Qui a besoin du postmodernisme ?

Publié le : vendredi 5 juin 2026
Modifié le : dimanche 7 juin 2026
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Source : E&R
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On l’aura compris, l’approche sera ici fonctionnaliste. Il ne s’agit pas de juger le postmodernisme selon ses intentions, mais selon ses effets : à quoi et à qui sert-il ? Quel type d’homme fabrique-t-il ?

 

Ici, le mot-clé est : déconstruction.

Déconstruction de la vérité. Déconstruction du sens. Déconstruction du sexe. Déconstruction de la nation. Déconstruction de l’héritage. Déconstruction de l’autorité. Finalement, déconstruction de l’homme.

Et au bout de ce chemin de croix : l’avènement de l’idiot programmable.

Pas l’idiot inculte. L’idiot hyperconnecté, diplômé, moralement sûr de lui, saturé d’informations, mais incapable de distinguer le vrai du faux, le beau du laid, le bien du mal et finalement de discerner entre la liberté et son propre conditionnement.

Le postmodernisme, c’est d’abord une dialectique du soupçon qui dit : méfiez-vous des grands récits. La raison, le progrès, la science, l’universel, l’homme, la nation, la morale : tout cela serait construction, langage, pouvoir. Quand une société dit « voici le vrai », « voici le normal », « voici le juste », il faudrait toujours demander : qui parle ? Depuis quel pouvoir ? Et au bénéfice de qui ?

Bon, jusque-là, l’intuition peut être utile. Certes, les institutions mentent, les pouvoirs déguisent leurs intérêts en vérités éternelles. Mais le soupçon devenu système ne libère plus : il détruit.

Le déconstructionnisme est tellement toxique qu’il ne peut être que français.

Les déconstructionnistes de la French Theory

Dans les ruines de l’après-68, la France a fourni trois incendiaires : Foucault, Derrida, Deleuze.

Foucault a déplacé la vérité vers le pouvoir. Il ne dit pas seulement que le pouvoir ment. Il montre que le pouvoir produit du savoir, définit le normal et le pathologique, fabrique des institutions : l’école, la prison, l’hôpital, la psychiatrie, la sexualité. Puisque le savoir n’est jamais neutre, le vrai est une stratégie de domination.

Derrida déconstruit le sens. Le texte ne repose plus sur une signification stable, l’interprétation prime. L’auteur y perd son autorité puisque le lecteur interprète, défait, recompose.

Deleuze, enfin, dissout les identités fixes. Il préfère le rhizome à l’arbre, le nomade au sédentaire, le désir à la loi, la différence à l’identité. L’homme n’est plus enraciné dans une essence stable.

Ces textes sont illisibles en France, mais ils ont traversé l’Atlantique. Et dans les années 80, Yale, Berkeley, Columbia et d’autres universités américaines les absorbent. La French Theory tombe dans un bain chimique à base de puritanisme, de culpabilité et d’obsession raciale. Dans ce substrat américain, la French Theory va bientôt muter en wokisme.

Judith Butler théorise le genre performatif : l’identité sexuelle n’est plus une donnée stable, mais une construction modulable. Kimberlé Crenshaw développe l’intersectionnalité : les rapports de pouvoir se croisent et se cumulent.

La matrice est toujours la même : il n’y a pas de vérité innocente. Toute norme est suspecte et toute identité est construite, donc négociable. Toute majorité (ethnique notamment) est coupable.

Voilà comment on obtient une société qui ne sait plus dire si une femme est une femme, s’il y a une différence entre vérité et opinion, si le mérite existe, si un héritage historique mérite d’être défendu, si le beau vaut mieux que le laid, si un savoir vaut mieux qu’un ressentiment.

Dans la machine contemporaine – médias, plateformes, IA générative, bots, fermes à trolls, chaînes d’info continue – la critique postmoderne devient un poison : puisque tout est récit, alors qui contrôle les récits contrôle le réel.

Pouvoir néo-impérial

D’où la post-vérité, qui n’est pas seulement le mensonge. Le mensonge classique respecte encore la vérité puisqu’il la cache. La post-vérité fait pire : elle rend la vérité inutile. Elle ne dit plus « ceci est faux », mais « tout est récit, angle, construction, pouvoir ».

La vieille propagande disait : « Croyez notre récit ».
La propagande postmoderne dit : « Vous ne pouvez croire personne ».

Il y a une phrase de Karl Rove (conseiller de George W. Bush à l’époque) qui fut rapportée par le journaliste Ron Suskind en 2004 : « Nous sommes un empire, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. »
L’extrait complet définit la « communauté du réel » (reality-based community) comme ceux qui croient (bêtement) que les solutions émergent de l’étude du monde réel, au moment où l’administration crée de nouvelles réalités que l’on donnera ensuite en pâture au public.

La citation de Rove est devenue le mantra de la politique post-vérité.

La réalité n’est plus ce qu’on observe. C’est ce que la puissance produit. L’empire agit, fabrique une situation, impose les images, fournit le vocabulaire et le récit, puis laisse les commentateurs courir derrière.

Irak, armes de destruction massive, guerre contre le terrorisme, embedded journalism, chaînes d’info continue : c’est le grand théâtre post-vérité. Le réel physique compte moins que son cadrage narratif.

Baudrillard appelait cela l’hyperréalité. Les signes ne représentent plus le réel, ils le remplacent.

En conséquence, la guerre n’est plus seulement militaire. Elle est cognitive.

