. Ce qui est déjà beaucoup en province. Et sans vendre de shit. Donc imaginez si en plus il ... joker.

Donc un wesh wesh a autant de chance qu’un Français.

Dans ma boite j’ai même 2 wesh wesh en chef d’équipe (3000 euro net mensuel lissés sur l’année hein), et ces fumiers font rentrer tous leurs potes et priorisent aussi les étrangers contre les Français du coin pour les embauches. Et les Rh femmes (comme d’hab) valident tout ça les yeux fermés évidemment. Pire elles encouragent la pratique.

Donc ça me fait bien marrer toutes ces caonneries de "mouinnn j’ai pas de channnnnce". Dans la France de 2025, c’est le français de base qui part avec un handicap désormais.

Le 9 novembre 2025 à 17:28 par Chibreman
#3574599

Ça me rappelle un sketch de Bigard, cette interview…sa conclusion : « parlons-nous en onomatopées…c’est pour libérer les intentions ! »

Le 9 novembre 2025 à 17:29 par Thémistoclès
#3574600

Excellent article.

Du coup : Abeillé est mal Habillée.

Le 9 novembre 2025 à 19:00 par Screenager
#3574626

Dans mon milieu professionnel, les postes de bureautique sont occupés par des personnes qui sont incapables de formuler une phrase sans faute d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe, alors qu’elles sortent de cursus administratifs, qui sont censés exiger une rédaction parfaite. Comment fait-on dans ce cas-là ? On effectue des formations pour leur inculquer ces bases ? Que nenni ! Lesdites formations sont réservées à l’inclusivité et à la prévention du harcèlement. Donc sur une boîte de trois-milles personnes, on dégotte trois sous-fifres qui savent rédiger, et on leur fait parvenir tous les courriers que les employés sont infoutus d’établir.

C’est à l’image du pays : au lieu de travailler à résorber les lacunes, on les laisse s’agrandir en laissant une minorité compétente faire le boulot. Sauf qu’arrivera un moment où la minorité s’amenuisera jusqu’à disparaître. Pas grave, me répondra-t-on, l’IA fera le boulot, les gens n’auront plus à se faire chier à apprendre à manier la langue, à la comprendre, à l’écrire…

Quant à l’oral, il suffit de prendre les transports en commun pour se rendre compte de l’effondrement de la langue française (quand les gens le parlent, ce qui devient de moins en moins la norme). Les gens parlent désormais comme ils écrivent : vite, mal, sans une once de classe. Et pourtant, l’argot peut avoir une vraie beauté. Je n’en vois pas dans les wesh qui sont éructés par pratiquement tous les gamins de cinq à dix ans qui jouent sur les jeux dans les parcs, c’est dire où on en est.

Mais d’ailleurs, écoutez désormais les débats à l’assemblée nationale : vous auriez pensé un jour entendre ce que vous entendez dans la bouche des représentants de l’Etat ? Où est donc passée l’érudition, où donc la beauté dans le maniement de la langue ? Tout n’y est que vulgarité, invectives comme dans une cour de collège où des gamins de quinze ans se jaugeraient, confusion des mots et des expressions, bref : un désastre. Nos élites représentent parfaitement sa population, et c’est un naufrage des plus terribles.

Le 9 novembre 2025 à 19:11 par nico
#3574629

"En vrai", "en mode" ,"wesh", "de base", "frère", "éclaté".. Ca y est, tu sais parler le francais "moderne".

A mon époque aussi il y avait des expressions tout aussi ridicules, pathétiques et ringardes que celles d’aujourd’hui. Seul le francais reste.

Ces expressions seront oubliées et remplacées dans moins de10ans. Quant à ceux qui s’expriment encore comme ca après 30 ans, ils passeront pour des attardés mentaux, un peu comme les types de 40 ans qui parlent verlan. Inutile donc d’en faire une thèse.

Le 9 novembre 2025 à 19:33 par nettoyage à sec
#3574637

Il y a un effondrement de la grammaire et du vocabulaire parce que les gens ne sont plus dans un environnement qui leur impose le français de façon permanente, la dernière fois j’entendais deux femmes discuter en espagnole pendant qu’elles me servaient ma commande, parfois je vais au turc qui met sa télé dans sa langue, de l’autre coté on est submergé d’anglicisme, d’autant que ceux qui ont de l’argent pour acheter ce sont les étrangers...même les instructions dans le métro le sont dans plusieurs langues maintenant.

Vous rajoutez à ça tous les cassos qui font du contenu bas de gamme avec tout le temps le remplacement de mots même ayant le même nombre de lettres par des mots anglais, avec de l’argot et des fautes d’orthographes, un système éducatif au rabais, une facilité pour composer ses messages via IA et vous obtenez une population qui ne sait plus s’exprimer correctement.

Le 10 novembre 2025 à 01:28 par Certainement
#3574682

Les librairies sont bien les derniers endroits où les hordes allogènes se soustraient à votre vue.