Qu’est-ce que le judéo-nazisme ?

Un article de Youssef Hindi (exclusivité E&R)

Publié le : mercredi 11 mai 2022
Modifié le : mardi 17 mai 2022
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Qu’est-ce que le judéo-nazisme ?

Un article de Youssef Hindi en exclusivité pour le site E&R

 

Sommaire

 

- Moscou brise un tabou

- Le judéo-nazisme en Ukraine

- Judéo-nazisme idéologique : des origines communes ?

- Judaïsme et nazisme : correspondances eschatologiques et opposition dialectique

- Judéo-nazisme historique

- Judéo-nazisme d’opportunisme

 

*

 

Le 27 février dernier, trois jours après l’offensive russe en Ukraine, nous qualifiions le régime de Kiev de judéo-nazi.

 

 

« Judéo-nazi » est un néologisme dont la paternité revient, comme nous l’avons indiqué dans notre tweet, au très respecté (en Israël) philosophe israélien Yeshayahou Leibowitz (1903-1994). Évoquant à l’époque les territoires palestiniens occupés où « nous employons la torture. La torture ! Nous l’employons en vertu de l’autorisation qui nous a été donnée par la créature qui, il y a encore trois ans était président de la Cour suprême de l’État d’Israël (NDA : Moshe Landau, de 1980 à 1982). Un personnage qui, en pratique, est plus important que le président de l’État ou le Premier ministre et qui a expressément légalisé l’usage de la torture pour faire parler les prisonniers arabes. Voilà ce que j’entends par judéo-nazi. Il y a des judéo-nazis. Les judéo-nazis existent. Je constate un fait. Si j’élève la voix c’est que des gens l’ignorent encore. »

 

 

L’alliance, en Ukraine, d’oligarques juifs et de néo-nazis n’est une surprise que pour ceux qui ont découvert en 2022 l’existence du conflit qui perdure dans le Donbass depuis le coup d’État otanien de 2014 à Kiev.

L’association des mots « juif » et « nazi » est une violation d’un tabou. Nous avons pu le vérifier à la suite de notre tweet. Mais cet interdit a été en quelque sorte levé officiellement par la première puissance nucléaire mondiale, la Russie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

 

Moscou brise un tabou

 

Le président ukrainien Zelensky nie la composante néo-nazie du régime de Kiev, mettant un avant sa judéité, qui serait incompatible avec ce néo-nazisme :

« Quel genre de nazification avons-nous si je suis moi-même juif ? »

Ce à quoi le chef de la diplomatie russe a répondu le 1er mai dernier :

« Si je me souviens bien – mais je peux me tromper – mais Hitler avait aussi du sang juif, donc cela ne signifie absolument rien du tout ».

Israël a immédiatement condamné les propos de Sergueï Lavrov, exigeant des excuses. « Les remarques de Lavrov sont impardonnables et scandaleuses », a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid, évoquant une « inversion de l’Holocauste ». Et d’ajouter que « le niveau le plus bas de racisme est d’accuser les juifs eux-mêmes d’antisémitisme ».

Bien loin de s’excuser, Moscou a accusé Israël de soutenir « le régime néo-nazi de Kiev ».

Le ministère russe des Affaires étrangères a ainsi tweeté le 3 mai dernier :

« Les déclarations anti-historiques du ministre israélien des Affaires étrangères ont été mises en évidence. @yairlapid

L’orientation actuelle du gouvernement israélien, qui soutient le régime néo nazi de Kiev, s’explique en grande partie par ces déclarations.

Sur la question de savoir s’il y a vraiment des néo-nazis en Ukraine : https://telegra.ph/Ob-antisemitizme-05-03 » [1]

Le lien qui accompagne ce tweet renvoie à un texte de réponse à Israël produit par Moscou dans lequel il est rappelé notamment que « l’histoire, malheureusement, connaît des exemples tragiques de Juifs ayant collaboré avec les nazis. En Pologne et dans d’autres pays d’Europe de l’Est, les Allemands ont nommé des industriels juifs à la tête de ghettos et de conseils juifs ("Judenrat"), dont certains se sont illustrés par des actes absolument monstrueux. À Varsovie, Jakub Leikin espionnait les Juifs et rapportait tout à l’administration d’occupation allemande, condamnant ses compatriotes à une mort certaine et parfois douloureuse ; tandis que Chaim Rumkowski proposait aux Juifs de Lodz de livrer leurs enfants aux nazis en échange de la vie des adultes du ghetto – les témoins de ses propos sont nombreux. On ne peut qu’être d’accord avec H. Dreyfus, professeur d’histoire à l’université de Tel-Aviv, pour dire que la complicité des Juifs dans l’Holocauste est un "phénomène marginal" (mais pas tabou et qui fait l’objet de recherches). Entre-temps, la tragédie historique réside dans le fait que si, pendant la Seconde Guerre mondiale, certains Juifs ont pris part aux crimes involontairement, Zelensky le fait délibérément et volontairement. Il se cache lui-même derrière ses origines et couvre ainsi les néo-nazis, les héritiers spirituels et sanguins des bourreaux de son peuple.
Les origines juives du président ne sont pas une garantie de protection contre le néo-nazisme rampant dans le pays. L’Ukraine, d’ailleurs, n’est pas le seul pays de ce type à l’heure actuelle. Le président letton Levits a également des racines juives. Et lui aussi couvre "avec succès" la réhabilitation de la Waffen SS dans son pays…
 »

 

Le judéo-nazisme en Ukraine

 

L’actuel président ukrainien, Volodomyr Zelensky, ancien comédien, a été placé au pouvoir par le milliardaire juif ukrainien Igor Kolomoïski (détenteur des nationalités ukrainienne, israélienne et chypriote), qui a financé les bataillons et groupes armés néo-nazis d’Ukraine (les bataillons Azov, Aidar, Donbass, Dnipro 1, Dnepr 2) au service de l’OTAN. Kolomoïski a occupé le poste de gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk de mars 2014 à mars 2015. Anti-russe notoire, Kolomoïski proposait d’offrir 730 000 euros à celui qui assassinerait Oleg Tsarev, ancien député pro-russe et nouveau président du Parlement de l’Union des républiques populaires autoproclamées indépendantes de l’Ukraine. [2]

Kolomoïski fait l’objet de poursuites par le Comité d’enquête russe pour « organisation de meurtres, de recours à des moyens et méthodes de guerre illégaux ». Un mandat d’arrêt international a été demandé par la Russie, mais celui-ci a été refusé par Interpol. [3]

Igor Kolomoïski, qui vit maintenant en Israël, est un pilier important du judaïsme politique. Il est un soutien de la communauté juive d’Ukraine [4] et le président de la Communauté juive unie d’Ukraine [5]. En 2010, il a été nommé président du Conseil européen des communautés juives [6], conseil adhérant au Congrès juif européen.