Il ne s’agit pas seulement de vaincre une armée, mais aussi d’occuper les perceptions. Saturer. Fragmenter. Polariser. Épuiser. Rendre le citoyen incapable de discerner.

Le citoyen ne touche presque plus le réel. Il consomme des flux : chaînes d’info, notifications, hashtags, sondages.

Voilà pourquoi les appareils d’État et les pouvoirs néo-impériaux ont besoin du postmodernisme : parce qu’il prépare psychologiquement les populations à vivre dans un monde où la vérité est remplacée par la gestion des perceptions.

L’État contemporain ne dit plus : « Obéis. »
Mais : « Sois responsable. »
Il ne dit plus : « Nous censurons. »
Mais : « Nous luttons contre la désinformation. »

C’est la police douce, le pouvoir avec charte éthique, vocabulaire thérapeutique et administratif.

La CIA avait compris depuis longtemps que la culture est un champ de bataille. MK-Ultra a exploré la modification comportementale (une version méchamment hard de la gestion des perceptions par administration de drogues de synthèse, électrochocs, privation sensorielle, privation de sommeil). La même CIA qui dans son Rapport de 1985 (« France : Defection of the Leftist Intellectuals ») observait que la French Theory rendait la gauche moins dangereuse parce qu’elle abandonnait la lutte des classes pour la défense des minorités opprimées.

Le prolétaire disparaît derrière la minorité. Le peuple derrière les communautés. La révolution derrière le séminaire. Le capital dort tranquille pendant que les campus traquent les pronoms.

Et pendant que la French Theory déconstruit par le haut, le New Age dissout par le bas.

Le New Age est le versant mou, spirituel et anesthésiant de l’opération MK-Ultra. Énergie, vibration, pensée positive, développement personnel, spiritualité sans transcendance, écologie globale, ego cosmique : l’homme ne reçoit plus un héritage, il se reprogramme lui-même. Il ne s’enracine plus, il flotte.

Le marché adore cet homme sans ancrage, ce consommateur parfait. Il achète des identités, des causes, des thérapies, des indignations, des renaissances personnelles.

C’est la tyrannie d’un monde gentil et idiot

Gentil, parce qu’il parle toujours de protection, d’inclusion, de sécurité émotionnelle.

Idiot, parce qu’il remplace le tragique par le thérapeutique, le politique par le moral, le conflit par la sensibilité.

Il ne veut plus de citoyens adultes. Il veut des sujets fragiles, administrés, émotionnellement dépendants.

Dans ce monde, le désaccord devient violence. L’ironie devient agression. La complexité devient suspecte.

La gentillesse obligatoire n’est pas la bonté. La bonté suppose le discernement, parfois le conflit. La gentillesse institutionnelle, elle, transforme la société en garderie connectée.

Elle produit un homme déraciné, infantile, liquide.
Déraciné, parce que sans héritage.
Infantile, parce qu’il ne supporte plus le conflit.
Liquide, parce qu’il doit rester modifiable.

C’est cela, l’idiot programmable : un homme disponible. Disponible aux récits, aux affects, aux paniques morales, aux campagnes cognitives.

Il croit penser, il répète les slogans, les éléments de langage qui lui sont fournis clé en main.
Il se croit libre, il obéit à des scripts.
Il croit avoir une identité, il possède juste un profil.

La bataille du XXIe siècle porte sur la définition du réel.

Voilà pourquoi certains ont besoin du postmodernisme : pour remplacer la vérité par la gestion des perceptions, le citoyen par l’usager émotionnel, l’homme libre par l’idiot programmable.

Thierry Thodinor

 

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Le 5 juin à 19:44 par Domino
#3618143

Excellemment analysé, avec des mots très justes !

Le 5 juin à 19:56 par PL
#3618144

La french theory de la déconstruction et du wokisme c’est QUI ?

En France, c’est surtout Jacques Derrida qui est le continuateur de deux manifestes de la décontraction :
- celui de Theodor Adorno : La Personnalité autoritaire (New-York, American Jewesh Comittee, 1950)
- et celui de de Karl Popper La Société ouverte et ses ennemis (Londres, 1945), diffusé en français aux éditions du seuil par Jean Daniel) dont le titre-programme a été repris par George Sorros pour son Open Society Fundation qui finance tous les activistes wokistes, dont la théoricienne du genre Edith Butler.

Question : Sauras-tu trouver le point commun entre tous ces militants ?

Le 7 juin à 19:59 par paul
#3618600

Dans "déconstruction" il y a "destruction" .

Le 11 juin à 22:52 par M. Hamsun
#3619424

Excellente mise au point, merci. La déconstruction c’est en effet les auteurs que vous mentionnez, Derrida, Butler etc. Les destructeurs comme dit Céline.

Deleuze n’a rien à voir avec ça et, lu intelligemment, peut être ER compatible. Il a soutenu la Palestine inconditionnellement toute sa vie et a eu maille à partir avec la communauté que nous connaissons bien et une de ces instances qui s’appelait encore à l’époque le CRIJF...

Le 5 juin à 21:45 par Le grand ménage
#3618168

Le post modernisme est le marécage favori de la clique qui oeuvrait à fond les ballons sous la république de Weimar.

