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Wesh la France

Le grand philosophe BHL avait dit un jour que les mots pouvaient tuer. C’est vrai, les mots sont importants : mal utilisés, il peuvent tuer, non pas des gens, ou pas directement, mais l’entendement.

 

 

Pourquoi l’anglais a-t-il remplacé le français à l’international ? Parce que l’anglais est plus simple, les mots sont plus évasifs, leur sens moins strict, c’est une langue de l’oral, pas vraiment de l’écrit, comme le français. Les mots anglais sont comme des cellules-souches : ils peuvent servir à plein de choses, pas à une seule. C’est la phrase, ou le contexte, qui leur donne leur sens.

 

 

On dira que les mots wesh, ou la famille de mots wesh, sont un peu notre anglais à nous. Ils ont un sens variable, ou multiple, et tuent lentement le sens, pour une approximation globale. C’est le sens de la méthode de lecture dite globale, avec ce qui en découle, le globish.

 

 

Ce bon vieux Brighelli racontait que la méthode globale, qui limite l’entendement, avait été mise au point et appliquée pour les petits élèves algériens, considérés comme des sous-Français, avant l’indépendance en Algérie. Les petits Français apprenaient à écrire avec la méthode dite syllabique, les autres avec la globale.

L’entendement n’est pas le même à l’arrivée, et cela a des conséquences politiques. Aujourd’hui, malgré cette prise de conscience, trop d’enfants français apprennent encore avec cette méthodologie tiers-mondiste. Après, étonnez-vous qu’ils parlent comme des racailles.

 

 

Les jeunes qui commencent à écrire du rap se retrouvent devant un mur : ils manquent de vocabulaire. Ils ne peuvent pas se retourner contre les cours et les profs de français puisqu’ils les ont boudés, pour parler poliment. Ils doivent alors réapprendre le français, redécouvrir des mots nouveaux comme « travail », « famille » ou « patrie ».

Hélas, l’IA est passée par là : on a vu en direct dans notre cuisine un jeune de 15 ans créer un rap avec des rimes parfaites en quelques secondes. Les jeunes étaient en train de réapprendre le vocabulaire et la rime grâce au rap et plaf, l’IA met tout par terre. Du coup, wesh ma gueule, on se demande si la nouvelle génération de rappeurs apprendra un jour le français...

 

 

Ce qui est marrant, c’est que les rappeurs issus des quartiers vendent surtout à un public blanc, l’autre public ne payant pas, ou peu. Dans ce cas, le grand public aura quand même accès à des rimes riches. Finalement, malgré l’invisible arnaque intermédiaire, tout finit bien.

Notre question : l’IA tire-t-elle l’intelligence des jeunes vers le haut ou le bas ? Est-ce un bon exemple ? Un bon prof ? Franchement, avec l’IA, le distanciel et la casse programmée du service public de l’Éducation, on voit pointer à l’horizon des profs IA pour pauvres petits cons qui ne coûteraient pas un kopeck à la nation. Moins de profs (sauf pour les gosses de riches), moins d’établissements, moins de budget, voilà cinquante milliards d’économisés... pour la future guerre.

On est sûrs que nos oligarques y ont déjà réfléchi, c’est mécanique. Wesh, du coup, l’école à la maison, c’est l’avenir !

 

L’école est finie

 






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50 Commentaires

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  • #3510894
    Le 24 mars à 16:50 par Sudiste
    Wesh la France

    Encore une anxiété franco "algérienne" si l’on peut dire. Le "slang" british existe depuis 80 ans, partout : Afrique, Antilles britannique, Inde, et Londres, etc.... Mais les français viennent d’inventer le "Wesh", ils sont heureux, comme les imbéciles... nouveau vocabulaire de gauchistes, après avoir cassé la langue française depuis les années 60 (méthode globale, etc...). Alors pas anxiété dans la décrépitude, les rosbeefs des colonies disent depuis longtemps : "don’t worry, be happy". Des millions d’années pour l’homme, la destruction ne se fera pas en 2000 ans, seuls les "extras terrestres" décident de notre sort, ou nous avec notre conscience, notre âme aiguisée si vous préférez.

     

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  • #3510897
    Le 24 mars à 16:53 par Expseudo
    Wesh la France

    Nov-langue et violence...
    Regression sociale ou futur inévitable...

    Je pense ; " révolution orange.... Mécanique"

     

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  • #3510921
    Le 24 mars à 17:50 par fredo
    Wesh la France

    Ça fait des années que je vois ces changements et que j’alerte autours de moi ou via les RS, le rap et la culture cité ont changé le visage des dernières générations de français, qui en réalité, même si ils le sont ethniquement, ne le sont plus mentalement.
    Au fin fond des campagnes, cet accent de cage d’escalier et ces regards de "bonhomme de cité" a pris le dessus.
    Et aussi les françaises, qui dans leur grande majorité délaissent les autochtones pour les renois, qui n’ont même plus besoin de se baisser pour être en couple, même les blédards renois ont leurs chances.
    les apatrides ont réussi leur coup, un retour en arrière est impossible, l’idiocratie à la française est la plus pathétique

     

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  • #3510923
    Le 24 mars à 17:50 par Pamfli
    Wesh la France

    Concernant les fringues noires, jogging et baskets noires moches, avec la capuche c’est le même phénomène de contagion pour les bolosses qui se fondent dans la masse des ratatouilles, par mimétisme des racailles pour ne pas se faire emmerder.
    A mon époque, tout ça se réglait à la baston, dès l’école, tous les mardis derrière le collège avec les CPPN pour ne pas se faire choper par le provo, jusqu’à ce qu’il y en est un qui finisse à terre, à moitié sonné et basta.
    Après une bonne branlée, l’autre change de trottoir.