Avec un autre milliardaire juif ukrainien, Vadim Rabinovitch, Kolomoïki fonde L’Union juive européenne qui deviendra le Parlement juif européen, qu’il présidera dès sa fondation en novembre 2011 et pendant cinq ans. [7]

Les organisations juives américaines, toujours à chercher et à dénoncer des antisémites, ont protégé les bataillons nazis d’Ukraine. Les États-Unis ont officiellement soutenu les bataillons néo-nazis ukrainiens. En 2014, puis en juin 2016, le sénateur américain John Conyers (avec deux autres sénateurs) a proposé un amendement bipartisan au budget militaire pour interdire toute assistance ou armement au régiment Azov. L’amendement a été retiré pendant son examen à la Chambre des représentants. Le sénateur Conyers le réintègre en fin de texte pour son passage au Sénat :

« Aucun des fonds rendus disponibles par cette loi ne peut être utilisé pour fournir des armes, un entraînement ou une autre assistance au bataillon Azov. » [8]

Cet amendement a été finalement rejeté du texte final du budget militaire à la demande du Pentagone et d’organisations juives américaines, à savoir l’Anti-Defamation League (ADL) et le centre Simon-Wiesenthal. Ces deux puissantes organisations ont justifié leur soutien aux organisations néo-nazis comme Svoboda au motif que « l’accent devrait être mis sur la Russie » (dixit un lobbyiste de ADL). L’autre raison, avancée par le centre Simon-Wiesenthal, est la suivante : des représentants de l’extrême droite ukrainienne ont participé à des réunions avec l’ambassade israélienne, ce qui constituerait la preuve qu’ils avaient remisé leur extrémisme. [9]

En outre, depuis la révolution de Maïdan en février 2014, de nombreux postes ministériels ont été occupé par des juifs ukrainiens. D’ailleurs, quelques semaines après le début de la guerre civile, Israël s’apprêtait à livrer des armes au régime de Kiev. Poutine avait alors mis en garde l’État hébreu. [10]

Le 4 mai 2022, la diplomatie russe déclare que des « mercenaires israéliens » combattent en Ukraine aux côté du régiment néo-nazi Azov. Cela est confirmé par des documents vidéos où l’on voit ces mercenaires parlant hébreux aux côté de combattants ukrainiens néo-nazis. [11]

« Je vais dire quelque chose que les politiciens israéliens ne veulent sans doute pas entendre, mais peut-être que cela les intéressera. En Ukraine, des mercenaires israéliens sont aux côtés des militants d’Azov », a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova dans une interview à la radio Spoutnik.

Moscou a ouvertement accusé Israël de « soutenir le régime néo-nazi de Kiev ». [12]

 

Judéo-nazisme idéologique : des origines communes ?

 

Le bibliste Jean Soler (1933-2019), qui a longtemps travaillé en Israël (il a été conseiller culturel et scientifique à l’ambassade de France en Israël de 1968 à 1973, et de 1989 à 1993) défend la thèses osée d’une paternité idéologique juive du nazisme :

« Si le communisme selon le "Manifeste" est le modèle hébraïque auquel il ne manque que Dieu, j’ajouterai, au risque de passer pour un "antisémite notoire", que le nazisme selon Mein Kampf (1924) est le modèle hébraïque auquel il ne manque même pas Dieu…
Hitler n’a jamais nié que Dieu ait fait des Juifs, dans l’Antiquité, son "peuple élu". Sa thèse est que les Juifs ont failli à leur mission en condamnant à mort Jésus [...] Mais Dieu a choisi un autre peuple, celui des Allemands (des Germains, fine fleur des Aryens) pour être désormais son nouveau "peuple élu". Avec Hitler pour "guide". Comme l’avait été Moïse.
Le Führer emprunte à l’idéologie biblique la valeur suprême accordée à la "pureté", ce qui entraîne la prohibition des mélanges, des mélanges ethniques avant tout [...]
Deux ans après son arrivée au pouvoir, Hitler promulgue les "lois de Nuremberg" (1935), dont la première est ainsi libellée : "1 – Les mariages entre Juifs et citoyens allemands ou de sang voisin sont interdits."
Hitler reprend aussi au modèle hébraïque la conviction, étrangère aux Grecs, qu’une doctrine assurée de devenir la vérité doit refuser de se confronter à d’autres doctrines ou de cohabiter avec elles…
Il décrit "le Juif" et "l’Allemand" comme des frères ennemis engagés dans une rivalité qui ne pourra connaître qu’un vainqueur. »

En effet, Hitler a ainsi écrit :

« Le Juif est en toutes choses le contraire de l’Allemand et il lui est cependant apparenté au point qu’on pourrait les prendre pour deux frères… Quelle lutte s’engage entre eux et nous ! L’enjeu est tout simplement la destinée du monde…
Il ne peut y avoir deux peuples élus. Nous sommes, nous, le peuple de Dieu… Deux mondes s’affrontent, l’homme de Dieu et l’homme de Satan. » [13]

Et Jean Soler de commenter :

« Hitler opère un renversement des pôles opposés. Il retourne contre elle l’idéologie venue de Jérusalem. » [14]

En 2012, Michel Onfray s’est fait le promoteur des travaux de Soler. Le grand rabbin de France, Haïm Korsia, l’a alors rappelé à l’ordre dans un texte titré « Jean Soler ou les démons de Michel Onfray » [15] publié dans L’Express le 26 juin 2012. Le philosophe libertaire s’est couché, à fait amende honorable en Israël, puis s’est tourné contre l’ennemi désigné de l’État hébreu, l’islam, dont il a fait son fond de commerce. [16] Depuis, Onfray, comme d’autres, a rejoint Zemmour sur la ligne likoudnik anti-islam.

 

Judaïsme et nazisme :
correspondances eschatologiques et opposition dialectique

 

Nous pourrions également interpréter l’antisémitisme nazi comme une réaction, ou une conséquence de la tension montante entre les Allemands et les juifs d’Allemagne à partir du XIXe siècle. Un tournant est marqué par Heinrich Graetz, historien juif allemand qui fait paraître dans les années 1850 un ouvrage sur l’histoire des juifs, L’Histoire des juifs depuis les temps anciens jusqu’à nos jours [17], qui eu un succès majeur et fut traduit en plusieurs langues. Son ouvrage fut utilisé au siècle suivant par les colons sionistes et encore aujourd’hui il est une référence majeure dans les livres portant sur l’histoire du peuple juif. C’est par ailleurs Graetz qui laïcise le concept biblique de peuple-race juif.

Pour ceux qui sont étrangers au racisme de la Bible hébraïque, voici quelques extraits de la Torah :

« Si Yahvé vous a préférés, vous a distingués, ce n’est pas que vous soyez plus nombreux que les autres peuples, car vous êtes le moindre de tous, c’est parce que Yahvé vous aime... » (Deutéronome 7:7-8)

« L’étranger, tu peux le contraindre (à rembourser) ; mais ce que ton frère aura à toi, que ta main l’abandonne. » (Deutéronome 15:3)

« Tu anéantiras donc tous les peuples que te livre Yahvé, ton Dieu, sans laisser ton œil s’attendrir sur eux. » (Deutéronome 7:16) [18]

Graetz postule dans son ouvrage une continuité historique et raciale du peuple juif afin de créer un lien entre toutes les communautés juives. Il défend l’idée que les juifs constituent un seul et même peuple, une seule et même race dont l’ascendance exclusive remonte aux anciens Hébreux.

Il y a une antériorité juive de la théorie racialiste de la nation dont la paternité est souvent attribuée aux Allemands. Le nationalisme racial de Graetz a 70 ans d’avance sur celui d’Hitler. Graetz défend l’idée proprement biblique que le peuple juif est supérieur aux peuples au milieu desquels il vit, et qu’il ne devait à aucun prix s’assimiler à eux, sous peine d’en être souillé, s’appuyant en cela sur la Torah, laquelle illustre abondamment cette position ultra-différentialiste. L’arrogance haineuse de Graetz envers les non-juifs provoque l’agacement de l’historien allemand Heinrich von Treitschke qui fit face au racisme et au séparatisme de Graetz, allant jusqu’à proposer à Graetz de créer un État juif hors du territoire germanique. Graetz, pour qui la création d’un État juif devait sembler irréalisable à l’époque, acculé, fuit devant les arguments de Treitschke [19]. Graetz entendait par conséquent maintenir et renforcer le séparatisme juif sur le territoire allemand.

