Ils sont 80 pour la loi scélérate, 241 800 contre. Le rapport des forces est assez facile à trouver : il tourne autour de 3 000, ce samedi 4 avril 2026.
Les premiers sont les sionistes en France qui poussent à la répression de la liberté d’expression, sous prétexte de la défense d’Israël ; les seconds ne veulent pas qu’on leur impose un diktat communautaire, qui permet de couvrir des massacres de civils.
Ce n’est pas du droit à l’antisémitisme ou à l’antisionisme, simplement du droit à la parole, en France, chez nous, sur notre terre. Pas question de se faire coloniser comme Gaza ou la Cisjordanie, ou alors il faudra nous bombarder, et pas seulement avec des oukases.
Voici les signataires de la loi Yadan :
Parmis eux on retrouve notamment Hassen Chalghoumi, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Barbara Butch, Arthur Essebag, Michel Boujenah, Shannon Seban.
Sacré casting pic.twitter.com/4uV5LUAKd2— Christophe Frot (@FrotChristophe) April 3, 2026
Dans les signataires pour la loi Yadan, on remarque qu’il y a les fonctions, ça montre l’importance de ces gens. On a même vu un « designer », ce qui est assez noble, ça change des employés et des chômeurs français qui ne veulent pas que la liberté d’expression soit captée par les sionistes.
On va aborder un cas concret du 2P2M. Le jeune homme politique qui s’est présenté à Menton a prononcé auparavant des mots abjects. Imaginez qu’il ait dit la même chose de l’autre côté, cela donnerait :
« Qu’ils crèvent. Le Hamas fait le travail de l’humanité ici. Qu’ils crèvent tous ces juifs. »
« Qu'ils crèvent. Israël fait le travail de l'humanité ici. Qu'ils crèvent tous ces palestiniens. »
Louis Sarkozy n'a jamais été convoqué par la police pour apologie d'un crime contre l'humanité.
[Via @JRenardiere] pic.twitter.com/VyvXfsjev4
— Ingénieur social-Libre de penser et d'agir (@PatrickGuicha20) April 3, 2026
Passons au texte des opposants à la loi Yadan. Malheureusement, et c’est le drame des gauchistes qui perdent ainsi de la crédibilité, il est en écriture inclusive, c’est-à-dire qui inclut les fautes d’orthographe.
Non à la loi Yadan
Ce projet de loi, porté par Caroline Yadan, prétend lutter contre de nouvelles formes d’antisémitisme.
Cependant, lorsque l’on lit l’exposé des motifs, on remarque un amalgame entre l’antisémitisme et la critique d’Israël (antisionisme). On peut lire par exemple : « Cette haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des Juifs. L’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble. »
Cet amalgame opéré par Caroline Yadan n’est pas innocent. En effet, en 2025, un tribunal correctionnel a relaxé une personne accusée d’antisémitisme pour avoir soutenu la cause palestinienne. Ce même tribunal a énoncé : « La référence à Israël ou au sionisme, défini comme un mouvement politique et religieux visant à l’établissement puis à la consolidation d’un État juif en Palestine, ne peut, à elle seule, être interprétée comme visant la communauté juive dans son ensemble. »
On peut donc craindre que ce projet de loi ne cherche à contrer ces relaxes et à obliger les juges à opérer cet amalgame entre antisémitisme et antisionisme afin de faire taire toute critique contre Israël.
Cet amalgame est scandaleux pour trois raisons :
Il représente un réel danger pour la liberté d’expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne. Si ce projet de loi devait être voté, des slogans pacifistes comme « l’égalité et la liberté pour tous de la mer au Jourdain » pourraient faire l’objet de condamnations judiciaires. Le travail des journalistes et des chercheur.e.s pourrait également s’en retrouver censuré.
Il appuie indirectement la colonisation de la Palestine par Israël, illégale au regard du droit international.
Il dessert la lutte contre l’antisémitisme en assimilant les Juives et les Juifs à la politique de Benjamin Netanyahou alors que nombre d’entre elleux critiquent ouvertement (et à juste titre) cette politique mortifère.
Oui, il faut lutter contre l’antisémitisme de toutes nos forces, comme contre toutes les autres discriminations. Mais pas en muselant la liberté d’expression ni en assimilant la communauté juive à la politique de Benjamin Netanyahou.
Oui, Israël est un État qui a orchestré des expulsions (comme durant la Nakba de 1947-1948), expulsions encore perpétrées en 2025 en Cisjordanie contre des camps de réfugié.e.s.
Oui, la résistance palestinienne contre l’occupant israélien par tous les moyens nécessaires est un droit garanti par la résolution des Nations Unies 2621 XXV du 12 décembre 1970.
Député.e.s, je vous appelle à voter contre ce projet de loi liberticide appuyant une politique colonialiste et génocidaire contre les Palestinien.ne.s.
Voilà, vous avez toutes les cartes en main, vous pouvez faire vos jeux. N’oubliez pas qu’en démocratie, quand 80 personnes votent pour et 241 800 contre, c’est le camp du contre qui gagne. Mais il y a ce qu’on appelle la corruption de la démocratie, qui permet de tordre la volonté d’un peuple, d’inverser le rapport de force. C’est l’histoire de la trahison nationale sarkozienne du 29 mai 2005 par le traité de Lisbonne.
La loi Yadan, pourtant ultracommunautaire et calquée sur la politique meurtrière de l’État d’Israël, va mettre le feu aux communautés et à l’antisémitisme. Et si c’était ce qu’ils cherchaient ? Sont-ils aussi cons de provoquer ce qu’ils redoutent ?
La gauche (extrême) contre les sionistes


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