Le 5 juin à 21:54 par Le grand ménage
#3618169

C’est surtout un monde faussement gentil où le cynisme règne. Les fameuses ’’valeurs européennes du talmud’’ selon von der leyen ; la ’’responsabilité individuelle’’ comme elle dit, c’est en fait l’individualisme et le matérialisme, les eaux glaciales du calcul égoïste, l’acceptation des pires injustices parce qu’on a pas su se hisser au niveau de puanteur morale des requins, la guerre de tous contre tous. Non il n’y a aucune véritable gentillesse ou plutôt bienveillance dans cette époque pour l’individu, juste le défi d’être le plus gros enculé possible et ce n’est pas pour rien qu’elle est dominée par le groupe le plus immoral de tous les temps.

Le 5 juin à 22:16 par Totoro
#3618171

La French Theory est une incompréhension totale de la philosophie qu’elle est censée prolonger. Par exemple, la pensée deleuzienne est bien plus complexe que le fameux rhizome. Deleuze serait le premier à se moquer du wokisme comme d’une lecture bassement littérale et stérile de sa philosophie. Il écrivait même que le rhizome mal compris pouvait recréer les pires dogmatismes.

Le 5 juin à 23:04 par Géronte
#3618177

Quand j’étais étudiant j’allais parfois à la Nationale, rue de Richelieu . Un jour je vis, postés de part et d’autre de l’entrée du porche, le pédé Foucault et la gouine Beauvoir : ils ressemblaient à deux ours attendant qu’un saumon leur saute devant la gueule . Les saumons c’étaient les étudiants qui étaient forcés de passer par ce passage et qu’ils convoitaient .

Le 5 juin à 23:09 par Julien
#3618179

Photos de trois emmerdeurs confusionnistes et pratiquement illisibles . Bons pour les dadais américains, snobs admirateurs des drippings de Jackson Pollock .

Le 5 juin à 23:16 par hahaha
#3618181

Hahaha, c’est la théorie du boomerang. Et comme nous sommes les lanceurs, nous serons les derniers à nous le prendre dans la gueule ! Les anglo-saxons commencent à en revenir de cette idéologie post-68. Malheureusement la France sera en queue de peloton, une sorte de lanterne rouge... Aujourd’hui encore (sur LCI) j’ai vu une publicité DEI (diversity, equity, inclusion) incarnée par un people LGBT prêt à acheter un enfant pour perpétuer son idéologie « progressiste ». Subventionnée, j’imagine. Il faudra être très patients camarades. On n’a pas de pétrole, mais on a des « idées »…

Le 8 juin à 10:29 par Le cherusque farceur
#3618724

Nous avons aussi une grande tradition émeutiere Sans remonter jusqu’à la st Barthélémy ou les jacqueries du Poitou (où mes ascendants s’illustrerent, oui madame, oui monsieur), reconnaissons quand même, bien que ça nous fasse mal aux seins, que nos djeunzs de bonlieu perpétuent la tradition

Le 6 juin à 00:26 par Dia
#3618188

très très bon article merci

je connais bien le milieu universitaire US des années 2000. Il faut bien comprendre qu’on n’y lisait pas les ouvrages eux-même mais on passait des extraits polycopiés, voire pire des abstracts. Peu d’étudiant avait le background requis pour "lire" anyways.

Soral disait un jour parlant de cinéma : "on peut tout faire au montage". Même chose avec des extraits...

Le 6 juin à 04:23 par Maurice
#3618198

Deux penseurs majeurs critiques, D Losurdo et G Rockill, G R applique la grille d’analyse de Losurdo au cas français. Pour lui, la French Theory est un échec intellectuel et politique. L’argument : Popularisée aux États-Unis, la French Theory (Foucault, Derrida, Deleuze, etc.) a été promue parce qu’elle avait « l’oreille » de l’appareil culturel impérialiste . Elle était plus compatible avec le consensus occidental que le marxisme révolutionnaire. Son contenu politique : Loin d’être une pensée de rupture, elle a participé à une « contre-révolution théorique ». Elle a rejeté la dialectique et la critique de l’économie politique au profit d’une microphysique du pouvoir ou d’une déconstruction textuelle. Elle a cultivé un « anticommunisme culturel » , participant activement à la propagande de la Guerre froide contre les socialismes réels ; En se focalisant sur la répression dans les démocraties libérales ou sur les « petits récits », ces penseurs auraient été incapables de théoriser le système impérialiste mondial qui conditionnait pourtant leur propre existence académique. La critique n’est pas seulement négative. Pour Rockhill et Losurdo, il ne s’agit pas de jeter tous les penseurs critiques, mais de réanimer un marxisme anti-impérialiste. Revenir au matérialisme historique et dialectique, c’est-à-dire analyser les rapports de force matériels (de classe) plutôt que des discours ou des identités. Réhabiliter l’histoire : Défendre les « acquis du socialisme réellement existant » contre les caricatures occidentales, sans nier leurs défauts, mais en les replaçant dans le contexte de la guerre de classes internationale. Contre-attaquer sur le terrain académique : Démasquer le rôle des fondations et du soft power impérialiste dans la sélection de la « gauche compatible » qui est enseignée dans les universités . Rockhill explore cette dimension en détail, où il analyse l’économie politique de la production du savoir. La position de Rockhill est que la French Theory n’est pas une pensée de gauche radicale, mais la face académique d’une contre-révolution politique qui a servi l’ordre impérialiste en discréditant le marxisme classique et les expériences socialistes. En résumé, Rockhill invite à ne pas voir la French Theory comme une simple "pensée de gauche", mais comme le produit d’une guerre intellectuelle mondiale où l’impérialisme a su instrumentaliser certaines franges de la critique occidentale.