Outre la piste hébraïque, exploitée par Jean Soler pour tenter d’y trouver une origine au nazisme, l’on peut chercher une filiation judéo-protestante au millénarisme nazi.
En effet, dans l’eschatologie nazie il est question de la dernière des grandes guerres, une guerre idéologique et raciale, une guerre eschatologique contre les « judéo-bolchéviques » dont la victoire du camp nazi mènerait à l’avènement d’une paix millénaire, le « Reich de mille ans ». On retrouve là l’idée de la fin de l’Histoire, propre au messianisme. Une histoire non de lutte des classes, mais de lutte des races qui verrait son point final avec le triomphe de la race aryenne.

Cela correspond au discours hitlérien avant 1943. Cette eschatologie triomphaliste du nazisme apparaît quand Hitler, à la tribune du Reichstag, annonce, dès janvier 1939, que la guerre à venir verra « non pas la victoire de la juiverie et la bolchevisation de la Terre, mais l’extermination de la race juive en Europe ». [20]

Mais après quatre années de guerre, à l’occasion de la célébration de sa onzième année au pouvoir, Adolf Hitler tient un discours apocalyptique sur l’éventualité d’une défaite de l’Allemagne nazie :

« Si l’Allemagne ne gagnait pas cette guerre, le sort des États européens à l’Est en serait scellé et l’Ouest suivrait rapidement. Dix ans plus tard, le plus ancien continent de culture serait méconnaissable, les acquis de deux mille cinq cents ans d’évolution intellectuelle et matérielle seraient détruits et les peuples, tout comme leurs dirigeants, artistes et savants, seraient en train de crever dans des forêts ou des marais de Sibérie, si toutefois on ne leur avait pas déjà mis une balle dans la tête. Le juif éternel, ce ferment de destruction, célébrerait son second Purim triomphal sur les ruines d’une Europe dévastée ? » [21]

Purim est une fête juive dont on trouve l’origine dans un livre de la Bible hébraïque, le livre d’Esther. Cette fête célèbre la prise de pouvoir en Perse d’Esther et Mardochée et le massacre de 75 000 Perses ordonné par Esther, devenue reine, et son père adoptif Marochée, devenu vizir à place du vizir. [22]

Que ce soit dans sa version victorieuse ou défaitiste, le discours eschatologique du nazisme est le miroir de ce qui est promis au peuple hébreu dans la Bible hébraïque, à savoir la victoire raciale sur les autres peuples réduits en esclavage :

« Lève-toi, resplendis, car ta lumière est venue, et la gloire de Yahvé rayonne sur toi (Israël). Oui, tandis que les ténèbres couvrent la terre et une sombre brume les nations, sur toi Yahvé rayonne, sur toi sa gloire apparaît. Et les peuples marcheront à ta lumière, les rois à l’éclat de ton aurore. Lève tes yeux à l’entour et regarde ! Les voilà qui s’assemblent tous et viennent à toi : tes fils arrivent de loin, avec tes filles qu’on porte sur les bras.
À cette vue, tu seras radieuse, ton cœur battra d’émotion et se dilatera, car les richesses de l’océan se dirigeront vers toi, et l’opulence des peuples te sera ramenée...
Et les fils de l’étranger bâtiront tes murailles, et leurs rois te serviront... Car le peuple, la dynastie qui refusera de te servir, périra ; ce peuple-là sera voué à la ruine...
Et tu suceras le lait des peuples et tu boiras à la mamelle des souverains » (Ésaïe 60, 1-17)

« Des gens du dehors seront là pour paître vos troupeaux ; des fils d’étrangers seront vos laboureurs et vos vignerons. Et vous, vous serez appelés prêtres de Yahvé, on vous nommera ministres de notre Dieu. Vous jouirez de la richesse des nations et vous tirerez gloire de leur splendeur. » (Ésaïe 61, 5-6)

La prégnance du millénarisme et de l’eschatologie judéo-protestante dans l’Allemagne nazie s’explique sans grande difficulté.

La réforme luthérienne, intrinsèquement inégalitaire (sur le plan social, et qui s’est traduit par l’écrasement de la révolte des paysans encouragée par Martin Luther), est née au XVIe siècle et s’est épanouie dans l’espace germanique où le tempérament inégalitaire est fortement et anthropologiquement ancré.

La réforme protestante se répand de Wittenberg à Strasbourg, de Bâle à Lubeck, mais elle échoue à Cologne (à l’Est, sur l’axe médian de l’Allemagne) ou à Bamberg (moitié Sud de l’Allemagne), restées catholiques. En résumé, la carte du Saint Empire romain germanique laisse entrevoir une division territoriale entre un Nord gagné par la réforme, et un Sud resté catholique, autour de la Bavière et de l’Autriche. [23]

Au XVIIe siècle va émerger le messianisme millénariste protestant proche des milieux juifs. Les représentants de ce courant écriront sur leur impatience de voir les promesses eschatologiques faites aux juifs se réaliser. Nous pouvons mentionner parmi ces protestants Paul Felgenhauer (1593-1677) et Johannes Mochinger de Dantzig (1603-1652), qui écrivit ceci au rabbin Menasseh ben Israël :

« Sache que j’approuve et respecte vos doctrines religieuses et que je forme le souhait, avec certains de mes coreligionnaires, qu’Israël soit enfin éclairé de la vraie lumière et retrouve son ancienne gloire et son ancien salut. »

Ou encore Abraham de Frankenberg (1593-1652) qui écrit au même rabbin :

« La vraie lumière émanera des Juifs ; leur temps est proche. Chaque jour on apprendra de différentes régions les miracles opérés en leur faveur. » [24]

Ce messianisme judéo-protestant va s’implanter dans l’Allemagne du Nord, en Hollande, mais aussi en Angleterre.

Lorsque l’on jette un œil sur la carte électorale de l’Allemagne lors des élections législatives qui portent Adolf Hitler au pouvoir en 1933, il apparaît clairement que le Parti national-socialiste (NSDAP) a fait les plus gros scores dans l’Allemagne du Nord, les régions protestantes inégalitaires. Et il fait ses scores les plus bas dans les régions catholiques.

 

 

Or, le nazisme a triomphé après l’effondrement de la croyance protestante ; ceci ne signifie pas que les valeurs et les idées du protestantisme se sont dissoutes. Nous l’avons vu, l’inégalitarisme germano-protestant et le millénarisme messianique judéo-protestant n’ont pas disparus avec le protestantisme, ils se sont laïcisés et ont perduré (à travers le nazisme), comme nombre d’idées religieuses qui ont traversées l’époque moderne. [25]

 

Judéo-nazisme historique

 

Dans un précédent article [26], nous avons traité des rapports étroits qu’entretenaient les organisations juives et sionistes avec l’Allemagne nazie et le régime collaborationniste de Vichy. Il est opportun de revenir ici sur cette histoire qui éclaire le présent et détruit les mythes sur lesquels s’appuient l’État d’Israël qui s’offusquent des déclarations des autorités russes.

