Parfois, au moment où un tueur professionnel doit abattre sa cible, quand il a un peu de morale, ou quelque scrupule, il explique que « c’est pas personnel ». C’est professionnel, ça n’a rien à voir avec une quelconque inimitié, ou même vengeance. En général, cela ne concerne que des « soldats » entre eux.
Eh bien nous, avec Panayotis Pascot, c’est pareil : rien de personnel dans ce qui va suivre. C’est une exécution systémique qui ne doit pas être prise pour un règlement de comptes. D’ailleurs, cette critique peut se décliner sur la plupart des autres faux humoristes qui saturent aujourd’hui l’espace médiatique, alors que les vrais sont en difficulté, forcés à une migration intérieure sur des médias moins exposés ou dans de sombres abribus, balayés par tous les vents glacés.
Comme nous ne critiquons pas sans avoir vu, nous nous sommes tapé des extraits et des interviews du bonhomme, jusqu’à ce que des invariants surgissent. Et là, l’invariant, c’est le néant. Ce n’est pas qu’il n’y a pas d’invariant, non, c’est que l’invariant, c’est le vide. Le Système, qui cornerise les vrais drôles, se retrouve logiquement à valoriser non seulement de faux drôles, comme Marie de Brauer, mais aussi des non-drôles.
En cela, la mise en avant d’un Pascot est éclairante sur le fonctionnement du Système. Les deux médias qui ont participé à cette éclosion sont France Culture et France 5, deux unités du SPA complètement à la ramasse : occupées par des propagandistes communautaires, inféodées à la pensée dominante woke, elles offrent des postes à vie à des employés du régime totalitaire français (de gauche libérale). C’est un monopole qui finit, par consanguinité idéologique, par produire des émissions monstres.
C’est tout naturellement que des poissons sans goût ni éclat comme Pascot peuvent passer à travers les mailles du filet, et atterrir sur les étals du grand public, le fameux marché. On commence par France Cul :
Comme il le dit lui-même dans son spectacle, il faudrait arrêter de dire que la vie est « ouf ». Pour lui, « la vie, c’est 12/20 : peut mieux faire ». Enfant, il pensait qu’être adulte signifiait faire ce qu’on voulait, aller au Center Parcs toute la journée, par exemple. Finalement, être adulte, c’est se rendre compte qu’il y a des « champignons dans le pédiluve du Center Parcs », c’est « racheter des patates parce qu’il reste du fromage de la raclette d’hier », c’est faire des listes de courses, et ne plus avoir des « soucis » mais des « problèmes ».
Le blanc qui est au-dessus correspond à la médiocrité du SPA qui n’est jamais parvenu, malgré son personnel pléthorique et surpayé, à résoudre ce bug d’intégration. On le laisse pour bien montrer que le SPA débloque dans la forme, et dans le fond. La citation de Tatayopis qui nous a sidérés est la suivante :
« Tous les enfants mettent des miettes partout, même quand ils mangent des choses qui font pas de miettes, ça me rendait fou. »
Le premier qui rit gagne un voyage pour deux personnes à Tel-Aviv pendant la gay-pride. Il explique dans cette interview qu’il n’aimait pas les autres enfants mais qu’il a eu une enfance heureuse. Un conseil à tous les futurs humoristes : aimez-vous les uns les autres dès tout petits, et essayez d’avoir une enfance malheureuse, sinon vous finirez comme Panacotis.
Ensuite, le génie, qui a travaillé accessoirement chez Yann Barthès (chaud pour le tobozo) est reçu comme un prince de la vanne chez la gourdissime Lemoine, qui rit même avant que Payetacotise n’ouvre la bouche. C’est normal, c’est écrit « introspection désopilante ». Comme Anne-Élisabeth fait dans l’amateurisme, elle fait elle-même les rires enregistrés, toujours à contre-temps. Le spectacle est total.
Voyez, c’était pas personnel. La pointe de ce passage télé, c’est quand l’humoriste HPI qui n’aime pas les autres prouve son antifascisme.
« Le capital génétique, on fait avec. Moi j’ai malheureusement découvert qu’il y avait quelqu’un qui était ministre sous Vichy dans ma famille, donc je vis avec, et j’ai la même tête que lui, il était ministre des Sports. »
Finalement, tout est cohérent.


et
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