     

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  • #3510997
    Le 24 mars à 20:59 par сельачка буна
    Wesh la France

    A l’armée, les wesh avaient souvent l’accent du cru où ils vivaient. Les conscrits du Nord parlaient comme les chtis et ceux d’Alsace étaient en mode "hop la". Normal, outre leurs "cousins", ils ne côtoyait souvent que des "de souche" issus des classes très populaires avec des accents provinciaux très marqués. Idem pour les wesh du Sud, croisés en dehors du service. A Paris, certains Algériens nés ici dans les années 60 s’exprimaient comme Arletty. Mais ça, c’était avant. De toute façon, même au "bled" beaucoup ne pipent que dalle à leur accent.

     

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  • #3511023
    Le 24 mars à 22:28 par goy pride
    Wesh la France

    Au niveau grammatical l’anglais est plus simple, mais ses mots ne sont pas plus évasifs ! Le vocabulaire est riche, précis et nuancé notamment en raison de nombreux apports de diverses langues (français/latin, germanique, grec...)...toutefois comme avec la langue française quand l’anglais est parlé par des illettrés il devient très appauvri...

     

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  • #3511311
    Le 25 mars à 12:37 par Picaros
    Wesh la France

    Quand un collègue choisit d’écouter Fun Radio (histoire de "mettre du son") on goûte un grosse soupe qui mélange les blédards autotunés du Maghreb, les va-nu-pieds en Nike du Sénégal et leurs cousins mieux sapés d’Afrique centrale (le très lourd Maître Gims). Africanisation plein tube. S’y ajoute une grosse louche de "salsa latina" : musique de quartiers pourris sous le soleil sud-américain.
    Afrique et favelas.

     

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    • #3512340
      Le 27 mars à 12:20 par Gab
      Wesh la France

      Je subis aussi de temps Fun Radio et Skyrock lorsque je prends le bus les week-ends.

      Par rapport à Fun Radio, je suis nostalgique de la période d’avant décembre 1998 : jusqu’à ce mois-là, le rock, la techno et le "groove"/hiphop cohabitaient sur l’antenne sans problème. Le jour où ils ont viré la programmation rock fut un point de non-retour. Je n’avais que 12 ans mais le grand remplacement musical avait déjà fait des siennes, et je n’étais déjà pas dupe.

       
  • #3511431
    Le 25 mars à 16:14 par noel flantier
    Wesh la France

    Perso pour la methode syllabique : j’y ai eu droit car la prof de cp des élèves nés en 83 84 est partie pile l’année de mon cp (je suis de 85). Elle utilisait la méthode globale résultat 60 pourcent d illettrisme en CE1. En remplaçante j’ai eu une prof dépêchée chez les segpa (anciennement SES : Section d éducation spécialisée et non pas section d’enfants sauvages). Méthode syllabique : 100 pourcent des éleves savaient lire parfaitement au CE1 CE2. Et mieux que ça sur toute ma classe de cp tous ceux que je connaissait encore ont eu le bac en terminale. Alors que pour ceux de 84 si il y en a eu 3 c’est le bout du monde. Et on sent encore bien la cassure intellectuelle dans mon village entre la génération 84 et 85

     

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  • #3511753
    Le 26 mars à 10:25 par adolf
    Wesh la France

    ’’Vous qui entrez dans l’appareil d’état, déposez votre cerveau à la porte’’. Vous n’en aurez aucun besoin, toute réflexion y est abolie. Un prêt à penser va vous être fournit, qui est amplement suffisant pour confisquer par tous les moyens imaginables la Ressource de ceux que vous allez surplomber en toute impunité. Depuis cette Olympe 2.0, vous ferez pleuvoir à loisir les exigences, les ordres, les insultes, les critiques, les taxes. Vous neutraliserez vos victimes selon le mode d’emploi en vigueur dans l’Organisation, pour cela vous fabriquerez des coupables avec chacun des mots paralysants de vos réglementations. Taxez tout ce qui bouge, réglementez ce qui survit.

     

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  • #3512655
    Le 27 mars à 23:39 par Bigorneau
    Wesh la France

    La pauvreté du vocabulaire des plus jeunes est assez effarante. C’est la génération : "Genre...en mode...mais grave... de base...de ouf"
    Sans oublier le festival "trop stylé...trop cool... sympa...t’inquiètes gros...wesh frérot...ça match meuf... Je le kiffe..."

    Et je précise que j’ai 30 ans

    Le pire ça reste ceux qui ne peuvent pas faire une phrase sans employer le mot "genre" à toutes les sauces
    Ça vient du fameux "I was like..." que les écervelées made in USA utilisent tous les deux mots.

     

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