L’Union générale des israélites de France (UGIF) – un établissement public autonome doté d’une personnalité civile – voit le jour le 29 novembre 1941. Cette organisation israélite joua un rôle important dans l’arrestation de juifs étrangers vivant en France. L’UGIF, qui avait voulu à tout prix garder le contrôle des enfants juifs, « alors qu’il aurait été plus prudent de les confier à des familles non juives, a eu de très fâcheuses conséquences, puisque les dirigeants de l’UGIF avaient été amenés, sous la contrainte, à remettre aux Allemands les listes des enfants qui avaient été regroupés dans des maisons ou foyers. Mais la responsabilité en incombe aux autorités rabbiniques et consistoriales qui craignaient de voir ces enfants, issus de familles incroyantes ou non pratiquantes, donc très malléables, catéchisés par des familles d’accueil catholiques ou protestantes. Il convenait donc de les regrouper et de les rejudaïser par un enseignement approprié. Les Allemands ne pouvaient que s’en féliciter, d’autant que les responsables de l’UGIF n’hésitaient pas à faire rechercher les enfants qui avaient été confiés à des familles chrétiennes. Pis encore, lorsque les services antijuifs de la Gestapo prirent la décision de déporter des enfants regroupés par l’UGIF, ce furent parfois des employés de cet organisme qui se chargèrent de les accompagner jusqu’à Drancy.
Les enfants ne furent pas les seules victimes. À Marseille, si l’on en croit les journaux de la Résistance juive, la Gestapo se serait fait remettre par la direction de l’UGIF les adresses de tous les Juifs assistés de la ville, lesquels, après avoir été convoqués individuellement, auraient été purement et simplement arrêtés.
 » [27]

Ainsi, l’on pouvait lire dans un de ces journaux, Notre voix [28] (numéro du 14 février 1944) :

« L’UGIF a désarmé moralement les masses juives de France, elle leur a fait croire que l’on pouvait défendre la vie et les biens juifs tout en restant sur le plan de la légalité. Elle a déshonoré les Juifs de France par une collaboration avec l’ennemi le plus sanguinaire que le peuple juif ait jamais connu. »

Lors du procès Touvier, en avril 1944, l’ancien résistant Jean Ebstein-Langevin a raconté comment dix-huit dirigeants de l’UGIF « avaient négocié à Lyon, avec Klaus Barbie, la protection des Juifs français, en livrant au même Barbie une liste, dressée par eux, de Juifs étrangers. » [29]

Dans le camps de Drancy, l’administration interne était confiée à certains détenus juifs, de préférences anciens combattants. Robert Blum, le plus ancien dans le grade le plus élevé, était devenu une sorte de kapo en chef, signant ses notes de service du titre de « commandant le camp de Drancy ». [30]

Parmi les cadres désignés du camps on trouve le docteur Abraham Drucker, le père de Michel Drucker, devenu médecin-chef, tandis que la police intérieure était confiée à René Dreyfus.

Outre la gestion du camp, « des missions extérieures » étaient confiées à un juif viennois, Oscar Reich, assisté d’un autre juif autrichien, Wulfstadt, dit Samson. Ce bureau, comptant quarante personnes, était chargé de traquer des juifs dans Paris. Tous volontaires. La mission consistait à repérer des juifs étrangers dans les rues de Paris. L’un des volontaires, un certain Lévy, utilisait un stratagème :

« J’avais une cigarette et je demandais du feu à tous ceux que je rencontrais et qui me paraissaient Juifs. Je leur posais la question en yiddish, ost fayer ? Si ce n’était pas un Juif, l’homme ne comprenait évidemment pas, mais si c’était un Juif de l’Est, celui-ci me donnait du feu et il était immédiatement embarqué par Bruckler, Reich et Samson qui suivaient derrière. » [31]

À cela s’ajoutaient des visites domiciliaires à des adresses données par des détenus du camp. Pour le seul mois d’août 1943, vingt-deux « missionnaires » auraient effectué 570 visites à domicile qui se seraient soldées par soixante-treize arrestations.
Georges Wellers, l’un des dirigeants du Centre de documentation juive contemporaine, accuse ainsi Robert Blum (le kapo en chef du camp de Drancy) :

« En obéissant à des ordres ignobles et criminels, les interprètes et le chef détenu du camp ne risquaient que leur propre déportation. Cependant, par lâcheté et par égoïsme, ils transmettaient et exécutaient les directives allemandes, ils désignaient eux-mêmes les "missionnaires". » [32]

Quant à Abraham Drucker, il accompagna des officiers SS et quelques physionomistes sur la Côte d’Azur. Le père de Michel Drucker et les physionomistes étaient chargés de repérer leurs coreligionnaires et, en cas de doute, de vérifier, sous les porches des immeubles, si les hommes interpellés étaient circoncis ou non. Ainsi, plus de 2 000 juifs auraient été arrêtés à Nice et transférés à Drancy entre le 28 septembre 1943 et le 12 janvier 1944. [33]

Les organisations juives sionistes collaboraient elles aussi activement avec les nazis et le régime de Vichy. Kadmi Cohen, un des premiers collaborateurs de Theodor Herzl, fit partie de ces juifs en relation avec l’Allemagne nazie et proches du gouvernement de Pétain. En novembre 1936, Chaïm Weizmann (président de l’organisation sioniste mondiale de 1920 à 1931 et de 1935 à 1946, président de l’agence juive en 1929, et premier président de l’État d’Israël en 1948) nomme Kadmi Cohen conseiller politique de la présidence de l’Organisation sioniste mondiale.

Dès l’arrive de Kadmi Cohen à Paris en 1940, le chef de la section antijuive de la SIPO-SD, Dannecker, qui comptait sur sa collaboration, vint lui rendre visite.

« Après la création du Commissariat général aux Questions juives, fin mars 1941, Kadmi Cohen fut associé par son confrère du barreau de Paris Félix Colmet-Dâage, devenu l’un des conseillers juridiques de Xavier Vallat, à l’élaboration du second statut des Juifs, promulgué le 2 juin 1941. » [34]

Kadmi Cohen rencontrait régulièrement le Commissaire général aux Questions juives, Xavier Vallat. Lorsque Vallat fut remplacé par Louis Darquier de Pellepoix, le 6 mai 1942, Kadmi Cohen entra en contact avec lui. [35] En 1943, le chef de cabinet du maréchal Pétain, André Lavagne, avait déjà rencontré deux fois Kadmi Cohen. Le projet de Kadmi Cohen, dans la droite ligne du sionisme international, était d’envoyer en Palestine un maximum de juifs. Les dirigeants de Vichy étaient intéressés par ce projet sioniste qui était tout à fait compatible, sur le papier, avec le projet nazi d’une Allemagne, voire d’une Europe, judenfrei, « débarrassée des juifs ».

En effet, les juifs sionistes d’Allemagne collaboraient avec le IIIe Reich, et leur chef, Georg Kareski, président de la communauté juive berlinoise, fondateur en 1934 de la Staatzionistische Organisation (Organisation sioniste d’État), avait même accordé un entretien à Der Angriff, le quotidien de Goebbels, pour proclamer son approbation des lois de Nuremberg. [36]

Le 28 juin 1943, Kadmi Cohen s’adressa directement au maréchal Pétain [37] pour lui dire que la politique actuelle à l’égard des Juifs ne pouvait que susciter un désir de vengeance, une fois la guerre terminée. Cette politique ne s’imposait pas, lui dit-il. Ni les autres pays vaincus (la Belgique, les Pays-Bas, la Yougoslavie ou la Grèce) ni les alliés de l’Allemagne (la Finlande, l’Italie ou la Hongrie) n’avaient adopté officiellement un antisémitisme actif. Mais, ajoutait Cohen, le « danger juif » était bien une réalité et subsisterait après la guerre. C’est pourquoi il convenait d’orienter « le dynamisme juif dans le sens du nationalisme juif en laissant s’organiser le mouvement Massada (NDA : fondé par Kadmi Cohen) qui, précisément, se proposait de restaurer la dignité du judaïsme et d’opérer sa concentration dans un État juif. » [38]

Mais lorsqu’il s’adressait aux autorités allemandes, Kadmi Cohen adoptait un autre discours. Dans une lettre adressée au Dr Peter Klassen de la section d’informations (Informations-Abteilung) de l’ambassade d’Allemagne, en janvier 1943, Kadmi Cohen expliquait qu’un « antisémitisme positif, constructif » encouragerait les Juifs européens à opérer la rupture nécessaire avec l’assimilation. [39]

Les juifs sionistes révisionnistes du groupe Stern avait proposé aux Allemands, en janvier 1941, une alliance militaire. Yitzhak Schamir, futur Premier ministre d’Israël, était l’un des dirigeants du groupe Stern. Le memorandum remis au diplomate allemand Otto von Hentig développait les arguments qui allaient être repris par Kadmi Cohen :

« L’établissement de l’État juif sur des bases nationales et totalitaires, et associé par traité avec le Reich Allemand, contribuerait au maintien et au renforcement de la présence allemande au Proche-Orient. » [40]

La diplomatie allemande n’avait pas donné suite.

