Certes, grâce à l’éblouissante Caroline (Yadan), ce visage de l’amour sans ride ni usure, l’antisionisme sera bientôt puni de mort médiatique, politique et économique. Mais ce n’est pas le plus important, ce n’est qu’un moment de l’histoire, pour reprendre l’expression préférée de Léa Glux.
L’important est que l’antisionisme constitue un formidable tremplin politique vers le pouvoir. Pour l’instant, l’antisionisme (on dira l’AS) a pris le pouvoir sur les réseaux, il n’y a qu’à voir le ratio AS/sionistes : on est dans du 99/1. C’est d’ailleurs, étonnamment mais logiquement, le ratio de la population juive en France sur la population totale. Il y a environ 99 Français pour 1 juif (français, mais ça se discute, puisque la double nationalité pose problème, surtout pendant une guerre sanglante au Proche-Orient). Tsahal, c’est Daech pour les binationaux.
L’AS n’a pas encore pris le pouvoir politique, pourtant, il semble bien majoritaire dans l’opinion : si l’on additionne les deux partis populistes, qui ne sont extrêmes que par leur position par rapport au centre, qui serait lui républicain et pas les autres, on obtient une majorité de Français opposés au sionisme. Personne ne nous fera croire que le changement de mentalité à la tête du RN a changé la base, qui reste, elle, bien franco-française. On se comprend. Les états-majors c’est une chose, le peuple, c’en est une autre.
La condamnation prochaine de tout propos antisioniste est tout simplement le signe d’une victoire des AS, et conjointement d’une fébrilité du pouvoir profond. Il faut analyser les choses comme ça, pas en chialant sa race tout le temps. Maintenant, revenons en arrière sur la disparition des partis prosionistes de l’alternance, que ce soit la droite molle ou la gauche molle, la droite et la gauche dures étant entendues comme antisionistes.
La gauche socialiste a été délestée en vingt ans de son antisionisme, qui, lui, est devenu le fonds électoral de LFI. La séparation a eu lieu en 2008 quand Mélenchon a quitté le PS, qui, lui, a fini en capilotade en moins de dix ans, avec le score de Benoît Hamon aux présidentielles : 4,8 % des inscrits, et 6,3 des exprimés.
Cinq ans plus tard, c’est pire : le PS est devenu une succursale du CRIF et Hidalgo, auteur d’une campagne catastrophique, culmine à 1,75 %, un score de disparition du parti à l’échelle nationale. Localement, bien sûr, il tient ses villes et régions grâce aux désistements et aux accords de base à gauche et au centre. Pendant ce temps, le nouveau parti de Mélenchon (Dolez n’est plus dans le coup) grimpe inexorablement : 19,58 % (des exprimés) et 21,95 % en 2022 !
Faut-il comprendre que l’option antisioniste dans le programme, les paroles et les actes, est électoralement payante ? Il semble que oui. Inversement, l’option foncièrement sioniste du PS depuis la fin des années 1990, surtout depuis l’éviction de Chevènement du gouvernement Jospin – sous la pression amicale du sioniste pédophile Cohn-Bendit – sera le baiser de la mort. Toute la vieille garde socialiste anti-impérialiste sera mise à la retraite plus ou moins anticipée, on pense par exemple à Marie-Noëlle Lienemann.
Cette authentique socialiste est la première à avoir émis des doutes sur les qualités du jeune Macron. Elle avait expliqué dès 2014 que le rapprochement entre un banquier issu de Rothschild et la république n’était pas très recommandé…
Sujet sur Emmanuel Macron dans Le Supplément de Canal+ le 2 février 2014
La voix off : « On dit même que cet homme dirige la France… Il demande alors conseil auprès d’un de ses parrains, le très influent Alain Minc. […] Un pied dans le monde de la finance, un pied dans celui de la politique. 2008, le jeune ambitieux se lie à François Hollande, la rencontre a lieu en plein cœur de la très chic banlieue parisienne, Neuilly-sur-Seine, chez Jacques Attali. […] En coulisses, le banquier d’affaires de la banque Rothschild prépare déjà des fiches au candidat François Hollande. Il participera même à l’élaboration de son programme. »
La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann : « Pour ma part c’est une grave erreur que de privilégier ce type de collaborateur… Ils font tous leur passage par la banque Rothschild, après ils viennent dans la haute administration puis ils repartent dans le secteur privé, et ces gens-là ils n’aiment pas… la tradition, euh, française, ils n’aiment pas l‘État ! C’est le paradoxe, c’est qu’ils sont purement dans la culture libérale. »
Le journaliste Julien Beau en plateau : « Ce qui peut être gênant c’est que la banque Rothschild symbolise la finance qui était pendant la campagne, on se souvient, l’ennemie de François Hollande, je crois que c’est ça qu’une partie du PS critique. »
Depuis, Marie-No a disparu des radars, et quittera définitivement en 2018 un PS qu’elle ne trouvait plus assez à gauche. À l’époque, on disait de Lienemann qu’elle incarnait l’aile gauche du PS, un résiduel du mitterrandisme social, et Macron l’aile droite.
Aujourd’hui, le PS est un parti croupion, qui ne pèse même pas le poids des radicaux de la IVe République. Mais il est capable, par la voix de son secrétaire général, Olivier Faure, de demander – à qui ? – un cordon sanitaire autour de LFI avant les municipales ! Mieux, avec un certain humour et un retournement de l’histoire, au tour de Bardella de demander la même chose : patron, une bière... Deux !
« Quand Bardella appelle à former un cordon sanitaire autour de LFI, c’est une forme de faiblesse intellectuelle. Penser que si le cordon sanitaire se déporte sur LFI et permettrait au RN d’être accepté comme bon républicain est un piège de débutant car la machine à diaboliser se… pic.twitter.com/sEJzfsqYvM
— Le Figaro TV (@LeFigaroTV) February 26, 2026
Le RN est monté dans l’opinion grâce à son volet social et national, ce qui est en quelque sorte l’antithèse du sionisme. Depuis, il a mis de l’eau libérale dans son vin social, mais l’électorat s’en fout : lui, ce qu’il veut, c’est retrouver la France qu’on lui a volée.
Du côté de LFI, le choix de l’AS a eu des résultats foudroyants, et démographiquement parlant, vu le remplissage migratoire de la France, l’héritier de Mélenchon risque fort de se retrouver un jour sur le trône. Les interdits du CRIF ne tiendront pas longtemps, comme les digues devant la montée des eaux.
Léa, encore elle, à 4’12 : « Avec ces inondations ces dernières semaines, on s’est rendu compte que beaucoup de digues avaient cédé. Trop fragiles, elles n’ont pas tenu face à la pression de l’eau. mais qui paye pour entretenir ces digues ? Eh bien avant c’était l’État, qui a transféré le coût de l’entretien aux communautés de communes, et les élus en colère font leurs comptes et réalisent que ça coûte des sommes astronomiques… »
Il semble que l’affaiblissement de l’État dans un sens antisocial et antinational voulu par les forces occultes se retourne contre les apprentis sorciers.


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