Le 6 juin à 04:40 par Maurice
#3618200

Suite … L’abandon de la lutte des classes et du monde du travail qui n’est pas un simple effet secondaire de la French Theory – c’en est la fonction politique centrale.Ce qui rend cette opération particulièrement efficace, c’est que la neutralisation ne vient pas d’un ennemi extérieur (ce qui aurait alerté), mais de l’intérieur même des appareils de la gauche officielle – universités, maisons d’édition, revues intellectuelles, médias culturels. Gauche compatible, c’est bien cette frange de l’intelligentsia qui a été structurellement favorisée, promue et financée par les appareils culturels de l’ordre impérialiste parce qu’elle ne menace pas, mais au contraire légitime, l’ordre capitaliste et impérialiste

Le 6 juin à 04:55 par 1234
#3618205

Très bel article, très bonne analyse. Tout comme l’injection covid, ces idées nauséabondes nous sont injectées, les gens acceptant ce vaccin accueillent un matériel génétique étranger à leur ADN de base, faisant d’eux des OGM stériles à la deuxième génération. Le seul moyen de résister est la Foi qui restituera l’unité dans la diversité et briserera cette monstrueuse pensée non pas unique mais uniforme.

Le 6 juin à 05:19 par Euryclée
#3618214

Ceux qui offrent des chaires dans des universités américaines paient pour diffuser un scénario. On y avait invité aussi Nabokov qui avait promu l’inceste avec sa Lolita. Cette vague post moderniste est bien postérieure à Gustave Le Bon et à sa manipulation des foules. L’abandon des humanités dans le cursus scolaire français et européen d’une manière plus générale, au profit du tout scientifique, fut synchrone de l’apparition de cette triade de penseurs déconstructifs, pré-péréstroïka, qu’on ne lit pas sans un sentiment de malaise. Cette mise au rancard du latin et du grec était nécessaire pour jeter aux oubliettes Homère, l’Illiade et l’odyssée, Bible de l’ épopée d’Ulysse, qui est une palingénésie, un éternel retour, un retour à l’éternité. L’univers symbolique des dieux de la Grèce, cette cosmogonie qui était encore pythagoricienne, devait voir son rideau se baisser et les jeunes générations ne seraient plus ainsi formées dans cet idéal épique, condition indispensable à leur transformation en masse grégaire, heureuse de sa soumission. Bible du désert contre bible des peuples de la mer. Le beau parler français, ses intonations ont disparu et il suffît de ré-écouter le ton de la diction française d’il y a un demi siècle pour comprendre que c’est le Logos français, et en un sens plus large, le Verbe européen qui en fut la cible, afin, comme le disait Jacques Attali, qu’aller soi-même à l’abattoir soit possible, plus celui des tranchées de 1914, où ça avait débuté comme ça, mais pour en finir dans la réalisation de l’asservissement grégaire ultime. Pour en finir ainsi, l’amnésie d’Ulysse était indispensable. Pour que son idéal ne soit plus modèle, et que les dieux nous laissent tomber. Ulysse en Soral résiste encore, il ne veut pas donner la France-Pénélope aux prétendants. Ce n’est qu’à la toute dernière fin, quand, couvert de guenilles, après vingt ans d’absence, qu’il sera le seul à pouvoir bander son arc, et décocher la flèche qui passera dans l’œil des douze haches, et que ses vingt autres flèches transperceront les prétendants, que Pénélope-France reconnaîtra son époux légitime. Rééditer l’Illiade et l’Odyssée pour les jeunes, voilà une contre attaque. Le lire et le relire à tout âge, voilà une résistance intérieure.

Le 6 juin à 05:47 par Grobert amer
#3618224

"Pas l’idiot inculte. L’idiot hyperconnecté, diplômé, moralement sûr de lui, saturé d’informations, mais incapable de distinguer le vrai du faux, le beau du laid, le bien du mal et finalement de discerner entre la liberté et son propre conditionnement.". Thierry Thodinor.

Cet idiot-là existe déjà, c’est la jeunesse petite bourgeoise post-estudiantine et bobo-gauchiste des grandes agglomérations françaises, et croyez-moi ces crétins-là ne sont pas en voie de disparition mais plutôt en voie de prolifération !!! Leur sens moral est peu aiguisé,ils confondent faiblesse et indulgence,leur esprit critique est peu développé et ils refusent de regarder le réel en face si le réel ne se plie pas à leur idéologie woko-gauchiste, ces personnes sont le cancer de la France et le vivier de l’extrême-gauche (même si en vieillissant bcp virent socio-traitres). Biberonés par la propagande ripoublicaine et l’éducation (anti)nationale à l’antiracisme, au multiculturalisme et au sans-frontièrisme ils ne comprennent pas les notions de patrimoine historique, de transmission culturelle et encore moins d’identité nationale !!!

Le 6 juin à 07:16 par M
#3618238

Un bel article de vulgarisation, bravo.

Le 6 juin à 07:39 par kantor
#3618247

Voila le cahier des charges si vous voulez évoluer dans les milieux subventionnés...

Le 6 juin à 08:01 par mickazel59
#3618249

Il était grand temps de dévoiler toute cette tartufferie qu’est la ’’french théory’’ (qui n’a de ’’french’’ que le nom) et de démonter tous ces soi-disant ’’philosophes’’ (et autres obsédes sexuels) du même acabit.