À Vichy, en mars 1943, le chef de cabinet de Pétain, André Lavagne, aida discrètement Kadmi Cohen à imprimer le programme du mouvement Massada « sous une forme rudimentaire qui devait laisser croire à une publication clandestine, car, bien évidemment, les autorités françaises ne pouvaient pas cautionner ouvertement une telle entreprise, et Cohen lui-même, qui entendait conserver sa liberté de manœuvre, ne le souhaitait pas. » [41]

 

Judéo-nazisme d’opportunisme

 

De l’antisémitisme au philosémitisme, et inversement, il n’y a qu’un pas. Ce pas est franchi en fonction du contexte, du sens du vent et des intérêts bien sentis de certains. Nous l’avons vu durant la Seconde Guerre mondiale, pendant l’occupation.

L’historien israélien Simon Epstein a identifié ces philosémites devenus antisémites du jour au lendemain, durant la collaboration. Se basant sur ses travaux, Xavier Moreau cite deux exemples :

« L’un est une figure de la SFIO, Marcel Déat, l’autre du parti communiste, Jacques Doriot. Marcel Déat est avant la guerre un cadre en vue de la SFIO. Proche des organismes de lutte contre l’antisémitisme dont la LICA, il prend la parole dans des rassemblements antiracistes et anti-nazis. Il est membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes. En novembre 1935, il participe à une réunion publique de dénonciation des lois de Nuremberg : "Nous sommes, nous, un peuple de métis … La nation, pour nous, ne sera jamais dressée dans un mouvement unanime. Nous ne ferons jamais dans ce pays, des défilés de millions d’hommes, vêtus de la même manière, marchant de la même manière et faisant semblant de penser de la même façon, en répétant les mêmes formules." C’est sans doute son pacifisme qui le fait basculer dans la collaboration. Il refuse de "mourir pour Dantzig" mais soutiendra l’incorporation de jeunes Français dans la LVF [42] qui les envoie mourir pour Berlin. Soutien de Laval, à la fin de l’année 1940, il attaque le gouvernement de Vichy auquel il reproche de ne pas se lancer dans une collaboration plus active. Il crée en 1941 le Rassemblement national populaire, qui siège désormais dans les anciens locaux de la LICA. Vis-à-vis des juifs, son ton a totalement changé ; il dénonce les "Juifs bellicistes" de 1939 :"‘On a vu les Juifs riches aller sabler le champagne dans les grands restaurants, on a vu les Juifs pouilleux se mettre à danser sur les places publiques. C’était leur guerre qui venait d’éclater." Il finit par être ministre du Travail en mars 1944. » [43]

Jacques Doriot passe du communisme, de l’antifascisme, à l’antisémitisme virulent :

« Le Juif a voulu la guerre. Qu’il la paie de son argent, de sa personne, qu’il pleure des larmes de sang pour apprendre ce qu’il en coûte de martyriser un peuple qui ne lui demandait rien. » [44]

Aujourd’hui, un certain nombre d’antisémites revendiqués ou honteux ont fait le chemin inverse, vers le philosémitisme, notamment à la faveur de la candidature d’Éric Zemmour. Une chose peut être son contraire, l’antisémite devient parfois philosémite pour les mêmes raisons, la soumission au plus fort. Opportunistes, c’est la croyance en une « omnipotence juive » qui les fait basculer dans le camp pro-israélien, dans le courant likoudnik qui s’est imposé en France depuis la présidence sarkozyste.

Le conflit en Ukraine permettra peut-être une avancée dans la guerre de l’esprit contre l’Empire du mensonge qui falsifie l’histoire et l’instrumentalise idéologiquement contre le reste du monde. La minorité à la tête de cet empire est terrifiée à l’idée de voir éclater au grand jour la vérité de sa duplicité mise au jour par une Russie qui a perdu patience.

Youssef Hindi

 

Avec Youssef Hindi et le site E&R !

 

Notes

[3RIA Novosti, 18/06/2014.

[8114th Congress, 2d Session, H.R. 5293, In The Senate of The United States, June 20, 2016.

[9« How the Isael Lobby Protected Ukrainian Neo-Nazis », AlterNet, 18/11/2014. Rapporté par Lucien Cerise, Retour sur Maïdan, Le Retour aux Sources, 2017, pp. 84-86.

[10Sputnik, « Poutine met Israël en garde contre les livraisons d’armes à Kiev », 18 avril 2015.

[13Cité dans : Jean Soler, Qui est Dieu ?, 2012, Éditions de Fallois, pp. 108-111.

[14Jean Soler, Qui est Dieu ?, 2012, Éditions de Fallois, pp. 108-111.

[17Heinrich (Hirsch) Graetz, Geschichte der Juden von den ältesten Zeiten bis auf die Gegenwart (1853-1876), Leipzig, O. Leiner, 1909.

[18Pour une étude détaillée et contextualisée de ces passages bibliques, voir : Youssef Hindi, Occident et Islam – Tome 2 : Le paradoxe théologique du judaïsme, Sigest, 2018.

[19Voir la controverse entre Graetz et Treitschke dans : Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé ?, Fayard, 2008, Flammarion, 2010, pp. 119-121.

[20Adolf Hitler, discours au Reichstag, 30 janvier 1939. Cité dans : L’historicité nazie, Temps de la nature et abolition de l’histoire, Johann Chapoutot, Vingtième Siècle. Revue d’histoire 2013/1 (N° 117), pp. 43-45. https://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2013-1-page-43.htm#no29

[21Adolf Hitler, discours radiodiffusé du 30 janvier 1944. Cité dans : L’historicité nazie, Temps de la nature et abolition de l’histoire, Johann Chapoutot, Vingtième Siècle. Revue d’histoire 2013/1 (N° 117), pp. 43-45.

[22Voir l’étude détaillée du livre d’Esther dans : Youssef Hindi, Occident et Islam – Tome 2.

[23Bernard Cottret, Histoire de la réforme protestante, PERRIN, 2001, pp. 84-85.

[24Pour une étude approfondie sur les origines de ce judéo-christianisme, voir : Youssef Hindi, Occident et Islam – Tome 1 : Sources et genèse messianiques du sionisme, Sigest, 2015.

[25Voir : Youssef Hindi, La Mystique de la Laïcité, Sigest, 2017.

[27Jean-Claude Valla, Ces juifs de France qui ont collaboré, Les Cahiers Libres d’Histoire, N° 8, Editions de la Librairie Nationale, S.E.D.E, 2002, p. 60.

[28Organe du Rassemblement des Juifs contre le fascisme oppresseur.

[29Cité par Jacques Trémolet de Villiers, L’affaire Touvier – chronique d’un procès en idéologie, Dominique Martin Morin, 1994. Jean-Claude Valla, op. cit. p. 61.

[30Jean-Claude Valla, op. cit. p. 52.

[31Témoignage du Dr Maurice Wajdenfeld, cité par Maurice Rajsfus, Drancy, un camp de concentration très ordinaire. Jean-Claude Valla, op. cit. p. 89.

[32L’Étoile jaune à l’heure de Vichy. Jean-Claude Valla, op. cit. p. 90.

[33Jean-Claude Valla, op. cit. pp. 90-91.

[34Jean-Claude Valla, op. cit. p. 74.

[35Jean-Claude Valla, op. cit. p. 76.

[36Jean-Claude Valla, op. cit. p. 75.

[37Lettre mentionnée par Michaël R. Marrus et Robert O. Paxton, Vichy et les Juifs, 1981. Jean-Claude Valla, op. cit. p. 77.

[38Cité par Simon Schwarzfuchs (op. cit.) qui date cette lettre de Cohen à Pétain du 25 juin 1943.

[39Lettre mentionnée par Michaël R. Marrus et Robert O. Paxton, Vichy et les Juifs. Jean-Claude Valla, op. cit. p. 78.

[40Jean-Claude Valla, Le pacte germano-sioniste.

[41Jean-Claude Valla, Ces juifs de France qui ont collaboré, p. 79.

[42« La Légion des volontaires français est une organisation créée le 8 juillet 1941 au lendemain de l’invasion du territoire soviétique par la Wehrmacht pour permettre aux Français qui le souhaitent de participer à l’effort de guerre allemand ».

[43Xavier Moreau, Le livre noir de la gauche française, Stratpol, 2021, pp. 81-82.

[44Cité par Xavier Moreau, op. cit. p. 83.

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Le 9 mai 2022 à 14:56 par Je suis déçu
#2956413

J’avais découvert avec surprise que René Girard ignorait
- que le darwinisme ( qu’il approuvait ) est incompatible avec le catholicisme.
- l’histoire du Déluge,
- l’histoire des plaies d’Egypte,
- l’histoire de Sodome et Gomorrhe,
- que le Christ a souffert et donner Sa vie pour réparer nos péchés
- le véritable Troisième Secret de Notre-Dame de Fatima
- le message de Notre-Dame d’Akita
- etc etc etc puisqu’il a osé écrire ceci : "Les seuls chrétiens qui parlent encore de l’apocalypse sont les fondamentalistes, mais ils s’en font une idée complètement mythologique. Ils pensent que la violence de la fin des temps viendra de Dieu lui-même ; ils ne peuvent pas se passer d’un Dieu méchant."

Je découvre aujourd’hui que René Girard n’a pas été capable de parler des plus grands "jumeaux mimétiques" de son époque.

Le 9 mai 2022 à 16:58 par le juif est un loup pour le juif
#2956456

C’est quoi ce troisième secret ?

Le 9 mai 2022 à 19:06 par Surnom
#2956520

Au premier abord ça paraît complexe, enchevêtré mais grâce à votre vulgarisation M. Hindi, ça s s’éclairci. Au moins, si je vois fondre des choses avant de fondre moi moi-même, j aurais su d ou ça vient. Merci !

Le 10 mai 2022 à 05:37 par Mike
#2956643

L’Eglise regardait le darwinisme avec sympathie, puisqu’il fait de l’homme le sommet de l’évolution, en cohérence avec la Genèse. Et son aîné le darwinisme social assurait la stabilité sociale.

L’Apocalypse est issu de la tradition orientale qui donne naissance à l’islam : Jésus n’y ressuscite qu’à la fin des temps dans un rôle militaire.

Le 11 mai 2022 à 04:24 par citharauror
#2957125

Voici le sens général des deux prédictions les plus importantes du Troisième Message de Fatima : -Une troisième guerre fera irruption ; elle sera si effrayante que seulement bien peu subsisteront sur la Terre.. De terribles catastrophes faucheront l’humanité.. Les organisations ecclésiastiques devront se transformer radicalement et se fonder uniquement sur la Vérité. Autrement la mort règnera au sein de l’église et les chrétiens maudiront le clergé. La fin des papes sera arrivée et leurs successeurs gémiront sous de terribles douleurs corporelles, tandis que leurs âmes, comme si elles étaient fouettées, erreront au hasard. Mais ils ne trouveront point d’issue. Leur trône s’écroulera.-

Le 13 mai 2022 à 14:33 par Miville
#2958317

La troisième guerre mondiale, tout comme la deuxième, fait partie explicite des avertissements du deuxième message (non secret) de Fatima si les hommes ne se repentent pas de leurs voies mauvaises à temps pour la mitiger.

Le troisième message concerne la catastrophe en cours pour ce qui est de la vie religieuse de l’Église, en contraste au deuxième qui concerne les catastrophes politiques et aussi naturelles, en contraste aussi au premier qui parle du jugement particulier et des tourments de l’enfer (où plongerait le péché d’impureté plus d’âmes que tout autre selon ce premier message).

Le troisième message annonce que la foi catholique se conservera au Portugal et dans les pays de langue portugaise, mais qu’ailleurs dans le monde anciennement chrétien le pronostic n’est pas favorable du tout : c’est plutôt l’annonce de l’apostasie en masse de ce que fut l’Église catholique et le châtiment divin (d’ordre religieux) qui arrivera en rétribution : le triomphe de l’Islam sur l’Europe en tant que nouvelle religion d’état en lieu et place du Catholicisme romain refusant de prêcher la vérité.

Le troisième message parle de 1960 comme de la date à laquelle les choses seraient devenues assez claires pour le comprendre, ce qui porte assez clairement à entendre que le changement religieux opéré par Jean XXIII et par le Concile Vatican II ne se produisit pas du tout à l’appel des forces du bien mais plutôt des ténèbres par l’entremise des infiltrés de la maçonnerie et du judaïsme politique. Fatima aurait été choisi en grande partie à cause de son nom qui est éminemment islamique. Le message dit en substance ceci : "Je (Marie) resterai de plus en plus vénérée parmi les peuples musulmans alors que le monde se disant Chrétien aura de plus en plus honte de moi. Ils n’auront plus voulu d’une religion toute de douceur et de miséricorde, alors ils s’en feront imposer une de discipline militaire."

Les années suivant 1960 seraient l’époque d’une catastrophe spirituelle irréversible dont l’Europe ne se remettrait jamais. À partir de cette date (1960) les sacrements cessent petit à petit d’être opérants, les messes ne sont plus ce qu’elles étaient, et les canonisations encensent des crapules. En conséquence de quoi à partir de cette date absolument tous les chefs politiques et religieux des pays anciennement chrétiens sont du côté des forces du mal et du mensonge (y compris de Gaulle, JFK, MLK, M. Teresa) et plusieurs grandes nations seront dissoutes voire exterminées.

Le 9 mai 2022 à 16:09 par KayaB8
#2956444

Pourquoi chercher des raisons historiques au conflit Ukrainien ? Comme si il y avait une idéologie derrière leur positionnement. Ils subissent, de A à Z.

L’idéologie est apparue après les faits, elle n’est pas à l’origine des faits. Qu’ils se réclament européens, antirusses, anti ou philosémites , quelque part tout sonne faux... ils ne sont rien de cela. Ni historiquement, ni dans les faits...seules les circonstances gouvernent.

D’ailleurs je ne crois pas que la Russie fut très bien inspirée de mettre ces sujets sur la table. Il n’y a pas d’opposition idéologique ou historique entre l’Ukraine et qui que ce soit, ni hier, ni aujourd’hui, il n’y a que des circonstances.

Il y a des pays qui sont malheureusement guidés par les circonstances plus que par leur volonté propre.

Le 9 mai 2022 à 20:55 par Surnom
#2956555

Des nazis qui se baladent armes la main, ça n a rien de circonstanciel mais bel et bien historique...

Le 9 mai 2022 à 16:25 par Captain Chiant
#2956447

Article tout bonnement passionnant à lire, comme tout les articles de Mr Hindi. Merci, assurément à conserver.

Le 9 mai 2022 à 16:56 par le juif est un loup pour le juif
#2956455

Oui le judaïsme est un projet politique, raciste, dominateur et sûr de lui-même, exactement comme le nazisme de Hitler !

- Mais non une religion : car logiquement les principes chrétiens "Aime ton prochain comme toi-même" ou "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse" ne s’appliquent évidemment pas, donc ils peuvent se haïr et se trahir volontiers - comme leur indique leur caractère tribal.