Le 6 juin à 15:12 par aetius
#3618328

Je ne sais pas si ils ont vraiment tort si ils affirment que tout n’est que construction mais en tout cas lorsqu’on détruit, à la fin, il ne reste qu’un terrain vague.
Mais peut être qu’un projet de superstructure est dans les tiroirs !

Le 6 juin à 09:59 par Sev
#3618266

Excellent article !

J’ajouterai qu’il y a un phénomène type "serpent qui se mord la queue" dans le déconstructionisme...

En effet, ce mouvement est parti du principe - voire de l’affirmation - que tout est artificiellement construit dans la société moderne : valeurs, définitions, hiérarchies...

Donc, ils déconstruisirent allègrement à peu près tout et en est sorti le wokisme, mouvement basé supposément sur "l’éveil", alors qu’il mène en vérité à la neutralisation par endormissement.

L’Amérique trumpiste parla de "post vérité"... l’après vérité ! Cette formulation est comme l’après-vie, tout le monde rêve d’y croire mais personne ne peut la prouver.

La contradiction des dé-constructeurs vient du fait qu’ils déconstruisent ce qu’ils considèrent trop fabriqué en mode hiérarchique et reconstruisent de nouvelles certitudes tout aussi bétonnées dans une neutralité dépourvue de dynamisme vivant puisque tout est aplati, arrasé, unifié.

Les adeptes du Rousseauisme Sardinesque sont en réalité fascinés par la mort. Proposer de manger, non plus du steak de boeuf mais du cadavre de vache trahit cette obsession mortifère qui caractérise en réalité tous les déconstructeurs qui dévastent les sociétés occidentales en fin de parcours.

Le 6 juin à 10:15 par Palm Beach Post : "Cult !"
#3618272

déjà, le "modernisme", c’est de la fraude

mais alors, le "post"... c’est "tourne-toi, que je te la mette encore plus profond"

et pourtant, par exemple au Cinéma, on a un John Carpenter

tarentino, je ne diras que des injures

Le 6 juin à 10:20 par Naim
#3618274

Le postmodernisme c’est en somme lorsque le sionisme occupe des terres habitées, tue les populations autochtones, violent des femmes et des enfants puis se présente comme la Victime.

Le 6 juin à 22:51 par Sociopathe
#3618398

Oui la post-réalité, c’est marcher en Cisjordanie avec sa Thorah et son AR15 en main, Baudelaire parle d’hyperrealité, Nick Land parle d’hyperstition : il s’agit d’imposer son récit pour en faire une "realité" c’est tout le projet du tanakh

Le 6 juin à 10:21 par Palm Beach Post : "Cult !"
#3618275

ils ont l’air tellement vieux, usés...

à qui tu vas vendre ta propagande

ils sentent le sapin, qui n’est pas de Noël

vafanculo

Le 6 juin à 11:11 par Natacha Labiche
#3618279

Excellent article de synthèse, toutefois, je n’aurais pas écrit que « la complexité est suspecte ». Au contraire, elle est voulue pour provoquer la confusion dans les esprits. D’ailleurs, le « chantre » de ce procédé est cet individu qui vient de mourir, E.Morin. N’en déplaise à cet imposteur, la vérité existe et elle n’est pas complexe.

Le 7 juin à 16:35 par Knokke
#3618562

La vérité est toujours simple. C’est le mensonge pour cacher un autre mensonge qui complexifie les choses. Une preuve : les sionistes passent leur temps à dire que la colonisation et le nettoyage ethnique de la Palestine est "un problème complexe", c’est à dire un sujet sur lequel les goyim feraient mieux de fermer leur gueule, parce qu’en tant qu’animaux, ils n’auraient pas un instrument cognitif leur permettant de comprendre

Le 6 juin à 11:19 par Jim
#3618280

Le socialisme réel a produit les pires expériences sociales du xxe siècle, mais pas toutes. Si certains veulent remettre ça, qu’ils n’entraînent pas les braves gens, trop vite qualifiés de gogos, dans leur prétendue rationalité. Excellent texte malgré tout. Oui, le précipité chimique né des idées françaises et du bain protestant us, c’est pertinent. Les tensions de la société us ne pouvaient pas être résolues par cette fuite en avant. Pensons ici à la récupération de l’écologie.

Le 6 juin à 12:05 par forêtdeconcise
#3618288

Grand texte ! Thierry... Tu dévoiles ton prénom au moment où le ton de l’article dévoile une radicalité au sens viril. Et les temps sont grave...

Loi Yadan, OAT 10 ans à 4% (=poids de la dette 100 milliards en 2029) , identité numérique sept 2026 , Nunez préparant la jonction force de l’ordre et militaire, Retailleau la reconnaissance faciale... Et Macron aucune annonce traditionnelle de date des présidentielles.

Notre Thodinor réagit donc en conséquence et , en effet, assez du politiquement correct et de la tiédeur de discussion.