Ce qui fait du christianisme, d’autant plus orthodoxe comme en Russie, une proposition de civilisation supérieure au judaïsme et à ses dérivés.

Et pour assurer Sa victoire, il faudrait incarner Ses principes en passant davantage de temps à aimer (au sens large) qu’à gagner de l’argent et stratifier son esprit en calculs de toutes sortes...

Le 9 mai 2022 à 17:10 par hypothèse
#2956463

Photo d’en-tête : un air de Kad Merad dans le film "Superstar" (2012) où le type à son grand désarroi devient célèbre du jour au lendemain sans comprendre ce qui lui arrive... Bon, à la fin il trouve l’amour (avec Cécile de France).

Est-ce que l’article avec cette image, insinue que ce Zelensky pourrait être un de ces agents dont on se débarrasse vite une fois qu’ils ont servi ?... et faire porter le crime sur Poutine ?... ça serait comme une "deuxième shoah", utile à motiver les oligarques européistes au cas où...

Le 9 mai 2022 à 21:26 par Marie Claude
#2956562

Zelenski a été bien formaté et c’est un acteur. Il agit comme une marionnette manipulée par ceux qui l’ont mis au pouvoir et en plus avec beaucoup de "zèle"...

Le 9 mai 2022 à 22:24 par the gate of bills
#2956590

Comme d’hab Mr Hindi et ER font le taff. Aux etats-unis il y a le fameux tabou du "N word", qui sur le plan politique peut etre insigniffiant. En France par contre il y a un tabou beaucoup plus important sur le plan politique qui devrait etre pourtant la clée du changement : le "J word"(la question juive en francais). Aujourd’hui en France tout le monde(sisi, meme a droite de la droite devenu zemmourolatre) a peur de prononcer le mot juif. En effet il est plus facile de parler de noirs, d’arabes, d’islam ou d’immigration par lacheté et feminisation. Mais lorsqu’il faut parler de chose serieuse ou etre serieux, le francais(du moins, ce qu’il en reste) disparait. En resumé, un francais serieux ou un vrai francais se doit d’etre judeo-critique comme Celine, Soral, Dieudo et ER. Autrement c’est soit une tapin(99% des youtubeurs), soit un couillon meritant sa triple ou quadruple dose pfizer, soit les deux.

Le 9 mai 2022 à 22:33 par chambre d’écho
#2956594

Cossette a une théorie : la fuite de la Cour Suprême sur l’avortement aux USA - et l’hystérisation logique du débat derrière - serait une manœuvre de diversion pour que les médias et l’opinion publique du "monde libre" ne fassent pas attention aux dernières révélations sur le trucage des élections US 2020. Parfois Cossette radote un peu - ses "révélations" sentent le pétard mouillé - mais si au lieu des élections US on prend le dossier du positionnement russe sur le judéo-nazisme, affaire d’une autre envergure tout de même, alors ça se tient - en ce moment les américains (en tout cas leurs médias et leurs réseaux sociaux) s’agitent plutôt autour de "mon corps mon choix" (truc tellement ridicule après la soumission covidienne).

Le 10 mai 2022 à 05:46 par Mike
#2956644

Se méfier des raccourcis attaliens sur les liens entre le protestantisme et le judaïsme. On met sous le nom protestantisme un nombre important d’églises non catholiques qui ne se ressemblent pas entre elles.

L’évangélisme US issu des puritains a un cousinage avec le rabbinat. Lui associer Luther qui dénonçait la pensée magique des Juifs et la tendance de Rome à judaïser n’est pas cohérent. Et les cardinaux de la Curie de Trente prétendaient être d’authentiques Lévites. (Le Temple n’est pas le rabbinat. Le Jésus des Evangiles n’a jamais attaqué le Temple, bien au contraire.)

On ne fera pas l’économie d’une étude approfondie des courants protestants. Je n’ai pas trouvé de somme valable à ce sujet. Tout le monde reste dans l’à-peu-près.

Le 12 mai 2022 à 14:31 par ProtégeonslaPalestine
#2957805

Je souscris entièrement à l’idée dommageable que l’on fait souvent un mauvais procès à Luther. Cet homme incarnait le retour aux sources du catholicisme authentique et fut accusé de complotisme avant l’heure. Il me semble que l’histoire reproche à Luther les tartufferies imputables au satané Calvin. Le moment est venu de réhabiliter Luther.

Le 12 mai 2022 à 17:25 par Youssef Hindi
#2957904

Je vous renvoie à mon cours sur le protestantisme disponible sur E&R. Vous apprendrez des choses surprenantes sur Luther. Youssef Hindi

Le 15 mai 2022 à 19:33 par Abdel
#2959458

Cela a déjà été travaillé, discuté, observé,... sur E&R.

Attali n’a fait que confirmer, avec satisfaction, ce que l’on savait. C’est la réaction du nord à la Renaissance - le sud, le monde latin - qui symbolise le début du protestantisme. Luther a été le plus frontal, le plus grossier.

Le 17 mai 2022 à 10:52 par Theo
#2960518

Youssef, Merci pour votre article. Vous prenez des risques, non ? Vous êtes d’origine musulmane ? Un chrétien pourrait-il se permettre d’écrire certains passages de ce texte, surtout concernant la dernière guerre ? Pour ce qui est de Luther, il avait certainement des torts mais ses adversaires n’étaient pas non plus très pacifiques et encore moins des Saints. Il faut se replonger dans le contexte. Beaucoup d’abus de la part des catholiques (tribunal de l’Inquisition, commerce des Indulgences, Papes aux conduites douteuses. Une amie de classe, catholique très pratiquante, avait accepté très naïvement, dans un cours d’histoire, de nous présenter un exposé sur l’histoire des Papes du Moyen- Âge, je crois, à la demande du prof. Durant tout l’exposé, nous étions croulés de rire et elle était très embarrassée. C’étaient des successions d’assassinats et autres joyeusetés au sein de l’Église. Je vais essayer de trouver votre article sur Luther qui a tout de même traduit la Bible en allemand, avec des collaborateurs. Travail de Titan. En quoi consistait l’inegalitarisme des judeo-protestants ? A quelle époque en particulier et dans quels pays ? Je juge les gens sur leurs actes et non sur leurs paroles. J’ai eu des contacts dans mon enfance et dans ma jeunesse avec des Luthériens et en ai gardé d’excellents souvenirs : la prière et les cantiques avant les repas, au coucher, la participation aux cultes, les discussions très constructives et l’ouverture d’esprit. J’ai fait des colonies et des camps encadrés par des pasteurs. Souvenirs éblouis. J’ai aussi eu la plus grande trouille de ma vie sur le Pont du Gard qu’il a fallu traverser deux fois parce que la sortie était barrée. Donc demi-tour sur le Pont. J’y ai été initié à l’écologie, au respect de la nature (interdiction de laisser traîner des restes des repas sur les aires de repos, de jeter des papiers par la fenêtre du car etc.). Tout cela est resté gravé dans ma mémoire.

Le 17 mai 2022 à 13:16 par Cocorico
#2960616

A Youssef, Je crois avoir lu dans votre article à l’époque que Luther s’était suicidé. Tout le monde peut perdre la tête, surtout avec une vie aussi mouvementée que la sienne. Il aurait dit qu’il s’était trompé. En quoi ? Nul n’est parfait et il n’avait pas choisi la facilité.

Le 10 mai 2022 à 07:06 par Zingue
#2956671

Ce n’est pas "comme d’hab", Hindi c’est toujours plus.