Le 6 juin à 13:52 par Maurice
#3618313

"Contribution fondatrice au marxisme occidental" (Adorno, Horkheimer, Marcuse, etc.) n’est pas anodine : l’acte de naissance d’une "théorie critique compatible" "À la solde des États-Unis, de gauche mais anti-soviétique, l’École de Francfort va donner une nouvelle définition du marxisme, sans lutte de classe et critique de toute forme de domination" . L’École de Francfort a bénéficié du soutien explicite et direct de puissants éléments de la classe dirigeante capitaliste et de l’État impérialiste américain. L’École de Francfort a été promue précisément parce qu’elle représentait un "ersatz du matérialisme dialectique et historique" , une version édulcorée et compatible du marxisme . Le complexe militaro-industriel-universitaire a adopté une stratégie à deux volets : discréditer le marxisme radical, mais aussi promouvoir une version anti-communiste de celui-ci pour réintégrer les forces insurrectionnelles potentielles dans l’orbite du système . Ça ne commence donc pas avec Foucault ou Derrida. Elle commence avec cette première génération d’intellectuels qui, depuis leurs "citadelles professorales confortablement financées par le capitalisme en Occident", ont défendu la supériorité du monde euro-américain contre ce qu’ils présentaient comme les "barbares bolchevisés". Pour Rockhill, l’École de Francfort et la French Theory ne se contentent pas d’ignorer l’URSS ; elles s’en servent comme d’un repoussoir pour construire leur propre légitimité. Mais ce repoussoir ne leur est pas fourni par le camp capitaliste – il leur est fourni par Khrouchtchev lui-même. Le XXe Congrès du PCUS (février 1956) et le "rapport secret" de Khrouchtchev constituent, dans cette perspective, un événement fondateur pour la "gauche compatible". Les penseurs de Francfort ont pu, grâce à Khrouchtchev, se présenter comme les vrais héritiers du marxisme – un marxisme purgé de ses "déviations staliniennes". Khrouchtchev a lui-même participé activement aux purges staliniennes pendant deux décennies avant de les dénoncer. Il n’a donc aucune légitimité morale pour incarner une "réhabilitation" du socialisme.

Le 6 juin à 14:00 par Maurice
#3618314

Suite ... Le Livre noir du communisme est l’archétype de la "guerre intellectuelle mondiale". Il ne s’agit pas d’un travail d’historien objectif, mais d’une œuvre de propagande anticommuniste massive qui, en diabolisant le socialisme, a servi d’outil de neutralisation de la pensée révolutionnaire pour asseoir l’hégémonie occidentale. C’est la pierre angulaire idéologique qui a permis à la "gauche compatible" de renier l’héritage de la lutte des classes sans perdre son vernis critique. le Livre noir a été un succès médiatique avant d’être discrédité scientifiquement. Il a reçu un écho retentissant avant d’être discrédité par les historiens et la moitié de ses contributeurs., les trois principaux contributeurs (Werth, Bartosek, Margolin) ont publiquement contesté l’introduction, et une grande partie de la communauté des historiens spécialistes du sujet a rejeté les conclusions générales de l’ouvrage et bien d’autres.

Le 6 juin à 16:27 par Felix Niesche
#3618343

Ce sont les thèses du manifeste libertarien de Brivael Le Pogam

Le 6 juin à 21:41 par Polochon
#3618390

Merci pour ce texte vraiment très instructif.

Le 7 juin à 04:42 par SOCRADE
#3618417

La déconstruction est une manifestation explicite de la défaite de la pensée :

coté philosophie, ceux qui ont un cerveau avaient compris qu’Hegel avait fait le boulot, après lui tu ne peux être qu’hégelien c’est à dire marxiste (c’est faux mais là il faut être métaphysicien soi-même pour découvrir que Hegel à triché et qu’il n’a fait que métaphysiquer le judaïsme. autre question).

Mais le marxisme ça c’est avéré accoucher de la pire dictature qui ait été, avec la réaction nazie en bonus : ah merde échec total, qu’est-ce qu’on fait ?

Coté “sciences” humaines, du coté des débiles qui croient qu’un savoir scientifique de l’homme est possible, après l’échec des grands départ du 19ème (Durkheim) tu as de nouveau l’échec du “structuralisme” c’est à dire l’échec de l’idée inconsciente et débile : “il ont découvert la structure de l’atome en science ah ben c’est ça kifautkonfasse, trouvé dé structures”. 

La déconstruction c’est la rage d’échec des débiles de la philo et des “sciences” humaines : “puisqu’on peut rien faire, qu’on ne peut plus être les rois de la Vérité ni de la Science on va tout casser, défaire toute connaissance, dénoncer les systèmes de pensée, dénoncer le patriarcat de la connaissance blah-blah et comme ça NOUS on sera quand même les rois, parce que NOUS on saura que ceux qui croient savoir quelque chose de réel ne savent pas comme NOUS que tout savoir est construction, est structure de pouvoir”.

En réalité avec la nouvelle présence au Monde qu’amène l’informatique on peut parfaitement faire une philo entièrement nouvelle, qui écrabouille Hegel, faire de l’anthropologie réelle, penser une politique réelle et disruptive de notre totalitarisme moral judéo-athénien.

Mais il n’y a plus personne, la Pensée a vraiment été tuée et par quelque chose de plus profond que ce que racontent les débiles de la déconstruction.

Le 7 juin à 06:42 par Maurice
#3618443

( Sophisme douteux= faux monnayeur du réel ). L’échec des régimes autoproclamés marxistes n’invalide pas logiquement toute la tradition hégélienne ni toute critique du capitalisme. Votre enchaînement « Hegel = marxisme = dictature = nazisme en bonus » est une pente glissante sans démonstration causale sérieuse. Et pourquoi l’informatique (qui repose sur des mathématiques, des logiques formelles et des couches d’abstraction) serait-elle plus apte à « écrabouiller Hegel » qu’une autre époque ? Hegel a été lu par Marx, certes, mais aussi par des conservateurs, des libéraux, des théologiens. La gauche hégélienne (Feuerbach, Stirner) ne se réduit pas à Marx. Quant au « marxisme », vous l’uniformisez ! Petit rappel : « Les guerres contemporaines ne sont pas le fait du marxiste mais de l’idéologie néolibérale » : Depuis les années 1990, la plupart des interventions militaires majeures (Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Libye, Sahel, Ukraine Iran, Palestine, et par procuration) ont été conduites ou soutenues par des puissances à économie de marché dérégulé, au nom de la « démocratie », des « droits humains » ou de la « stabilité des flux énergétiques ». Le marxisme historique, lui, a plutôt produit des guerres civiles révolutionnaires et des guérillas anti-impérialiste ce n’est pas le même type de conflit.

Le 7 juin à 05:16 par The blue horse
#3618428

Ce sont les sophistes des temps modernes. Mais avec moins de talent, une prose médiocre et des concepts pas très convaincant. Ils ont fait du fric en lavant le cerveau de millers d’étudiants, qui aujourd’hui sont à la tête d’institution et de business très important. Nous en subissons toujours les conséquences.

Le 7 juin à 13:31 par paramesh
#3618532

bof, mettre dans le même sac Foucault et René Girard avec Deleuze Althusser ou Derrida c’est vraiment un truc d’amerloques incapables de faire une distinction claire entre les bons penseurs et les charlots, c’est mettre dans le même sac Marx et Freud. Et puis ce concept de déconstructionisme c’est purement une idée américaine issue de la pensée de l’école de Frankfort. j’aimerais bien avoir l’avis d’Alain sur le sujet (en particulier sur l’oeuvre de Foucault)

Le 8 juin à 06:34 par Flo
#3618670

Bonjour, Existe t-il un bon bouquin de synthèse et critique sur ce qu’est la French Theory ? Si vous avez des références, je suis preneur. Merci !

Le 8 juin à 13:39 par paramesh
#3618758

La french theory est un concept foireux américain, prenez tous les intellectuels qu’ils associent à la french theory, c’est comme additionner dessus pommes et des choux. En fait, pour eux tout intello français de l’après guerre ( les bons comme les charlatans) qui developpe une critique du système fait de la deconstruction et est donc utile à l’idéologie de l’école de Frankfort qui a pris le pouvoir universitaire aux Etats Unis. La deconstruction est une idée américaine (le woke, la cancel culture), pas française

Le 8 juin à 11:43 par Atchoum Baby
#3618740

le nomade au sédentaire

L’identité spirituelle de l’Europe blanche est nomade, elle vient des nos ancêtres indo-européens qui furent les premiers pasteurs-nomades, qui ont domestiqué le cheval et inventé la roue. Ils nomadisaient dans la steppe russe, autour d’un centre qui fut la Volga : les hommes à cheval, les femmes et les enfants dans des chariots à quatre roues tirés par des boeufs. Ils ont voyagé aux quatre vents, allant jusqu’au Tarim à l’est, jusqu’en Californie à l’ouest, et jusqu’au Cap de Bonne espérance au sud.

Tacite disait des Germains :

« On aime le grand nombre des troupeaux ; c’est la seule richesse des Germains, le bien qu’ils estiment le plus. »

« Il serait moins facile de les convaincre de labourer la terre et de patienter toute une année... »

César :

« Ils ne s’adonnent pas à l’agriculture, et ne vivent guère que de lait, de fromage et de chair »

« Ils consomment peu de blé, vivent en grande partie de laitage et de la chair de leurs troupeaux »

Et Strabon :

« C’est, du reste, une habitude commune à tous les peuples de la Germanie, que cette facilité à se déplacer, et qui tient à l’extrême simplicité de leur vie, à ce qu’ils n’ont ni champs à cultiver, ni argent à amasser, mais habitent de simples cabanes, demeures provisoires et éphémères, ne se nourrissant guère que des produits de leurs troupeaux, et cela à la façon des Nomades, qu’ils imitent encore en ce que, comme eux, ils sont toujours prêts à charger le peu qu’ils possèdent sur leurs chariots, et à s’en aller, suivis de leurs troupeaux, où bon leur semble. »

Les Germains de l’Antiquité vivaient encore, en pleine forêt hercynienne, selon la coutume des nomades indo-européens du IVe-IIIe millénaire avant JC.

A la Renaissance, les progrès de la construction navale ont permis à ces mêmes indo-européens compressés sur la façade atlantique de reprendre la route, ils ont fait le tour du monde, colonisé la terre, et aujourd’hui leur représentant archétypal est Elon Musk qui part à la conquête de l’espace. Mais tous les Européens portent en eux la marque du nomadisme en ce qu’ils ont un gène qui leur permet de digérer le lait, mutation acquise aux temps où leurs pères étaient galactophages et hippémolges dans les steppes de Russie.

La mentalité européenne est optimiste, exploratrice, conquérante, c’est-à-dire nomade.