C’est l’Histoire vue sans d’autre a priori que les faits, tout en essayant de déceler ce ver dans le fruit de notre civilisation et son enracinement profond. Sans eschatologie, point d’explications de l’histoire. Ce peuple, qui par malheur nous habite depuis trop longtemps, nous mène a notre décadence et disparition. Soyons clairs : Ils savent que notre fin est proche, ils préparent notre sacrifice rituel avec leurs injections et leur idéologie. Nous devons nous préparer pour être a la hauteur .

Le 10 mai 2022 à 10:52 par L’Incorruptible
#2956787

Merci Monsieur Hindi pour cet article particulièrement fouillé et éclairant sur un phénomène que le commun des mortels aura une certaine difficulté à accepter et appréhender.

Le 10 mai 2022 à 16:59 par Marlboro
#2956981

Quel super article de Youssef ! Bref, je resterai sur une de ses conclusions, avec le fait d’un type de syndrome de stockolm à savoir ceux qui veulent être avec les forts de "tibo" et renoncent à leur propre soi, sans parler démographie avec l’as de pic et les générations 11 septembre qui n’ont vu que des mauvaises flèches et donc deviennent islamophobe et pro-citron par biais. Il est sur pour finir que les vidéos nazis découlent de golda meir, et le "neptunien" est compris....au delà de la forêt de saint germain en france et des jeunes filles au pair trainassantes avec leurs gueules de gris-grises aliens sénégalaises, tout ça entre guillemets, bien sûr, on parle des sionistes en TOUTE TOUTE PETITE ufologie, malgré la seriosite avec Dimona qui ne s’en peut avoir H1-1 donc le clou neutron non plus. Over. Force et honneur, et prérogatives !

Le 11 mai 2022 à 20:26 par JL29
#2957497

Si vous pouviez être plus clair, je pense que personne ne s’en plaindrait.

Le 11 mai 2022 à 14:00 par Oblivion
#2957344

Peut-on me confirmer ou non l’origine du mot "nazi", de "NAtional socialist" et de "ZIonist", issu de la fusion des 2 partis en 1923 pour relancer le parti d’Hitler ?

Le 11 mai 2022 à 19:04 par nico
#2957467

« le niveau le plus bas de racisme est d’accuser les juifs eux-mêmes d’antisémitisme ».

Mais quelle bande d’escrocs ! Ce sont les premiers à traiter un juif d’antisémite dès lors qu’il n’adhère pas a leur ligne sioniste ultra brutale et injuste.

Le 11 mai 2022 à 21:29 par Centurion
#2957521

Merci encore une fois à Monsieur Hindi pour la qualité coutumière de son travail. Merci à E&R pour la mise à disposition.

Pour avoir un certain âge et parcouru pas mal d’ouvrages, on peut se dire que ce n’est pas par hasard que la génération actuelle dont le lavage de cerveau a été programmé, ignore l’ensemble de ces faits historiques qui conditionne pourtant notre quotidien. Le système a préféré leur faire croire que tout le monde est beau et surtout gentil. Pour les plus lucides, le réveil est cruel, et il découvre l’horreur de la réalité.

Le 12 mai 2022 à 13:53 par M. Hamsun
#2957776

Quand tu es vraiment ukrainien, tu ne portes pas, tu n’as pas besoin de porter un tshirt imprimé "je suis ukrainien". Imposteur de Zelensky

Le 12 mai 2022 à 19:01 par Nadia
#2957949

Il est bien plus ukrainien que les ukrainiens. Un peu comme Zemmour incarne la France éternelle... Vous n’êtes pas d accord ? Vous êtes antimite, c’est ça ?

Le 17 mai 2022 à 15:00 par PL
#2960666

En 1933, il y avait deux positions juives, les Juifs internationaux qui lançaient un boycott total contre l’Allemagne, et les Juifs sionnistes qui obtenaient d’Hitler l’accord de transfert volontaire des Allemands juifs vers la Palestine.

Je pense qu’il y avait une réelle affinité entre ce qu’était vraiment la doctrine politique du nazisme (qui devrait ^tre traduit par " Socialisme national allemand") et le sionnisme qui était aussi un mouvement national et social, avec aussi une fraternité ethnique, un kulturkampf c’est-à-dire une volonté de restauration de traditions folkloriques, linguistiques, culturelle. Les mouvements de jeunesse sionnistes et les kibboutzim ressemblent à ce qui se faisait en Allemagne à partir de 1933.

Il ne faut pas prendre le nazisme au sens complètement péjoratif qui lui a été donné par la propagande des ennemis de l’Allemagne, en outrant tout ce qui était dit, et lui donner le sens de brutes qui torturent et qui sont sans foi ni lois, notamment qui violent les lois de la guerre. Les Allemands laissent la Croix Rouge Internationale faire ses inspections dans les camps de concentration (contrairement aux Soviétiques), et ils respectaient le statut de prisonniers de guerre (contrairement aux Américains qui le refusaient aux soldats allemands).

Par exemple dans Mein Kampf, " Deutsh Volk " est systématiquement traduit par "race allemande" ce qui a permis de dire qu’il s’agit d’un manifeste suprémacistee raciste, alors que le sens en français est "peuple allemand".

Sur la participation de l’UGIF (des Français juifs) au transfers des Juifs déclarés apatrides, c’est-à-dire ressortissants des pays allemands, vers des camps de travail our participer à l’effort de guerre, pendant que tous les autres allemands étaient mobilisés sur le front de l’Est, elle se comprend. La distinction entre les Iraëlites et les Juifs apatrides était une question de nationalité, et pendant une guerre il est considéré comme normal qu’un nation mobilise ses resortissants, et pour ceux-ci d’être mobilisés. La condition d’un Allemand dans un camp de travail n’étant a priori par pire que comme soldat sur le front.

Le 21 mai 2022 à 18:04 par Druide
#2962832

Parlant de l’extrême-droite juive et de son esthétisation fasciste de la violence, il existe en Israël un groupe politique raciste ultra-violent nommé "Chan", théoriquement interdit dans l’arène politique mais quand même très présent, qui vient de la frange kahaniste, la même qui a engendré la Jewish Defense League (LDJ en France), une organisation plus radicale encore que le Bétar (groupe dont Frédéric Encel fut autrefois leader, fondé par Vladimir Jabotinski, admirateur des fascistes et probablement plus radicalement anti-judéo-bolchévique que les pires nazis).

La Jewish Defense League, vecteur du kahanisme, sera très bientôt rayée de la liste des groupes terroristes interdits aux États-Unis. L’État américain se trouvera ainsi à donner libre cours et à cautionner les actes et les opérations de vengeance menées à l’avenir par ce groupe violent contre les individus jugés "ennemis du peuple juif". On peut légitimement s’inquiéter du fait que nombre d’étudiants "woke" catalogués par Canary Mission comme antisémites pour leur activisme antisioniste ne seront plus seulement harcelés et chassés de leur université par Canary Mission, ils seront traqués et violentés, dans les manifestations, dans la rue, dans leur propre résidence...

Le 17 juin 2022 à 03:18 par Jerem21
#2976726

En même temps il faut aussi savoir ce qu’on veut dans la vie... Vous voulez pas du judaïsme politique d’accord, mais vous faites comprendre que vous ne voulez pas non plus de son contraire, alors vous voulez quoi à la fin comme Civilisation ?... Et puis franchement, si un Hitler ou un Goebbels revenaient de nos jours, je les vois mal se ranger du côté de ce Zelensky en Ukraine, de l’UE, du forum de Davos, ou encore dans le camp libéral-atlantiste en général...

D’ailleurs, même Hitler a clairement dit une fois dans un de ses discours "La tâche principale du programme National-socialiste est d’abolir le concept libéraliste de la personne et le concept marxiste de l’humanité, et de la remplacer par une communauté enraciné unie par des liens de sang commun". On peut pas faire + anti-mondialiste...