Le 8 juin à 13:57 par paramesh
#3618763

Beaucoup plus complexe que ça, le monde celte romain ou grec n’était aucunement nomade. Seuls les barbares venus après coup l’ etaient encore. quant à la prehistoire, la sédentarisation en europe a commencé dés l’apparition de l’agriculture. Quant aux indo européens, je rappelle que le Caucase est le berceau de l’agriculture et donc de la sedentarisation progressive des populations

Le 8 juin à 21:37 par Atchoum Baby
#3618848

le monde celte romain ou grec n’était aucunement nomade

Les Celtes, les Latins, les Grecs, tous Indo-Européens, portent en eux le gène de la lactase hérité de leurs pères nomades. Et ils avaient tous la nostalgie du voyage. Les Grecs au premier chef, qui ont sculpté aux frises du Parthenon des cavalcades de jeunes gens heureux, et qui sur mer ont assouvi leur soif de voyage : Poseidon était le dieu des chevaux et de la mer, cette nouvelle steppe, Ulysse était un marin... Les Celtes aussi, qui ont été arrêtés par le fossé de l’Atlantique, et dont les textes latins nous disent qu’ils « différaient à peine des Germains ». Les Romains aussi avaient cette nostalgie, puisqu’ils se disaient descendants d’Enée le Troyen, et malgré leur facilité à la sédentarisation n’ont cessé d’étendre leur empire en allant voir au-delà du limes...

Quand ils sont barrés par l’océan ou toute circonstance, les Indo-Européens cherchent la verticalité, la transcendance, l’abstraction, et toujours avec le même optimisme et la même audace. Pour les Indo-Européens, c’est comme si toute sédentarisation n’était que temporaire, ils sont le moteur du monde... et d’ailleurs c’est fascinant de voir cette sous-culture actuelle qui cherche tant à écraser les Blancs, c’est comme en 1789 quand la lie de la nation française a refusé le triomphe mondial de la France... En 1789 le fond de raclure d’égout de la nation française a saboté le triomphe de la France, en 2026, le fond de raclure d’égout de l’humanité organise la sabotage du triomphe de l’humanité... par jalousie, par envie, par rancoeur... Les noirs, les africains, les arabes, les musulmans, les prétendus juifs, tout ce qui est basané, rastaquouère, en veut aujourd’hui à mort aux Blancs pour leurs smartphones, antibiotiques, analgésiques, pour l’eau courante et l’électricité, pour Ryanair et Spiritairlines, pour les IRM qu’ils passent gratos dans nos hôpitaux, pour les jeans à 1 $ et même pour les Mac beurgueures à 1 $ (de la viande de boeuf dans ton pain ! bordel ! le rêve de toute l’humanité depuis 100.000 ans)...

Bouffer de l’auroch chaque jour de ta vie ! Ils en veulent à mort aux Blancs ! De ne pas avoir été capables d’organiser tout ça par eux-mêmes... Et ils préfèrent tout détruire plutôt que de dire merci et prendre exemple sur les Blancs pour s’assurer par eux-mêmes le même niveau de confort.

Je pourrais te l’expliquer en long en large et en travers mais 2500 signes est la limite autorisée, tant pis...

Le 11 juin à 07:35 par p
#3619304

toute l’humanité a été nomade avant la révolution neolithique, tu ne m’apprends rien, et l’homme s’est adapté au lactose puis au gluten en fonction des variations de l’offre alimentaire.

Il y a le mythe et il y a la réalité, comme dit le poète :

Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage..... et puis est retourné, plein d’usage et raison, vivre entre ses parents le reste de son âge.

Le grec est tout sauf un nomade, intéresse toi au concept de l’omphalos delphique et la dialectique des rites d’initiation de la jeunesse grecque (Kouroi et courètes) et le rapport entre l’omphalos et le territoire (les frontières)

Le 11 juin à 07:37 par paramesh
#3619305

toute l’humanité a été nomade avant la révolution neolithique, tu n’inventes rien et l’homme s’est adapté au lactose puis au gluten en fonction des variations de l’offre alimentaire. il y a le mythe et il y a la réalité : Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage..... et puis est retourné, plein d’usage et raison, vivre entre ses parents le reste de son âge. Le grec est tout sauf un nomade, intéresse toi au concept de l’omphalos delphique et la dialectique des rites d’initiation de la jeunesse grecque (Kouroi et courètes) et de la protection des frontières

Le 22 juin à 08:58 par Palm Beach Post : "Cult !"
#3621602

bin oui, sinon, ils n’auraient pas bâtie l’Acropole d’Athènes

ils auraient juste planté une tente Quechua

Le 8 juin à 17:50 par The blue horse
#3618810

L’agriculture est apparue au proche-Orient lors de la révolution néologique, 10 000 à 8000 ans avant J.C.

Le 18 juillet à 16:56 par Kal
#3628174

Avec l’agriculture sédentaire commence l’écriture et le calcul, la monnaie, c’est à dire l’échange.

On entre alors dans l’Histoire.

Pour ne jamais en ressortir !

Le 18 juillet à 17:00 par Kal
#3628175

Avec l’agriculture sédentaire commence l’écriture et le calcul, la monnaie, c’est à dire l’échange.

On entre alors dans l’Histoire.

Pour ne jamais en ressortir !

Le 11 juin à 07:38 par RÉSISTANCE
#3619306

L’homme aujourd’hui est tellement plongé dans un monde où tout doit aller très vite que bien souvent sa pensée se résume à son planning quotidien et rien d’autre malheureusement. A côté de cela se rajoute tout un tas d’outils de propagandes ( radios, journaux, TV, portables, etc...) qui ne font que l’égarer d’avantage. Moralité : les idiots sont surtout ceux qui se contentent de cette médiocrité, sans chercher plus beau plus grand = DIEU. Regardez bien autour de vous, combien font la course au pognon ( diable) et s’en contentent ? Et combien savent s’arrêter pour regarder ailleurs ?